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Roubachoff

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Derniers commentaires



  • Roubachoff 24 avril 2013 01:10

    @L’auteur

    Non, c’est bien plus drôle si nous ne jouons pas du même instrument.



  • Roubachoff 23 avril 2013 21:09

    @L’auteur

    Bougez pas, je vais commander les violons pour saluer dignement votre « désespoir de crises ». Parce que, bien entendu, c’est une exclusivité du NPA...



  • Roubachoff 23 avril 2013 20:14

    @L’auteur

    Pensez-vous avoir une chance d’être nommé cardinal par le pape Machin 1er ? C’est à peu près la probalité pour que Hollande appelle Mélenchon au poste de Premier ministre. (Et encore, si je devais parier, je vous verrais plus facilement partir pour le Vatican...) Du coup, Mélenchon peut évoquer en toute quiétude cette hypothèse, et rappeler en passant qu’il n’est pas un éternel « pot de fleur décoratif » de la politique, comme Arlette Laguiller en son temps, par exemple. Bref, votre article tire des conclusions hypertrophiées de ce qu’on pourrait appeler une "boutade de comptoir.

    Dernière minute : Si Hollande me propose le poste, je suis prêt à y aller aussi.



  • Roubachoff 22 avril 2013 05:41

    Bonsoir Fergus,

    Bon, nous avons assez de points communs, je crois (et de respect réciproque) pour ne pas discuter pendant mille ans sur « salopard » ou pas « salopard ». Quoi qu’il en soit, ça ne changera pas la face du monde. En revanche, j’ai vu ce soir sur BFM un débat qui correspond tout à fait à la description de mon dernier post. Un invité qui est pour, un qui n’est pas contre, un troisième qui soutient les deux précédents et Nicolas Doze en Monsieur Loyal. Un des « experts », je ne sais plus lequel, a décidé qu’il fallait ajouter la dette privée à la dette publique. Nous voilà donc endettés à 270% ! Sans s’arrêter sur l’absurdité de ce ratio PIB/Dette (comparé les revenus annuels d’un emprunteur à sa dette globale n’a aucun sens, sauf quand son banquier veut l’enfoncer), ce brave homme le multiplie par trois histoire qu’on ne vienne plus lui casser les pieds avec les grossières erreurs de calcul des papes du libéralisme. Lui emboîtant le pas, un de ses copains se lance dans un grand discours bourré de « systémiques » et de « déficits conjonturels ». Soulagement très bien imité du journaliste, qui fait mine d’avoir cru une seconde durant que son monde s’écroulait.

    J’ai changé de chaîne... Tant que ces clowns-là seront en piste, j’ai bien peur que nous soyons condamnés à crier dans le désert.

    Cordialement 



  • Roubachoff 21 avril 2013 07:39

    Bonjour Fergus,

    Mélenchon a effectivement tendance à réagir au quart de tour face à certaines formes de provocations. Sans doute parce qu’il connaît toutes les astuces des journalistes visant à faire produire à leur invité un discours formaté et qui évite surtout d’aller au fond des choses. (Calvi est l’exemple type de ces « petits marquis » médiatiques.) N’oubliez pas, cependant, que son éclat avec Cohen se situe à un moment où les Socialistes venaient de l’accuser d’antisémitisme. A mon sens, c’est plus obscène que tout ce que Mélenchon pourrait jamais dire, même s’il se laissait aller à livrer le fond de sa pensée. Cela dit, écoutez-le face à un type comme Bourdin, par exemple, et vous conviendrez peut-être - en tout cas, je l’espère - qu’il peut participer à un dialogue constructif, vif et enrichissant, quand son interlocuteur, pourtant loin d’être de son bord, n’essaie pas de le faire passer pour un épouvantail à moineaux de gauche.

    De toute façon, et c’est là notre véritable point de divergence, je ne pense pas que lisser sa communication changerait quoi que ce soit à la situation actuelle. J’ai déjà développé certains points dans mon post précédent, donc je ne reviendrai pas là-dessus. Mais prenons un autre exemple. On vient d’établir que les calculs qui étayent les politiques d’austérité sont faux. Où sont et où seront les réactions des médias objectivement complices de l’UMP et du PS ? Quelques économistes mirontons-mirontaines (comme Elie Cohen, qui vient régulièrement commenter et justifier les politiques dont il est l’un des instigateurs), complaisamment interrogés par un quelconque Pujadas, produiront un bla-bla incompréhensible pour expliquer que la rigueur budgétaire est quand même le bon chemin. Et on en restera là. Face à cette propagande écrasante, il faut de la pédagogie, certes, mais aussi des provocateurs et des imprécateurs. A la fois tribun et excellent pédagogue, Mélenchon est pour le moment ce que nous avons de mieux. Et si on le compare à un Marchais - pas un compliment, quand on songe à la médiocrité intellectuelle du personnage - il a au moins l’avantage, je crois, d’être sincère.

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