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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 18 septembre 2013 14:58

    Vous me citez, après quoi vous commentez des choses que je n’ai pas écrites et que je ne pense pas.

    Dans ce cas je vous prie de bien vouloir m’excuser. Il est vrai que je n’étais pas sûr de bien comprendre l’orientation du texte, et j’y soupçonnais le travers dénoncé par Michéa dans Le Complexe d’Orphée. Mais comme il n’en est rien, veuillez prendre ma remarque comme une réflexion d’ordre général et ne s’adressant pas spécialement à vous.



  • Rounga Roungalashinga 18 septembre 2013 09:47

    Il nous faut renoncer à cette idée simpliste selon laquelle le passé était bien construit et compréhensible


    Il faudrait aussi arrêter de s’interdire de penser que certaines choses allaient effectivement mieux avant. Non pas pour revenir en arrière, mais pour s’interroger sur les causes qui font que ces choses vont moins bien maintenant. S’interdire ce point de vue, c’est renoncer à comparer, à analyser et à mettre en perspective les différentes évolutions de la société. C’est donc abdiquer sa capacité de penser.



  • Rounga Roungalashinga 18 septembre 2013 08:02

    Oui. Dans notre monde moderne où l’individu et son intérêt personnel sont mis au centre de tout, la sécurité individuelle est un absolu au même titre que la liberté, et l’héroïsme de celui qui se sacrifie pour les autres a été démonétisé. Le fantasme moderne est la guerre sans mort, sans combat, par instruments technologiques interposés, et cet idéal masque la réalité qui est la lutte entre deux camps dont l’inégalité technologique rend la guerre encore plus atroce qu’elle ne l’était auparavant. Le soldat est, comme l’a dit Donoso Cortès, « un esclave en uniforme ».



  • Rounga Roungalashinga 17 septembre 2013 11:46

    Ce qu’on appelle les « arts martiaux » puisent leur source dans les techniques guerrières élaborées dans des temps immémoriaux, et qui ont été compilées et affinées par la suite. La fonction de guerrier a toujours revêtu une dimension spirituelle, le guerrier étant celui qui fait le sacrifice de sa propre vie et qui applique un code d’honneur censé limiter les horreurs liées à la guerre (pillages, viols, massacres de civils). Traditionnellement, le guerrier est donc l’agent de la préservation luttant contre les forces de destruction. En chinois, l’idéogramme wu, qui signifie « guerrier », est composé de l’idéogramme représentant une main, qui signifie « stopper », et de l’idéogramme représentant une hallebarde, signifiant « violence ». Le guerrier est donc celui qui stoppe la violence.
    Le guerrier a un souci d’efficacité, car l’échec, c’est la mort. C’est pourquoi l’art guerrier est le lieu du secret. On ne dévoile pas des techniques trop efficaces à des personnes qui pourraient un jour les utiliser contre soi, et on fait en sorte de cacher à l’adversaire toutes les informations dont il pourrait tirer profit. C’est pourquoi l’art de la guerre consiste, comme le dit Sun tsu, à se connaître et à connaître l’adversaire. La connaissance du guerrier doit donc être totale, à la fois tournée vers l’intérieur et tournée vers l’extérieur. Tous les éléments sont donc présents pour faire de cet art une pratique ésotérique.
    Du point de vue individuel, la maîtrise technique et les capacités physiques du guerrier ne suffisent pas. Dans un combat en face à face, l’issue se trouve en une fraction de seconde. Par conséquent le combattant doit abandonner tout ce qui empêche son esprit de s’écouler avec fluidité. L’action n’est pas intellectualisée, l’esprit reste ouvert, vide et disponible, le corps est détendu. Il n’est donc pas étonnant qu’à la fin du règne des Tokugawa, à l’époque où les samouraïs ont commencé à être « has been », ceux-ci se soient tournés vers la pratique du zen. Comme dans le zen, ce n’est pas l’individu qui agit, mais il s’unit avec l’univers pour le laisser agir à travers lui-même. C’est à ce titre qu’on peut rapprocher les arts martiaux des pratiques artistiques et religieuses : dans celles-ci le fidèle s’humilie pour se soumettre à la volonté divine, dans celles-là l’artiste se dénude pour exprimer ce qu’il a au fond de lui (ou il se laisse visiter des muses). On peut d’ailleurs faire remarquer la qualité des peintures de Myamoto Musashi, qui montrent que la compréhension profonde de l’art de la stratégie ouvre la porte à la maîtrise artistique.



  • Rounga Roungalashinga 14 septembre 2013 08:18

    Deneb,
    Il y a tout lieu de s’étonner de voir une personne telle que toi, qui se targue de combattre l’obscurantisme par la raison, avoir un comportement dogmatique. Affirmer sans preuve ni argument qu’une étude est biaisée sous prétexte qu’elle va à l’encontre de ta croyance, irrationnelle, que tout ce qui est nouveau est forcément mieux est précisément la réaction d’un bigot qui ne supporte pas de voir son credo progressiste discuté. Cela n’augmente pas le respect intellectuel que j’ai pour toi, alors que pourtant on n’était pas parti de bien haut.

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