• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 12 4527 1361
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 134 130 4
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rounga Rounga 29 septembre 2014 11:15

    « ’Proclamer comme divin tout ce qu’on trouve de grand, de juste, de noble de beau dans l’humanité, c’est affirmer implicitement que l’humanité par elle-même aurait été incapable de le produire ; ce qui revient à dire qu’abandonnée à elle-même, sa propre nature est misérable, inique, vile et laide… Du moment que Dieu, l’Être parfait et suprême se pose vis-à-vis de l’humanité, les intermédiaires divins, les élus, les inspirés de Dieu sortent de terre pour éclairer, diriger et pour gouverner en son nom l’espèce humaine… Le principe d’autorité, appliqué aux hommes qui ont dépassé l’âge de la majorité devient une monstruosité, une négation flagrante de l’humanité, une source d’esclavage et de dépravation intellectuelle et morale.. en divinisant les choses humaines, les idéalistes font toujours advenir le matérialisme brutal. »


    Ce que Bakounine expose ici, c’est le dogme de la Chute. Effectivement, suivant ce dogme, ce n’est pas l’Homme qui est créateur du Beau et du Juste, mais ce qui est beau et juste vient forcément de Dieu. La nature de l’Homme déchu étant misérable, il faut donc la remettre droit grâce à la béquille qu’on appelle « autorité ». Sur ce point, Bakounine se trouve parfaitement en accord avec Antoine Blanc de Saint-Bonnet, même si ces deux-ci ne sont pas du même côté de la barrière.
    Il ne me semble pas que Bakounine ait été fin métaphysicien, mais si l’être humain était lui-même le créateur des notions de beau et de juste, alors elles ne lui préexistaient pas. C’est donc que tout ce que l’Homme jusqu’ici a trouvé beau et juste, il l’a fait de manière totalement arbitraire, et non pas à cause d’une prédisposition quelconque. C’est, d’une part, la porte ouverte au relativisme esthétique et moral, et d’autre part la négation de l’être. Car si Bakounine allait plus loin, il ne s’arrêterait pas aux seules notions de juste et de beau, mais il irait jusqu’à la notion d’être. Mais il ne le peut pas car il n’oserait pas nier que l’Homme ne tient pas son être de lui-même. 
    L’Être est le grand ennemi des égalitaristes de tout poil, car qui dit être dit ontologie, et qui dit ontologie dit inégalité. D’où la tentative de nier l’être par les philosophies constructivistes.


  • Rounga Rounga 29 septembre 2014 10:35

    JL, le problème avec les athées, c’est que j’en voit très peu qui mettent en pratique ce que je dis plus haut. La foi chrétienne, même si elle ne pose pas le problème dans les termes du bouddhisme, amène au mépris du moi, et permet de connaître des expériences non-duales. Que certains athées qui ont une sensibilité mystique se méfient de certains dogmes, je peux concevoir que cela fasse partie de leur cheminement, mais je m’oppose à ceux qui nient aux grandes religion leur efficacité. De plus, l’athéisme ne produit par lui-même pas de mouvement collectif, car ne pas croire en Dieu n’est pas quelque chose de suffisamment fort pour que ça vaille la peine d’être partagé. Or il me semble très important que la dimension la plus profonde l’être humain fasse l’objet d’un partage, d’où la nécessité d’une Eglise, ou d’une Sangha.



  • Rounga Rounga 26 septembre 2014 21:44

    J’ecris à partir d’une tablette, ce qui rend plus difficile la mise en page.



  • Rounga Rounga 26 septembre 2014 21:24

    JL,

    Je vais essayer d’etre plus compréhensible, mais dans les limites que nous permettent internet, car normalement pour transmettre quelque chose à quelqu’un dans ce domaine la présence physique est requise. C’est que ces choses là passent par le corps.
    Disons que le problème principal dans la vie est celui de la souffrance : c’est elle qui nous limite dans les aspirations les plus hautes que nous avons. Tous les obstacles que nous rencontrons à leur achèvements ressortent de la souffrance : un alpiniste qui escalade un sommet doit vaincre le froid, la fatigue. Il en est de même pour notre vie quotidienne, où les éléments qui empêchent notre énergie de se déployer librement et nous détournent de nos objectifs (peurs, désirs) sont liés à la souffrance (peur de souffrir, ou désir servant d’échappatoire à la souffrance). Le bouddhisme prétend que si nous sommes ainsi sous le joug de la souffrance et que nous lui laissons prendre cette emprise sur notre vie, c’est que nous sommes attachés à un « moi » qui sépare le monde extérieur du monde intérieur, le sujet et l’objet. Nous tenons à notre « moi » et le prenons pour notre être réel car il nous permet d’avoir un contrôle sur les choses : en prenant de la distance par rapport au monde je peux le rationaliser et l’analyser. En revanche cet attachement nous emprisonne dans un cycle sans fin de souffrance car nos actions sont entravés par les désirs et les peurs, qui so,t des manifestations du « moi » qui cherche à se conserver. Le moyen de se libérer de la souffrance est donc de se détacher de ce « moi » en réalisant sa nature illusoire et impermanente. Ce « moi », soumis au changement perpétuel, n’est que le produit de circonstances fortuites et n’a pas d’êtrz réel. Se débarrasser de ce moi revient à annuler la distinction sujet-objet. Dans la vie normale, quand vous voyez la mer, vous entendez un commentaire intérieur qui dit « je vois la mer », ou « c’est beau », quand ce n’est pas carrément « qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ce soir ? ». Autrement dit, votre expérience n’est jamais pure, il y a toujours votre mental qui la parasite et vous empêche de vivre exactement dans le moment présent. C’est la raison pour laquelle beaucoup de gens trouvent que le temps passe vite. N’étant jamais dans le présent, mais se projetant toujours dans le futur ou pensant au passé, ils laissent le présent filer. Si nous vivons une expérience pure, où nous sommes 100% présent dans l’instant, ce problème disparaît, car alors nous nous reconnectons à la seule chose qui existe, et qui est ce mystérizux moment présent, qui ne cesse jamais d’être présent, et qui de ce fait est éternel, et qui est en fait la seule chose qui existe réellement. Il n’y a plus de mental qui vient filtrer l’expérience que nous vivons, la distinction sujet-objet est abolie, de même que toutes les autrse dualités, qui sont des productions de notre mental. Cet état est l’expérience de Dieu, ou Illumination. A ce niveau là, .a question de la preuve de l’existence de Dieu n’a même plus lieu d’être, car c’est une création du mental. 


  • Rounga Rounga 26 septembre 2014 20:50

    « Toi tu as rencontré Dieu ?

    Si oui, en le cherchant dans un endroit précis ? »

    Je vais répondre sans faux-semblant : oui. Rencontre d’abord intellectuelle, en lisant toute la Bible, pour savoir ce que ça contenait (je me déclarais agnostique à l’époque), et en me rendant compte que c’était infiniment plus profond que l’image que je m’en était faite d’après des textes tronqués ou de seconde main.
    Puis rencontre physique, avec le Saint Esprit, au moment où j’ai choisi d’intégrer l’Église et de recevoir les sacrements. Présence subtile, (pas de visions ou de voix), qui se manifeste dans les petites choses du quotidien, qui donne la force de porter certains fardeaux, qui donne conscience que la vraie vie n’est pas dans les tracas de tous les jours et qu’il n’y a pas à s’en faire pour ça, qu’il y a une présence bienveillante qui est toujours là, même dans les pires moments.
    Pour trouver ça il n’y a rien de particulier à faire, savoir voir les choses simplement, sans les enjoliver ni les noircir, rester ouvert et attentif, et oser faire certaines choses qu’on refusait de faire avant, comme aller à la messe. C’est une sorte de retour à ce qui est naturel pour nous.
    J’ai du mal à l’expliquer plus précisément car c’est une impression extrêmement diffuse et profonde, mais bien réelle.
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv



https://merdekakreasi.co.id/buku/pkvgames/https://merdekakreasi.co.id/buku/bandarqq/https://merdekakreasi.co.id/buku/dominoqq/https://merdekakreasi.co.id/tentang-kami/