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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 18 avril 2014 10:07

    Beaucoup de gens ignorent encore pourquoi Jésus a crié « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? », et glosent sur un prétendu désespoir du Christ au moment de sa mort, désespoir qui n’est pas sans satisfaire les athées trop heureux de voir le Fils de Dieu lui-même exprimer des doutes.
    Mais c’est une fausse voie, car le cri du Rédempteur est en fait le début du psaume 21 :
    Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? Le salut est loin de moi, loin des mots que je rugis.
    Mon Dieu, j’appelle tout le jour, et tu ne réponds pas ; même la nuit, je n’ai pas de repos.

    Toi, pourtant, tu es saint, toi qui habites les hymnes d’Israël !

    C’est en toi que nos pères espéraient, ils espéraient et tu les délivrais.

    Quand ils criaient vers toi, ils échappaient ; en toi ils espéraient et n’étaient pas déçus.
    Et moi, je suis un ver, pas un homme, raillé par les gens, rejeté par le peuple.
    Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :

     « Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »
    C’est toi qui m’as tiré du ventre de ma mère, qui m’a mis en sûreté entre ses bras.

     A toi je fus confié dès ma naissance ; dès le ventre de ma mère, tu es mon Dieu.

     Ne sois pas loin : l’angoisse est proche, je n’ai personne pour m’aider.

     Des fauves nombreux me cernent, des taureaux de Basan m’encerclent.

     Des lions qui déchirent et rugissent ouvrent leur gueule contre moi.

     Je suis comme l’eau qui se répand, tous mes membres se disloquent. Mon cœur est comme la cire, il fond au milieu de mes entrailles.

     Ma vigueur a séché comme l’argile, ma langue colle à mon palais. Tu me mènes à la poussière de la mort. 

     Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure. Ils me percent les mains et les pieds ;

     je peux compter tous mes os. Ces gens me voient, ils me regardent. 

     Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.

     Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide !

     Préserve ma vie de l’épée, arrache-moi aux griffes du chien ;

     sauve-moi de la gueule du lion et de la corne des buffles. Tu m’as répondu ! 

     Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée.

     Vous qui le craignez, louez le Seigneur, glorifiez-le, vous tous, descendants de Jacob, vous tous, redoutez-le, descendants d’Israël.

     Car il n’a pas rejeté, il n’a pas réprouvé le malheureux dans sa misère ; il ne s’est pas voilé la face devant lui, mais il entend sa plainte.

     Tu seras ma louange dans la grande assemblée ; devant ceux qui te craignent, je tiendrai mes promesses.

     Les pauvres mangeront : ils seront rassasiés ; ils loueront le Seigneur, ceux qui le cherchent : « A vous, toujours, la vie et la joie ! »

    La terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui :

    « Oui, au Seigneur la royauté, le pouvoir sur les nations ! »

    Tous ceux qui festoyaient s’inclinent ; promis à la mort, ils plient en sa présence.

    Et moi, je vis pour lui : ma descendance le servira ; on annoncera le Seigneur aux générations à venir.

    On proclamera sa justice au peuple qui va naître : Voilà son œuvre !

    Cela jette un tout autre éclairage sur cette exclamation d’agonie.



  • Rounga Roungalashinga 17 avril 2014 15:57

    Dans une mosquée non, mais j’ai déjà fait zazen dans des temples japonais. Même remarque : on a l’impression de faire quelque chose de naturel, de se reconnecter avec quelque chose dont on s’est éloigné depuis longtemps. J’imagine que ça marche pour la plupart des rituels religieux, du moment que c’est fait avec la bonne orientation d’esprit.



  • Rounga Roungalashinga 17 avril 2014 14:24

     l’Eglise a tué des millions d’esclaves à la tâche pour marquer cette phrase dans le marbre, en construisant des milliers d’églises

    J’ignorais que les gens se tuaient par millions en construisant des églises. Quels documents pourriez-vous me montrer pour confirmer votre affirmation ?



  • Rounga Roungalashinga 17 avril 2014 14:05

    Longtemps je me suis déclaré agnostique. Les religions ne me convenaient pas : je ne voyais pas l’utilité des dogmes et des rituels. Ce serait très difficile d’expliquer pourquoi, mais je suis revenu radicalement sur ce jugement. Lorsque je me suis un jour décidé à assister à une messe, à chanter avec l’assemblée des fidèles, j’ai eu comme l’impression d’accomplir une chose naturelle, qui allait de soi. En ce qui concerne la foi, j’ai cessé de me dire agnostique le jour où je me suis rendu compte que l’existence de Dieu est une question fausse, sans aucun sens, vulgaire, même, et que le chemin proposé par le Christ permet de la dépasser. 



  • Rounga Roungalashinga 17 avril 2014 13:47

    Bon texte, merci.
    Les chrétiens ne doivent pas oublier qu’ils participent à la résurrection du Christ en célébrant sa venue sur Terre, sa mort et sa résurrection. L’ensemble des croyants est le corps ressuscité de Jésus-Christ sur Terre, qui continue son oeuvre ici-bas. Et un corps est uni, on n’a jamais vu une partie d’un corps s’en détacher pour réclamer à soi seul l’appellation de corps tout entier et véritable. Qu’on médite là-dessus.

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