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Rounga

Rounga

Le "r" se roule.

Tableau de bord

  • Premier article le 19/07/2013
  • Modérateur depuis le 12/02/2014
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Derniers commentaires



  • Rounga Roungalashinga 2 mai 2014 23:28

    Désolé, je n’ai pas pu mettre comme il faut la police du commentaire précèdent. J’écris sur une tablette et pour surligner la phrase que je veux c’est l’enfer : ça défile beaucoup trop vite ! 



  • Rounga Roungalashinga 2 mai 2014 23:24
    mettre sur le dos de la laïcité le déclin du catholicisme, il fallait y penser !

    Il est présomptueux de parler de « déclin du catholicisme à l’heure où des millions de fidèles se réjouissent de la canonisation de deux papes. On peut parler d’un déclin en France, mais ce n’est ni le premier
    ni le dernier.

    « guerre d’extermination contre l’Église catholique »
    comme vous y allez fort !

    Effectivement, ces mots sont forts. Sauf que ce ne sont pas les miens, mais ceux que René Viviani prononça le 15 janvier 1901 devant l’Assemblée Nationale : 
    « Nous ne sommes pas seulement en présence des congrégations, nous sommes en face de l’Eglise Catholique, pour la combattre, pour lui livrer une guerre d’extermination ».
    Ce n’est d’ailleurs pas le seul aveu que fit ce monsieur, à qui nous devons par ailleurs l’impôt sur le revenu :
      « La neutralité fut toujours un mensonge. Nous n’avons jamais eu d’autre dessein que de faire une université antireligieuse (...) de façon active, militante, belliqueuse ».
       « Nous nous sommes attachés dans le passé à une œuvre d’irreligion ; nous avons arraché la conscience humaine à la croyance (...). Ensemble, et d’un geste magnifique, nous avons éteint dans le ciel des lumières qu’on ne rallumera plus ».

    l’immense point commun entre l’église catholique et la franc-maçonnerie, est que l’une comme l’autre sont très hiérarchisée, ce qui contredit un peu votre hypothèse que cet ordre occulte se passerait d’intermédiaires (fût-ce avec le diable si toutefois ils le connaissent ? ). Par ailleurs, il me semble que les fondateurs de la franc-maçonnerie se soient très largement inspirés de l’Ordre des Jésuites dont ce nouveau pape est un brillant spécimen.

    Les maçons ne se perçoivent pas comme des intermédiaires, mais comme des ouvriers (d’où leur nom) qui travaillent à édifier un ordre nouveau sur les ruines de l’ancien qu’ils espèrent détruire.
    Par ailleurs, le fait que leur organisation ressemble à celle des jésuites ne signifie rien d’autre qu’ils savent s’organiser efficacement et placer leurs agents à des postes stratégiques. C’est d’ailleurs pour ça que l’ordre des jésuites fut la cible privilégiée des maçons et de leurs amis des Lumières jusqu’à leur dissolution : ils étaient des adversaires trop dangereux. Le pape François a par ailleurs fait une déclaration anti-maçonnique récemment. Quoi qu’il en soit, le point que vous avancez ne permet en aucune manière d’assimiler les objectifs des jésuites à ceux des maçons.

     Vous n’ignorez pas qu’il y a des cardinaux (au sein du Vatican même, cf la liste de la loge P2), des évêques et des prêtres franc-maçons ...
    l’adage dit de balayer devant sa porte avant de reprocher à l’un ou l’autre 

    Je ne vois pas ce que j’ai reproché à qui que ce soit. Je constate un fait. Je n’ignore pas non plus que l’institution ecclésiastique est infestée d’agents anti-chrétiens, c’est une chose qui existe depuis les commencements de l’Église. Mais il n’y a pas d’inquiétude à avoir : les portes de l’enfer ne prévaudront pas sur elle. Si l’Église a de très nombreux ennemis, elle a également de très puissants protecteurs, bien plus secrets que les autres.

    et si ils planaient un peu moins avec l’eschatologie ... pour faire de cette vie un paradis ...

    Relisez ce que j’ai écrit dans mon autre commentaire : le catholicisme ne considère pas que l’homme peut atteindre sa fin dans l’ordre naturel, par ses propres forces, mais qu’il a besoin d’une aide transcendante. Par conséquent, le bonheur terrestre n’est pour elle »pas un but, mais un moyen« (Claudel), et ne réside pas dans le confort matériel mais dans la pratique de la vertu et de la charité. Toute tentative de créer un paradis sur terre dont Dieu serait exclu est voué à l’échec car basé sur une ignorance, voire une négation des principes ontologiques fondamentaux qui régissent l’existence humaine. L’égalité se trouve au premier rang de ces principes séduisants mais mortifères (cf. Berdiaev, De l’inégalité).

    le catholicisme (ce serviteur historique de toutes les couronnes et de tous les impérialismes) 

    Je suppose qu’en écrivant cela vous pensiez à Pie VII ou à Boniface VIII ? A propos, pouvez-vous me rappeler le nombre de rois de France qui ont été excommuniés par Rome ? 

    se voulait un peu moins « universalisme »

    Excellente suggestion : le catholicisme devrait cesser de vouloir le salut de l’humanité entière et ne réserver le Paradis qu’à un petit nombre de gens triés sur le volet.

     moins prétentieux, moins arrogant ? ... vous ne vendrez jamais votre Christ-Roi (sans justification biblique aucune) aux communistes, ni aux existentialistes, ni même aux vrais chrétiens ...

    Ah, les »vrais chrétiens«  ! Vous pensez surement à la multitude de gens qui se font leur propre interprétation des Évangiles et qui sont incapables de se mettre d’accord entre eux ? J’en ai vu, moi des »vrais chrétiens« mieux que tous les autres, qui avaient mieux compris que tout le monde le »vrai message« du Christ, et qui méprisaient les cathos au plus haut point. On en a un beau spécimen sur agoravox, d’ailleurs. Les catholiques, au moins, ne se croient pas plus parfaits ou plus malins que les autres, mais au moins ils ont réussi à préserver une unité et à se mettre d’accord sur ce en quoi ils croient. Les autres, à l’exception des orthodoxes et des apostoliques arméniens, se sont exclus eux-mêmes de la communauté des croyants. L’un des noms du diable n’est-il pas »le diviseur«  ?
     Quant aux communistes et aux existentialistes, leur incompatibilité avec le dogme découle d’un choix philosophique ( »choix« qui se dit en grec »heresia") et non de leur essence propre en tant que personnes humaines. Par conséquent, cet argument n’invalide pas la prétention du catholicisme à l’universalité.


  • Rounga Roungalashinga 2 mai 2014 16:59

    njama et CHALOT,
    Vous savez, il n’y a pas si longtemps de cela, je serais monté au créneau comme vous pour affirmer avec assurance que la laïcité n’est pas l’anti-religion. C’est que, comme dans tout contrat qu’on signe avec le diable, on ne voit rien à redire lorsqu’on en lit les termes, mais on en constate les vices quand ceux-là entrent en application. Aujourd’hui on présente avec complaisance la laïcité comme un régime d’équilibre parfait entre liberté religieuse et liberté politique, mais quand on fouille l’histoire et qu’on s’intéresse à l’idéologie des personnes qui ont mis cette chose en place, on y lit en toutes lettres qu’il s’agissait bien d’une « guerre d’extermination contre l’Église catholique ».
    J’ai à ce sujet été peut-être imprécis, et j’aurais dû dire que la laïcité est de l’anti-catholicisme, de même qu’elle est un anti-islamisme. Car en effet elle s’accommode très bien des religions temporalisées, comme le protestantisme ou le judaïsme. La laïcité est la religion de la franc-maçonnerie, qui est l’un des acteurs de la lutte de la Terre contre le Ciel. Il s’agit pour elle de supprimer de la surface de la planète les intermédiaires entre Dieu et les hommes, pour livrer l’humanité à son orgueil et lui donner l’espoir de parvenir à sa perfection par ses propres forces, uniquement par les moyens qu’elle trouve dan sa propre nature. En cela, vous avez entièrement raison de définir la laïcité comme le fait de se passer de clergé. Or c’est bien là le contenu propre de la religion catholique, qui proclame que l’Homme ne peut s’accomplir pleinement que par la transfiguration à travers le Christ, dont le corps ressuscité est l’Église. La laïcité a donc bien pour objectif de vider de son contenu le catholicisme, en en faisant une religion personnelle, qui se pratique « dans la sphère privée », ce qui est tout le contraire de ce à quoi le catholicisme prétend. Je précise qu’il en est de même de l’islam, pour d’autres raisons que je ne développerai pas.
    Quoi qu’il en soit, il faudra bien revenir un jour sur cette laïcité. Elle avait été la solution libérale aux problèmes de guerres civiles de religion, mais nous voyons bien aujourd’hui qu’elle ne tient plus ce rôle, et qu’elle exacerbe les tensions plutôt qu’elle ne les calme. Comme les billets de banque distribués par le Diable dans Le Maître et Marguerite sur lesquels les spectateurs du théâtre se ruent, et s’aperçoivent le lendemain qu’ils se sont changés en papiers blancs sans valeur, la laïcité est un fruit qui a pourri dans nos mains et qui, après avoir « éteint des étoiles dans le ciel qui ne se rallumeront plus », commence aussi à empuantir l’atmosphère sur terre, alors qu’elle avait été adoptée dans un but inverse.
    Les solutions alternatives existent. Être contre la laïcité ne signifie pas être contre la séparation de l’Église et de l’État, qui a bien été signifiée par Jésus-Christ. La bulle Unam Sanctam de Boniface VIII présente les grandes lignes d’un projet intéressant. On peut également imaginer une société où plusieurs religions cohabitent, mais où la tolérance serait abandonnée au profit de la controverse : les différentes religions, qui auraient une existence officielle, pourraient initier des débats entre elles sur leurs points de doctrine. Il paraît qu’un livre est sorti récemment pour défendre cette proposition, je ne l’ai pas lu.



  • Rounga Roungalashinga 2 mai 2014 09:41

    C’est étonnant, cette référence constante chez Chalot à la fédération de la « libre » « pensée » (notez les guillemets). Que faut-il en conclure ? Que Chalot est un penseur tellement libre qu’il ne peut penser que comme la Fédération de la Libre Pensée ?
    Et puis c’est quoi, la « libre pensée » ? Libre de quoi ? Libre de penser faussement ? Ça expliquerait pas mal de choses.



  • Rounga Roungalashinga 2 mai 2014 09:27

    Ce premier ministre montre que pour lui la laïcité est une vieille lune

    C’est une honte !

    Ce qui est une honte c’est de défendre encore la laïcité, qui est bien, je le dis maintenant sans le moindre doute, de l’anti-religion de l’espèce la plus ignoble.
    Mais ne vous inquiétez pas pour Manuel Valls, son clin d’œil loupé aux électeurs catholiques ne fera dévier en rien le logiciel anti-religieux que son gouvernement appliquera consciencieusement dès que l’attention ne sera plus dirigée vers cette présence de pure forme à une cérémonie d’importance internationale.

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