• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Rousquille

Rousquille

Un Esprit curieux et anticonformiste, résolument insoucieux des clivages droite-gauche 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/04/2008
  • Modérateur depuis le 12/11/2008
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 14 316 422
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 249 110 139
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Rousquille Rousquille 31 mars 2011 14:27

    Rendez à Dieu ce qui est à Dieu peut s’interpréter comme voulant dire : rendez tout l’univers, toute la vie, dont Dieu est le seul possesseur légitime, à Dieu. Ce qui peut s’interpréter comme un appel à libérer Israël du joug romain et de la mafia politico-religieuse locale à la solde de Rome. 

    Où voyez-vous de la place là-dedans pour un espace neutre, laïque ?

    Cela dit, il est vrai que surtout dans le quatrième évangile, le christ parle constamment de son royaume comme d’un au-delà, ce qui justifierait une distinction entre le spirituel et le temporel. Mais il ne faut pas oublier que dans la perspective de Jésus, la cité des hommes est condamnée à disparaître de façon imminente. C’est pourquoi l’action politique ne le tente pas du tout : c’est aux anges, comme il est dit dans la parabole, de brûler l’ivraie au « dernier jour ».

    Cette fin du monde n’ayant pas eu lieu, il a fallu trouver autre chose que l’idée du petit troupeau, du reste saint attendant la venue du Seigneur, on a donc eu un système dans lequel l’Eglise, indépendante, forte de ses fidèles, de ses écoles, de ses propriétés, tout en sanctionnant et en collaborant avec le pouvoir temporel, lui faisait aussi pièce et lui imposait ses règles qui dans l’ensemble je pense étaient très bonnes.

    Ce qui manque précisément aujourd’hui et qui rend tous les totalitarismes possibles, c’est l’absence d’un véritable contrepoids au pouvoir de l’Etat, les médias étant à la solde des intérêts économiques qui sont les véritables détenteurs du pouvoir. Quant à la société, dans la mesure où elle est émiettée par l’individualisme forcené, elle est incapable de se défendre contre les intrusions de Grand Frère. Que n’a-t-on aujourd’hui un corps d’élite intellectuel et spirituel de la dimension et de la richesse de l’église médiévale pour freiner les folies de la technoploutocratie...



  • Rousquille Rousquille 31 mars 2011 14:13

    Comment peut-on raisonnablement dialoguer avec les religions quand au départ on pense mal le fait religieux, qu’on le déforme ?

    On affirme par exemple que la religion doit être une affaire personnelle. C’est là la plus énorme bêtise que l’on puisse dire au sujet des religions. Autant dire à une entreprise : « Vous pouvez produire autant que vous voulez, mais pas vendre votre production, cela risquerait d’influencer le marché. »

    Si Jésus avait gardé sa relation avec le Père céleste dans le secret de sa vie privée, il n’y aurait pas eu de christianisme, et si Gautama avait fait de ses découvertes métaphysiques une affaire individuelle, il n’y aurait pas de bouddhisme. La religion, l’étymologie du mot le dit, sert à relier et donc à faire société. Avec le divin, la nature et avec les hommes.

    Par conséquent, dire aux religions, « cantonnez-vous svp à la sphère privée », c’est au mieux une idiotie, au pire une forme de persécution qui devrait appeler entre autres répliques : « cantonnez donc la science et ses théories à la vie privée des savants ».

    Là encore on a une idée chrétienne devenue folle puisque c’est bien au christianisme que l’on doit la révolution qui a consisté à faire de la religion une affaire entre Dieu et moi plutôt qu’un culte collectif.








  • Rousquille Rousquille 31 mars 2011 12:11

    Contrairement à ce que vous pensez le FN est très attaché à la laïcité. Vous retardez d’une guerre...



  • Rousquille Rousquille 31 mars 2011 12:07

    Je trouve scandaleux que les religions rejettent le débat, qui me semble indispensable dans une société démocratique, et je ne peux que lamenter l’alliance de fait qui s’instaure entre l’église catholique et l’islam (mais le pape n’a-t-il pas souhaité l’intégration de la Turquie dans l’Europe ?).

    Cela dit, il faut se mettre à la place des religions. Non pas à la place de religions folkloriques moumounes comme la secte humanitariste de Vatican II, mais à la place de croyants qui croient vraiment à leur credo et à leur Dieu. Cette laïcité que l’on prétend instaurer et que l’on vante ne peut être pour eux qu’une injure permanente à leurs convictions les plus importantes. La laïcité n’est pas neutre, comme elle veut le faire habilement croire, car il n’existe pas de neutralité en matière morale. Et même si elle existait, cette neutralité, elle serait une prise de position : une prise de position CONTRE les religions. Car enfin qu’est-ce que la laïcité sinon la prédication de l’indifférence religieuse , quand ce n’est pas celle de l’anticléralisme et du satanisme maçonnique ? 

    Quand l’Etat dit : « Croyez au dieu qui vous plaît le plus », que fait-il d’autre que proclamer comme vérité le relativisme dans lequel c’est l’homme qui juge Dieu (au lieu du contraire) ? Quand l’autorité proclame le relativisme comme doctrine offcielle, toutes les religions (surtout les monothéistes qui sont par essence exclusives) se sentent menacées. Si elles ne réagissent pas, c’est qu’elles sont é-nervées, flasques, exsangues.
    Je me souviens d’un passage à l’aéroport Charles de Gaulle : à côté de la file d’attente avant la fouille corporelle se dressait une publicité montrant une femme quasiment nue. Cela à première vue n’est pas de la propagande religieuse, mais le fait est que ce type d’images est une gifle aux sentiments de pudeur que veulent inculquer toutes les religions et une invitation à la débauche, d’où s’ensuit la désintégration du lien familial. De quel droit les impose-t-on dans l’espace public ? Les croyants doivent-ils accepter d’être constamment violés dans leurs convictions, déstabilisés, agressés au nom de la « liberté » ?

    Par conséquent, il est normal que les musulmans, qui sont les seuls à résister au raz-de-marée de la propagande matérialiste antitraditionnelle parce qu’ils en sont restés à la mentalité d’avant les prétendues Lumières, se sentent très mal à l’aise et tentent de se créer un espace sain et saint pour eux-mêmes. Certains catholiques qui trouvent également insupportable la pression constante à la consommation et à la licence ont pris le parti de s’écarter du « monde » et de vivre en communauté. Pour la plupart des français d’aujourd’hui, cela relève de l’intégrisme et du fanatisme, mais leur jugement ne fait que refléter un autre fanatisme, celui du rejet de la religion, qui est devenu la norme et donc passe inaperçu.

    Puisque la laïcité est une doctrine fondée sur le matérialisme et donc une religion à l’envers—et non une sorte de vision rationnelle inattaquable, une sorte d’équivalent de la Science dans le domaine de la morale et de la politique—, pourquoi devrait-elle s’élever au-dessus des autres et leur imposer ses normes ? Voilà ce qu’un croyant est en droit de dire et sa remise en cause est justifiée.

    De plus, si la laïcité est une religion chrétienne devenue folle qui ne dit pas son nom, qui, comme le christianisme, est violemment prosélyte, universaliste et totalitaire (comment le nier ???), n’est-il pas normal qu’elle suscite la violence et le conflit ?

    J’aimerais faire remarquer à ce sujet que si nous étions encore au stade du polythéisme, nous n’aurions pas tous ces conflits insolubles. Dans le polythéisme, chacun se choisit un dieu, qui n’est qu’une sorte de représentant régional de la divinité suprême, et personne n’ennuie son voisin ni ne cherche à le gagner à ses mythes (les religions païennes n’ont pas de dogmes). Quant à la divinité suprême, eh bien, on ne lui donne pas de nom (on se souviendra de l’épisode où Paul de Tarse voyant un autel dédié au dieu inconnu à Athènes, prétendit dévoiler qui il était à ses auditeurs goguenards).

    Une fois que l’on bascule dans le monothéisme avec sa prétention inouïe à mettre directement en rapport Dupont avec la source éternelle de Tout via une doctrine et un clergé spéciaux, on entre dans la confrontation pour peu qu’il y ait autre chose que le Dieu en question dans la cité. Et si en plus la croyance détermine une destinée éternelle unique de tourments (ou de délices), on sombre dans le drame.

    La question qu’il faudrait se poser est celle-ci : pourquoi n’y a-t-il pas de conflits religieux en Chine (ou dans la Rome antique) ? N’y aurait-il pas quelque chose à apprendre de ce côté-là ?

     



  • Rousquille Rousquille 26 mars 2011 01:49

    Toutes les tragédies appellent de nos jours des théories du complot plus ou moins plausibles. En voici une—sinistre à souhait—à propos de l’accident nucléaire de Fukushima. Elle a été conçue par des internautes chinois qui l’ont largement répandue sur la Toile sinophone.

    Selon cette légende –au sens étymologique du mot : ce qui doit être lu—des faits, ce qui se passe aujourd’hui au Japon serait avant tout le fruit amer d’une erreur humaine. Disons de la perversité nippone, si l’on se place du point de vue plutôt haineux des Chinois qui ne sont pas près d’oublier les atrocités commises en Chine par l’Empire du soleil levant. Il s’agirait, ni plus ni moins, d’un essai nucléaire ultra-secret qui a très mal tourné.

    Que s’est-il réellement passé ? Le 9 mars, lorsqu’une première secousse de 7,4 dans l’échelle de Richter a été enregistrée au large du Japon, l’armée japonaise aurait fait exploser une bombe. Ce premier séisme, qui a été complètement éclipsé par sa séquelle cataclysmique, aurait provoqué des réactions telluriques imprévues, dont la plus catastrophique, celle dont tout le monde parle : la 9,9 du 11 mars, du jamais-vu depuis un millénaire selon les experts.

    La radioactivité suspecte devant être masquée à tout prix, les autorités japonaises auraient ensuite provoqué —ou laissé faire—les « accidents » de la centrale de Fukushima. Et se seraient donné deux jours pour faire disparaître les traces de leur crime et réaliser en catimini leurs manoeuvres de diversion—l’orchestration de l’accident de la centrale de Fukushima—délai pendant lequel toute aide étrangère, toute inspection de l’AIEA ont été effectivement refusées.

    Les internautes chinois s’appuient dans leur analyse sur le maelstrom insolite du 11 mars, qui serait le signe de l’effondrement du tunnel sous-marin qui aurait servi aux essais nucléaires, sur l’exposition à de fortes radiations du porte-avions Ronald Reagan situé à une centaine de kilomètres des côtes japonaises et sur des déclarations récentes du maire de Tokyo affirmant que le Japon répondrait à la menace chinoise par l’arme nucléaire, qui font suite à d’autres propos du même genre, tenus par divers politiques nippons, en réponse à la menace nucléaire nord-coréenne.

    Les tenants de cette théorie, qui trouvent invraisemblables les défaillances de la centrale de Fukushima, soutiennent aussi que les centrales nucléaires japonaises sont conçues principalement pour produire des bombes—et secondairement pour fournir de l’électricité, ce qui semble être un secret de polichinelle au Japon. C’est pourquoi la plupart sont d’un niveau technique obsolète, les réacteurs des première et seconde générations donnant plus de matières fissiles pour des bombes (la centrale de Fukushima utilise comme combustible un mélange d’uranium appauvri et de plutonium, le MOX, particulièrement utile, paraît-il, pour la confection d’armes nucléaires). Les Japonais auraient ainsi accumulé au fil des ans de quoi fabriquer 4.000 ogives nucléaires, une réserve plus que suffisante pour tenir tête le moment venu à la Chine ou à son vassal turbulent nord-coréen, auteur d’essais nucléaires en 2009 et détenteur d’une dizaine d’ogives à ce jour.

    Qu’un essai nucléaire raté soit à l’origine des événements tragiques que nous connaissons semble une idée au mieux fantaisiste, au pire scandaleuse. On peut la trouver tout à fait inutile au point de vue du fameux rasoir d’Occam : un tremblement de terre au Japon, zone qui s’agite naturellement sans l’aide de l’homme et de ses folies, suffit amplement pour tout expliquer. Néanmoins, cette théorie chinoise du complot a le mérite de nous rappeler la question de la prolifération des armes nucléaires dans cette partie du monde.

    Peut-on imaginer que le Japon voie son voisinage se hérisser de missiles nucléaires sans réagir et compte éternellement sur le bon vouloir d’un allié américain dont la fidélité est notoirement sujette à caution ? On sait qu’Israël possède une réserve appréciable et secrète d’engins nucléaires (200 bombes selon les estimations) ; en septembre 1979, cet Etat aurait procédé à un essai nucléaire dans l’Océan Indien connu sous le nom d’« incident Vela ». Serait-il vraiment impossible que le Japon fût dans le même cas ou tendît vers une position analogue d’acteur nucléaire masqué ?

    P.-S.








Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv