Juste pour info, une des conséquences du dramatique séisme qui a ravagé le sud de la Turquie et le nord de la Syrie est la mise hors-service du gazoduc reliant l’Azerbaïdjan à l’€urope, principale source de gaz de l’Union €uropéenne après le sabotage « anonyme » des Nord-Streams 1 et 2. Voilà de quoi accentuer encore les risques de pénuries liés aux sanction de l’Union €uropéenne contre la Russie.
@rosemar « Vous connaissez le Mémorandum de Budapest ? » Oui ! Et ce n’est certainement pas un hasard si l’Opération Militaire Spéciale russe en Ukraine a été déclenchée seulement trois jours après la menace brandie par Volodimir Zelensky à la conférence de sécurité de Munich de ne plus respecter les engagements de dénucléarisation de l’Ukraine si le Memorandum n’était pas renégocié ! La menace semble avoir été particulièrement bien entendue et mesurée dans toutes ses implications géostratégiques par le Kremlin !
« Mais la Russie fournissait aussi des armes aux séparatistes, elle intervenait dans le conflit du Donbass. » Oui, la Russie a certainement fourni une assistance aux russophones du Donbass mais, se portant garante des accords de Minsk pour le Donbass, en aucun cas des armes lourdes. Et même au début de l’Opération Militaire Spéciale, le but du Kremlin était encore, comme prévu dans les accords de Minsk, de garantir l’autonomie des républiques de Donetsk et Lougansk dans un cadre ukrainien. Ce n’est qu’au cours de l’évolution du conflit qu’est apparu le projet de rattachement des oblasts de Donetsk, Lougansk et Kherson à la Fédération Russe, ensuite validé, comme avant eux le rattachement de la Crimée, par referendum auprès de la population locale.
@rosemar « Donc, Poutine ne serait en rien responsable de cette guerre ? C’est la faute des autres... » Bien sûr que Poutine, qui a déclenché l’Opération Militaire Spéciale en Ukraine, a une évidente responsabilité mais il est loin d’être le seul et, contrairement à ce qu’en disent nos médias, cette prise de responsabilité peut parfaitement se justifier ou au moins se débattre au regard du droit et des traités internationaux.
En contravention avec les accords de Minsk, les observateurs de l’OSCE consignaient une importante intensification des bombardements de l’artillerie ukrainienne sur les zones civiles du Donbass dès le 16 février, jusqu’à un pic de 2026 tirs d’artillerie pour la seule journée du 19 février. En réponse et afin de prévenir l’imminente attaque des forces armées ukrainiennes concentrées dans la région, Vladimir Poutine — garant pour le Donbass du respect des accords de Minsk — a invoqué l’article 51 de la Charte des Nations Unies justifiant une intervention militaire russe par le « droit naturel de légitime défense individuelle ou collective » pour procéder à son Opération Militaire Spéciale débutant le 22 février et officiellement destinée à protéger les populations russophones du Donbass.