@joletaxi « ... et un peu de nos assiettes, non bio, faut pas être con tout de même » A bien vous lire et si même certaines prédispositions individuelles y aidant indubitablement, la qualité de l’alimentation ne suffit à tout expliquer, elle n’en participe pas moins à éclairer le niveau de vos propos !
@joletaxi « mince, les sols sont morts et personne ne m’a rien dit » Dans certains coins de France soumis à l’agriculture intensive et bourrés d’intrants et autres pesticides, ç’est hélas une évidence qui n’a pour les spécialistes rien d’un scoop, pas plus d’ailleurs que pour le quidam qui prend le temps de regarder. Mais comme il n’est pire aveugle que celui qui refuse de voir et pire sourd que celui qui refuse d’entendre, votre ignorance devrait sans surprise perdurer !
« mais continuez, pourquoi ne pas exiger du bio aux restos du coeur » Pourquoi pas, en effet ! Si, comme l’affirme l’adage, « on est ce qu’on mange ! » et en considération du nombre d’indigents produits chaque mois par la Macronie, voilà certes une mesure de bon sens qui soulagerait très efficacement les budgets de la sécurité sociale et de la caisse-maladie.
@véronique Certaines pratiques de cultures, si elles sont effectivement appliquées, sont infiniment plus respectueuses de l’environnement que d’autres. Ce n’est pas pour rien que cultiver selon les standards « bio » demande bien plus de main d’œuvre que l’agriculture intensive. J’ai suivi un an de formation sur le terrain au maréchage bio, et toute l’attention était portée sur le maintien d’un sol vivant — ce qui s’évalue notamment à la tonne de vers de terre à l’hectare — et la présence de batraciens dans les serres y était chose courante. Quant à la qualité du produit, il n’y a pas photo : il suffit de comparer le temps de conservation hors frigo d’un poivron issu de l’agriculture intensive avec un poivron issu de l’agriculture bio. Quant à leur différence de poids — et donc de prix -, elle tient pour une large part à la chair plus ferme et au moindre volume d’eau retenu par le légume bio, ce qui s’explique notamment par un temps de maturation plus long.
" Dans une lettre ouverte, trois fédérations de producteurs bio accusent
la grande distribution de « se désengager du marché bio ». Les enseignes
assurent toujours acheter autant de bio, mais s’adapter à la demande des
clients. «
D’où l’intérêt, chère @Rosemar, d’autant que possible privilégier les filières courtes aux standards imposés par la grande distribution, et ce d’autant plus qu’entre un produit labellisé »bio« importé d’Espagne ou de Pologne - où les contrôles de qualité s’avèrent parfois des plus laxistes - et le produit certifié durable mais non labellisé (l’obtention des labels est onéreuse) proposé sur votre marché par un petit maraîcher local, la différence de qualité ne plaide pas toujours, et très loin s’en faut, pour un label €uropéen »bio" taillé sur mesure pour les plus grosses exploitations.
Bien à vous, en vous présentant mes respectueuses salutations !