Vraiment, vraiment, vraiment !!! Je n’ai pas l’honneur d’être citoyen de la République (la faute à Wellington et Blucher, et de ne pas être né au bon endroit !), mais un exemplaire de la « Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen » (version 1793) trône en bonne place dans ma bibliothèque (à côté du « Discours de la Servitude Volontaire » d’Etienne de La Boétie).
« Les inégalités n’ont jamais été aussi flagrantes depuis l’Ancien régime. » Mais à l’échelle mondiale, cette fois ! 49% de la richesse planétaire sont maintenant concentrés entre les mains d’une « élite » mondiale plus restreinte encore que ne l’était la noblesse française à l’aube de la Révolution.
« Mouais… Tout est à refaire ! »
A commencer par l’élimination de la valetaille €uropéiste, des Goldman Sachs boy’s de la Troïka et des médias à la botte (sur fond de Carmagnole ou d’Avanti Populo, histoire qu’ils en chient dans leurs costards !
Je plussoie ! Avant de s’inquiéter des origines plus ou moins lointaines (dans l’espace ou dans le temps) des parents, il est bien plus avisé de s’inquiéter du contexte dans lequel ils évoluent présentement.
Je trouve même fort préjugé de stigmatiser le laxisme des parents sans plus d’information : j’ai eu la chance de grandir dans une cité sociale - bien foutue et agréable, à une époque où les budgets suivaient (ce n’était pas en France) - : les gens se connaissaient et il était normal que nos parents nous laissent sortir jouer entre enfants, quitte à jeter un œil de temps en temps. Par ailleurs, nous fréquentions des mouvements de jeunesse, ce qui assurait un certain encadrement et limitait - sans les supprimer ! - les risques de « conneries ». Au moins, on ne passait pas notre temps devant des écrans.
Mais maintenant que - du fait de la soumission et de la complicité de nos dirigeants aux Goldman Sachs boy’s et autres adorateurs de Baal-Moloch et du Veau d’Or -, l’exclusion sociale bat son plein, il est bien trop facile de détourner l’attention de la racine du mal en stigmatisant la couleur de peau ou l’origine des exclus et prêcher la haine : pas pour rien que pas plus Manu le Fourbe que le Nabot au karcher ne s’en privent !
Le mythe du « Choc des civilisations » n’est qu’un leurre pour nous désigner le bouc émissaire « idéal » aux effets désastreux du gigantesque pillage néo-libéral du bien public, actuellement en cours à l’échelle planétaire.
« Des délinquants en culottes courtes….. » Disons des mômes, tout simplement ! Et même s’ils ont fait une (très) grosse bêtise aux conséquences particulièrement désolantes, qui au même âge n’en a pas fait ?
Vous avez parfaitement raison de souligner la nécessité d’un renforcement du tissu associatif et de son action : par ces temps troublés, dans cet environnement de guerre économique et de précarisation massive qui laisse de plus en plus de parents sur le carreau et dont l’horizon déjà bouché suffit à filer la rage aux ados (et on s’étonne encore que certains se laissent séduire par les sirènes du jihad !), ils est plus que jamais essentiel au maintien de la cohésion sociale, de la civilité et du vivre ensemble.
Mais ce même environnement de guerre économique et de compétition à outrance implique en toute bonne logique la réduction massive des budgets publics, de l’encadrement des loisirs des enfants, de la prévention et généralement des moyens affectés à la République et à la cohésion sociale : quitte à expulser des cantines scolaires les enfants dont les parents sont fauchés, la « reprise économique », l’explosion des bénéfices des actionnaires du CAC-40, de Rothshild et de la « ré-privée » sont - nous dit-« on » - à ce prix.
Et comme l’« élite » - tant $ociali$te que « républicaine » ou €uropéiste - qui nous dirige n’aura de cesse que les standards de vie de tous les européens ne soient alignés sur ceux déjà expérimentés en Grèce, je vous souhaîte bon courage, vous n’avez pas fini de constater les dégâts.
« Et la robotique créa le chômage » Reconverti sur le tard à la belle profession d’« informaticien », je viens de remplir sur internet ma carte de pointage électronique : trop « vieux » pour encore m’illusionner sur la perspective d’un contrat de travail, j’ai donc tout le temps et le loisir de me lâcher !
Ce n’est pas la robotique qui crée le chômage, mais ceux qui accaparent l’exclusivité de ses bénéfices. La robotique et l’informatisation ont de manière exponentielle amélioré la productivité et largement « soulagé » tant les hommes des tâches répétitives qu’elle impliquait que la production du facteur humain. Mais, alors même que la plus grosse part de la production a été transférée des hommes aux machines, les bénéfices tirés de ce transfert ont au lieu d’être redistribués été confisqués au seul profit des investisseurs. En place de la répartition d’un temps de travail ainsi libéré - au bénéfice par exemple de la créativité (ou de la baise, qui n’en est qu’une forme !) - et des bénéfices engrangés par cette évolution technologique sans précédent, on préfère maintenir les populations sous le joug d’une logique stérile d’emploi et de chômage qui - sinon pour les tenants les plus ahuris d’une vision totalement dépassée de la société - relève tout simplement de l’arnaque. Et faute d’imaginer que tous nos politiciens - pour tant est qu’ils aient encore un quelconque pouvoir réel de décision (ce qui est loin d’être prouvé !) - soient à ce point aveugles ou stupides, il faut bien se résoudre à admettre qu’ils en sont complices.
A moins de se résoudre à exterminer une bonne fois pour toutes le facteur humain « excédentaire », il faudra bien un jour revoir la copie de ce système délirant.