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Samson

Samson

"J’ai connu ce qu’ignorent les Grecs : l’incertitude."
(Jorge Luis Borges / La loterie à Babylone)

Tableau de bord

  • Premier article le 14/01/2015
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Derniers commentaires



  • Samson Samson 9 juillet 2015 21:31

    @La Voix De Ton Maître
    « 2) Tiens, voilà t’aura rien - N.Sarkozy »
    Je ne vous étonnerai guère en vous signalant que la girouette hyperkinétique a déjà changé de posture et effectué un virage à 180°. Quelqu’un a probablement dû finir par l’informer dans l’intervalle du poids qu’un défaut total ferait peser sur le contribuable français. On ne peut évidemment d’autant moins penser à tout qu’il avait déjà négocié la première mouture du plan de redressement de la dette grecque - celle qui précisément reportait le risque insensé pris par les banquiers sur le contribuable - avec sa « copine » Merkel. smiley



  • Samson Samson 9 juillet 2015 21:18

    @Samson
    Sorry !
    « .. .l’analyse - promise à la postérité - de Frédéric Lordon ... »
    Il serait vraiment trop dommage que vous la loupiez pour une stupide clic de travers ! smiley



  • Samson Samson 9 juillet 2015 21:12

    Enfin ! Vu votre réaction tardive, j’ai crains un moment que vous ne soyez en vacances ! smiley
    Je ne vais pas encore une fois m’étaler à reprendre une à une toutes les contre-vérités de ce billet : trop fastidieux et je me suis déjà amplement exprimé sur la question ailleurs.

    Depuis cinq mois que la gouvernement grec enchaîne proposition sur proposition pour la réduction substantielle d’une dette - de l’aveu même d’un FMI qui n’a pourtant pas hésité à en toute connaissance de cause en négocier les termes - impayable, ce serait plutôt la démagogie des autres négociateurs à l’attention d’un électorat lui aussi peu ou prou soumis aux délices de régimes austéritaires plus ou moins marqués - qui les voit maintenant acculés au pied du mur, ou si vous préférez au bord du précipice : soit ils se résignent à négocier la part récupérable d’un risque gracieusement transféré par leurs bons offices des créditeurs trop avides aux contribuables €uropéens, mais - outre le ridicule d’un tel revirement - ils ne peuvent plus éviter la « contagion » et doivent dès maintenant envisager la renégociation des politiques austéritaires qu’ils imposent partout ailleurs, soit ils se cantonnent dans leur posture « autistique » et assument le défaut total sur cette dette qu’impliquerait immanquablement un Grexit en le reportant dans son intégralité sur le dos de leurs propres contribuables. Cette option implique de toute manière à plus ou moins long terme le délitement de la zone €uro et la perte de confiance des investisseurs dans sa stabilité. Choix cornélien !

    La Grèce ne représente certes que 2% du budget €uropéen : on peut encore prétendre limiter la casse. Mais quid de l’Espagne si - nonobstant les prétendus frémissement de reprise qu’on leur fait miroiter - ses électeurs décident à leur tour de secouer un joug austéritaire par trop pesant ? smiley

    Et, même si vous ne prenez jamais la peine de répondre sur ce forum (c’est parfois bien dommage !), que pensez-vous tant de l’analyse - promise à la postérité - de Frédéric Lordon,que de la déclaration de la Conférence des Evèques de France sur le déficit démocratique dont souffre manifestement le processus d’intégration Européen ?

    Je vous taquine ! smiley

    En vous présentant, comme à l’accoutumée, l’expression de mes cordiales salutations ! smiley



  • Samson Samson 9 juillet 2015 19:02

    @oncle archibald
    De fait, le raisonnement n’est valable que pour les entreprises cotées en bourse, et ne concerne pas PME ou indépendants.
    Dans la pratique, toutes les mesures actuellement mises en œuvre ou exigées par l’€urope pour une relance économique ne font que favoriser un peu plus le rouleau compresseur de ces mêmes transnationales, déjà par le simple fait d’économies d’échelle bien plus concurrentielles que n’importe quel petit ou moyen producteur, et qui disposent de surcroît de tous les moyens pour optimiser leurs impôts et échapper aux taxes locales. Pas étonnant que les finances publiques soient déficitaires !

    Comment des éleveurs pourraient-ils par exemple concurrencer des infrastructures comme une « Ferme des mille vaches » dont l’objectif premier est de « rafler » les subsides européens à la production de méthane et, la production de lait y devenant un sous-produit, bradant ce dernier ? Moyennant quoi, la désertification des campagnes à l’oeuvre depuis l’adoption du plan Sicco-Mansholt au profit de quelques grands acteurs agro-industriels est non seulement directement subsidiée par le contribuable, mais contribue par l’exode rural à alimenter les statistiques du chômage.

    En Belgique, une PME paye 30% de taxes sur ses bénéfices, alors que certains gros producteurs comme Electrabel (filiale d’EDF) arrivent par de multiples jeux d’écriture et « optimisations » fiscales à n’en pas payer un centime. Autre exemple ; la concurrence entre des chaînes de boutiques gérées à des conditions léonines par des franchisés contractuellement contraints à toujours plus augmenter les bénéfices en réduisant les charges laisse de moins en moins de marge à des libraires indépendants dont la condition devient pour certains bien moins enviable que celle de n’importe quel salarié ou chômeur.

    Et dans la foulée de la réduction, sous prétexte de compétitivité, de notre niveau de vie, quel espoir pour les classes moyennes, sinon de se faire laminer à leur tour du fait de la baisse généralisée du pouvoir d’achat de leur clientèle ? J’ai un peu bossé dans une petite boîte informatique : les conditions de travail de mon employeur pour simplement rester concurrentiel étaient tout bonnement hallucinantes (lui, il bossait entre 70 et 90 heures semaines pour que sa boîte survive !). Seuls les actionnaires voient leurs bénéfices exploser, ce que confirment les bénéfices du CAC40 !

    Et nos éminences s’étonnent et s’offusquent encore du très démocratique bras d’honneur grec ???



  • Samson Samson 9 juillet 2015 17:43

    @Laurent Simon
    « ... savez-vous qu’il existe d’autres pays que la France (et l’Espagne), où le chômage est beaucoup moins élevé ? »
    Les Pays-Bas ? La technique pour maquiller les chiffres est d’y transférer un pourcentage non-négligeable de sans emplois sur les caisses d’assurance maladie.
    L’Allemagne ?
    La vertu a son prix : croissance démographique nulle ou négative, délocalisation de la prise en charge de ses « vieux » les moins aisés vers le sud de l’Europe et jusqu’en Thaïlande, salaires qui permettent à peine de survivre, ....
    Pour ne pas parler de Bruxelles, où les niveaux de vie des fonctionnaires €uropéens et autres expatriés hexagonaux à l’impôt sur la fortune ont contraint à des loyers exorbitant tout Bruxellois « de souche » qui n’a pas fui en province, ... ?
    C’est vraiment çà, l’Europe de vos rêves ?
    En tout cas, pas des miens !

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