« Il ne s’agit pas non plus de faire n’importe quoi. Faire du biologique sans recul c’est n’importe quoi. »
Tout à fait. Même si la volonté Sri Lankaise est louable, ils ont oublié qu’on ne passe pas de la chimie à la bio « performante » d’un claquement de doigt, et surtout en conservant la même philisophie culturale (grand champs, monoculture,...).
L’agriculture biologique est évidemment l’avenir. Que ce soit de par un choix ou de fait.
Premier exemple. Le phosphore. Il est indispensable pour maintenir les rendements agricoles aux niveaux actuel. Celui-ci est pour l’instant extrait de mines qui un jour seront épuisées. La conséquence est que lorsque les mines seront épuisées, les rendement s’affaisseront. Mais alors, comment faire et surtout comment "faisait-on avant’ ?
Et bien avant on acceptait des rendements moindre (la population à nourrir était moins nombreuse) et surtout, les cylces biologiques étaient respectés. Actuellement le phosphore s’échappe dans les nappes phréatiques et fini à la mer alors qu’il devrait être récupéré par la vie microbienne du sol...
Et seul l’agriculture bio permet de restaurer une vie microbienne suffisante pour recréer les cycles biologiques qui permettront de se passer de l’agriculture se basant sur des apports exogènes (intrans).
Je suis navré que vous ne puissiez pas comprendre l’enjeu actuel.
On parle vraiment de survie de la civilisation... Ce n’est plus une opinion qui se discute, c’est un fait qui se vérifie été après été, hiver après hiver...
Les écologistes sont des militants qui utilisent des stratagèmes pour arriver à leurs fins.
La question du prix est à mon avis soluble. Quand le quidam achète au supermarché, quelle part va vraiment à l’agriculteur ?
Pour le même prix (voir moins), ne pourrait-on pas rémunérer une masse salariale supérieure dans l’agriculture et faire dégonfler les transporteurs, distributeurs et transformateurs ? Est-il utile d’avoir des rayons qui dégueulent des mêmes produits sous 15 marques différentes ? Ou des produits sous 15 formes différentes.
Vraiment, le prix est preque une question secondaire quand on prend le système dans son ensemble.
Alors oui, on désherbe plus les champs de céréales à la main. Mais des techniques sans labours existent (semis sous couvert). Il est également souhaitable de revenir à des modèles de polyculture et de fermes polyvalentes et la grande culture céréalière n’est que l’épiphénomène d’un système qui a tué la paysanerie.