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sisyphe

sisyphe

auteur, biographe, rédacteur, écrivain public.
Auteur de : biographies
bandes dessinées
chansons
contes pour enfants
etc....

Tableau de bord

  • Premier article le 27/03/2008
  • Modérateur depuis le 07/04/2008
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires





  • sisyphe sisyphe 24 janvier 2013 13:42

    p.s. : juste une remarque, pour désamorcer, par avance, les arguments du mariage et de l’enfantement, l’homme(enfin la femme ; je veux dire la procréation) n’a jamais eu besoin du mariage pour enfanter, et perpétuer l’espèce ; sinon, nous ne serions même pas là pour en parler.
     smiley



  • sisyphe sisyphe 24 janvier 2013 13:34

    Pour dire le fond de ma pensée sur ce problème :

    puisque certains ont l’air d’opposer « l’ordre naturel » à « l’ordre artificiel », il faut bien noter que le mariage n’est, EN RIEN, ressortissant de « l’ordre naturel ». Il y a un tas de sociétés où il n’existe pas ; où ce sont uniquement les femmes qui élèvent les enfants, où le rôle paternel est confié aux frères des mères, où il existe de la polygamie, où les unions ne sont pas entérinées par un acte civil, etc...
    Donc, déjà, là, fausse polémique.

    Une société humaine compose NÉCESSAIREMENT en conciliant ordre naturel et « ordre artificiel » ; sinon, il n’y aurait pas de science, pas de progrès scientifique, pas de droits de l’homme ; nous en serions encore au règne animal, où le mâle dominant règne sur le groupe, copule avec l’ensemble des femelles, etc...

    Ensuite, personnellement, je n’ai jamais été un partisan du mariage, que je trouve une institution sclérosée, contraignante, bourgeoise, artificielle : combien de mariages forcés, arrangés, contraints, et combien, aujourd’hui, de familles divorcées, recomposées, éparpillées, conflictuelles (ne serait-ce que pour la garde des enfants en cas de divorce), etc...
    Comme le disait Freud à qui des parents demandaient comment s’y prendre avec leurs enfants : « Faites comme vous voulez, de toutes façons, ce sera mal. »

    Mais bon ; le mariage existe, on fait donc avec ; et ceux qui le désirent ont tout à fait le droit de le faire ; à chacun sa liberté de choix, dans la mesure où ça n’est nuisible à personne d’autre (quoique... enfin bon..)

    Admettons que, civilement, le mariage a l’avantage de créer un ensemble de droits, pour le partenaire ou les enfants, une fois l’un des deux membres décédé (droits de succession, réversion de pensions ou/et de retraites, part d’héritage, etc...

    Pour ce qui est de l’homosexualité, elle est, également, une des composantes du fameux « ordre naturel » ; elle existe depuis toujours chez les humains, autant que dans le règne animal. Et ce n’est pas parce qu’elle n’est pas « la majorité du genre », qu’elle ne doit pas disposer des droits de tous et de chacun.

    Toujours personnellement, je trouve la revendication du mariage chez les homos assez ringarde, SAUF QU’effectivement, le mariage offrant des droits que les autres contrats d’union (pacs, concubinage) n’offrent pas, du coup, les homosexuels en couple se trouvent lésés par rapport aux hétéros, et qu’une discrimination sur le seul comportement sexuel est, par nature, inaceptable dans une démocratie.

    Alors, on peut penser que la meilleure solution (pour préserver le caractère symbolique du mariage si cher aux tradis, aux cathos, à l’ordre bourgeois) eut été d’accorder exactement et strictement les mêmes droits aux couples d’homos, en élargissant tout simplement les droits liés au PACS, et en les alignant sur les droits du mariage (rapelons, au passage, les cris d’orfaies et les oppositions, à l’époque de la création du PACS, de toutes les grenouilles de bénitiers, et des intégristes religieux).
    C’eut été, je pense, une bonne solution ; sans doute la meilleure.

    Mais les homos n’en jugent pas ainsi : ils tiennent à voir consacrer symboliquement, eux aussi,leur union civile (je juge cette revendication aussi ringarde que chez les hétéros ; mais, puisqu’on l’accorde à ceux-ci, je ne vois pas pourquoi on ne l’accorderait pas également à ceux-là) . je ne suis pas homo ; je n’ai donc pas à m’exprimer à leur place.

    Finalement, on trouve, face à face, deux camps qui accordent la même importance à la fonction SYMBOLIQUE du mariage ; fonction qui lui a été conférée, essentiellement, par la dimension religieuse ; et il est cocasse de voir défiler, contre le mariage CIVIL des homos , toute la confrérie des culs-bénits et autres intégristes religieux (chez qui, bien sûr, l’homosexualité est largement répandue, pourvu qu’elle reste dans le secret du presse-bite aire)...

    Personnellement, il me semble que cette fonction symbolique en a déjà pris un sacré coup dans l’aile, avec l’évolution des moeurs (divorces, remariages, familles recomposées, enfants adoptés, etc, etc..) mais l’église a toujours mis des siècles avant de s’adapter à l’évolution des moeurs, quand elle ne faisait pas tous ses efforts pour les empêcher (encore aujourd’hui ; mise du préservatif à l’index ( smiley ) interdiction du divorce, de l’IVG, etc, etc..).

    On comprend donc aisément ce combat pied à pied de l’église contre cette mise à mal d’un de ses symboles majeurs (encore que je crois savoir que Marie a fait un enfant : le Christ lui-même, d’un autre que son mari, ne connaissant pas, à l’époque, l’immaculée contraception.. smiley )

    On comprend également la levée des boucliers chez les bourgeois de tous bords (plutôt du bord droit, d’ailleurs), pour cette atteinte scandaleuse à leur ordre moral (par ailleurs tellement mis à mal par eux-mêmes dans les salons obscurs de leurs amours ancillaires, et leurs 5 à 7 adultérins), pilier de l’ordre social qu’ils continuent à faire régner.

    On comprend moins les arguments de certains esprits soi-disant éclairés, qui devraient passer outre l’aspect symbolique désuet, pour s’en tenir à l’aspect OBJECTIF de cete évolution des moeurs ; à savoir : LES MEMES DROITS POUR TOUS ET POUR CHACUN, QUELLE QUE SOIT SON ORIENTATION SEXUELLE, sans discrimination.

    Ensuite, se pose le problème des enfants : mais là, c’est une autre histoire. Autant il me semble tout à fait naturel que des couples homosexuels puissent ADOPTER des enfants existants, dans la mesure où ils offrent les mêmes garanties que les adoptants hétérosexuels, autant, également, me semble naturel, chez les couples de lesbiennes, que l’une d’elles, se faisant inséminer, puisse mettre au monde un enfant de sa chair,
    autant tout autre mode (PMA, mère porteuse, etc..), et notamment chez les gays, me semble de nature à créer de sérieux problèmes : surtout pour les enfants eux-mêmes.

    Non pas que l’enfant risque de profiter de moins d’amour dans une famille homo que dans une famille hétéro (là, ce n’est pas une question d’orientation sexuelle, mais de désir, de disponibilité, d’affection), mais plutôt du côté de la construction de l’IDENTITÉ de l’enfant, par rapport aux figures parentales car, quoi qu’on en dise, en bon vieux freudien, j’estime que l’enfant a besoin, pour construire sa propre identité, d’identifier une figure maternelle et une figure paternelle (du moins dans nos sociétés occidentales). Je suis donc beaucoup plus réservé sur ce problème là.

    En résumé, si les homos veulent faire la connerie de se marier (pour faire comme les hétéros), cette liberté doit leur être octroyée, dans la mesure où ils y acquièrent des droits dont ils ne disposent pas avec les autres contrats civils, et que tous les citoyens doivent être égaux en droit,
    ce système fonctionnant déjà sans problème dans des dizaines de pays,

    en revanche, pour les enfants, d’accord pour l’adoption, pour l’insémination de la mère homo, mais pas du tout pour des systèmes de procréation médicalement assistée, ni pour des mères porteuses ; ce qui ouvrirait les portes à la marchandisation des corps (des pauvres, bien sûr), et des problèmes d’identité chez les enfants.



  • sisyphe sisyphe 23 janvier 2013 20:14

    à Nicopol

    Vous dites :

    Par NICOPOL (xxx.xxx.xxx.253) 23 janvier 16:00

    Bonjour Sisyphe,

    Merci de votre message qui a eu le mérite de relancer efficacement le débat ! Même si, comme d’habitude avec vous, je ne peux que regretter le ton caractéristique d’un dogmatique qui ne peut même pas concevoir l’idée qu’il puisse ne pas avoir parfaitement raison...

    Sur le fond, je vois que d’autres vous ont répondu, de toute façon à la lecture de votre intervention je ne vois pas très bien que dire de plus que ce qui figure déjà dans l’article, car vous n’apportez aucun réel contre-argument au-delà de votre habituelle et habile dialectique.

    Ainsi, le fait de dire que la conclusion de l’article est un sophisme et en déduire que le raisonnement est faux est précisément un sophisme, puisque par définition une conclusion dépend d’un raisonnement logique. Donc, s’il y a sophisme, c’est dans le raisonnement, et non dans la conclusion (désolé de rappeler des évidences...). Ce que vous dites, finalement, c’est « je ne suis pas d’accord avec la conclusion, donc elle est fausse, donc le raisonnement est faux ». Avec ça, vous ne risquez pas d’encourager la discussion.

    Je passerai sur le procès d’intention (dont je vous laisse la responsabilité), et je reformule donc : votre CONCLUSION est un sophisme ; j’ai expliqué pourquoi. Je n’ai pas parlé de votre raisonnement, et rendu hommage à votre recherche de références.

    Dire que je n’ai apporté aucun contre-argument est témoignage d’une mauvaise foi absolue ; chacun peut le constater en lisant mes interventions.

    Je persiste et je signe pour dire qu’il n’y a pas exclusion d’un « ordre » pour un autre, en permettant le mariage homo, mais que, comme vous le reconnaissez, le comportement et les pratiques homosexuelles existent depuis le début de l’humanité et dans la nature, cette loi ne fait qu’entériner l’ordre « naturel », en accordant à tous et à chacun, quelle que soit sa sexualité, LES MÊMES DROITS, sans en retirer à personne. 

    Donc, je maintiens que votre conclusion est un sophisme, en argumentant.

    Je suis d’accord avec vous pour dire que l’homosexualité n’est pas la majorité du genre, et, justement, il me semble de la plus élémentaire démocratie de reconnaître également les droits des minorités.

    Pour moi, d’aucune manière, le vote de cette loi ne saurait être un élément régressif, pour personne ; du point de vue des libertés individuelles, ce ne peut être qu’un progrès.

    J’en parle d’autant plus aisément que j’ai toujours considéré le mariage comme une institution ringarde, contraignante et bourgeoise ; perso, je suis comme tonton Georges ; ce qui ne m’a jamais donné l’idée de critiquer les gens mariés ; chacun fait ce qu’il veut, dans la mesure où ça ne gène ni ne lèse personne d’autre. Il en est exactement de même pour les homosexuels.

    Dans la mesure où ça ne fait qu’accroitre les droits et la liberté individuelle d’une minorité, je n’y vois que des avantages pour ceux que ça concerne, et aucun inconvénient pour personne d’autre, si ce n’est les accrochés aux dogmes bourgeois et religieux.

    Je suis d’ailleurs très étonné du ramdam que ça provoque ici, alors que ça fonctionne déjà sans problème dans des dizaines de pays, et je ne suis pas étonné de trouver, du côté de la réaction, les éternels conservateurs et obscurantistes. Plus étonnant, en revanche, d’y trouver certains esprits dits éclairés.

    Pour ce qui est de l’ordre « naturel » et « artificiel » , il s’agit pour moi d’un faux débat ; l’évolution du genre humain essaie de concilier les deux, nécessairement ; opposer les deux me semble un artifice et un dogmatisme idéologique.

    Quant à la « théorie du genre », je m’en suis expliqué par ailleurs, et suis forcément d’accord pour dire que le sexe seul ne détermine pas le genre : la preuve en est apportée par les transsexuels, les homos, les bi, et tous ceux qui ne sont pas alignés sur la sexualité normative majoritaire (je parle, bien entendu, entre adultes consentants). 

    J’espère être clair sur ma position, sans recherche de polémique inutile.



  • sisyphe sisyphe 23 janvier 2013 14:14

    @ Rounga qui dit :

    -les homosexuels comme les hétérosexuels ont le droit de se marier avec une personne du sexe opposé, consentante, majeure, etc.

    Ah, d’accord ! Un genre de mariage contre-nature, pour préserver le façade ! Un mec qui aime les mecs a le droit de se marier avec une femme ; ça lui fait une belle jambe ! smiley

    -les homosexuels comme les hétérosexuels n’ont pas le droit de se marier avec une personne du même sexe.

    Jusqu’à présent, effectivement, ce qui représente un déni de droit aux homosexuels, pas aux hétéros

    Ce qui est permis aux homos est également permis aux hétéros.Ce qui est interdit aux homos est également interdit aux hétéros. Ils ont donc strictement les mêmes droits.

    Eh bien NON. Le mariage octroie aux conjoints hétérosexuels des droits qui sont refusés aux couples homosexuels ; ils n’ont donc pas les mêmes droits.

    Modifier le mariage pour que soit rendue possible l’union de deux personnes du même sexe donnerait donc un nouveau droit à tout le monde, homos comme hétéros, il ne donnerait pas spécifiquement aux homos un droit jusqu’alors réservé aux hétéros.

    là encore, NON ; c’est un sophisme. L’union de deux personnes du même sexe donnerait à ces personnes les mêmes droits que ceux des mariés hétérosexuels, SANS RIEN MODIFIER des droits et de la situation des hétéros.

    D’autres questions ?

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