L’espéranto a été conçu par un polyglotte polonais de naissance et
certaines finales en « ojn » sont difficiles pour les locuteurs à
langues « claires » comme le français ou l’italien.
Vous tenez les Français et les Italiens en piètre estime... Je vous assure, ils y arrivent très bien.
pour cela il faudrait un « marqueur » des fonctions grammaticales comme
il n’en existe en espéranto que pour le complément d’objet direct
Les marqueurs existent : la finale -o indique le nom la finale -a un adjectif la finale -e un adverbe la terminaison verbale -as indique le présent la terminaison verbale -os indique le
“Le véritable or noir de la Grande-Bretagne est non point le pétrole
de la Mer du Nord, mais la langue anglaise. Le défi que nous affrontons
est de l’exploiter pleinement”
(rapport du British Council. Eh non, le pognon qu’il investit dans la diffusion de l’anglais, c’est pas par l’altruisme !..)
"Il y va de l’intérêt économique et politique des États-Unis de
veiller à ce que, si le monde adopte une langue commune, ce soit
l’anglais ; que, s’il s’oriente vers des normes communes en matière de
télécommunications, de sécurité et de qualité, ces normes soient
américaines ; que, si ses différentes parties sont reliées par la
télévision, la radio et la musique, les programmes soient américains ;
et que, si s’élaborent des valeurs communes, ce soient des valeurs dans
lesquelles les Américains se reconnaissent."
David Rothkopf, directeur du cabinet de consultants Kissinger Associates “In Praise of Cultural Imperialism ?”
En ce qui concerne les Norvégiens, avoir du pétrole ne suffit pas pour imposer sa langue. Sont pas très nombreux (deux fois et demie la population de Paris)... N’importe qui aurait préféré utiliser sa propre langue plutôt qu’une langue étrangère, mais c’est comme dans la blague : — Est-ce qu’un éléphant peut manger 30 kilos de pommes par jour ? — Il peut. Mais qui lui en donnera autant ?