Bien que persuadé de l’utilité de l’apprentissage des
langues, je suis très critique sur cette façon de remplir les têtes de
sons et de phonèmes, dont il vrai la langue française est bien peu riche
(contrairement au breton par exemple, qui connait aussi les
déclinaisons).... Pour un tailleur certainement toujours aussi
pauvre....
Question phonèmes, le français en possède 37 (je prends le chiffre le plus modeste) et le breton 27. Les déclinaisons n’ont rien à voir avec la phonétique. Et le tailleur a déjà disparu depuis longtemps des manuels d’anglais...
Les langues universelles n’existent pas. Il y a des langues dites « de grande diffusion ».
Par contre, ils ont une grande capacité à l’étranger de faire souche à
l’étranger, et de s’adapter, quoique là aussi, le complexe du village
britannique soit souvent présent.
Ça non. Plusieurs vivent pendant des années dans un pays étranger et parlent à peine, voire pas du tout, la langue locale.
Des passages impressionnants de « guerre et paix » sont rédigés
directement en français, et ce livre nous montre que notre langue était
si présente en Russie au 19, que ne pas la connaitre vous faisait
prendre pour un imbécile.
Précision : seule la noblesse russe possédait le français, et le peuple ne le connaissait pas du tout.
Par contre, en Allemagne, et dans les pays scandinaves, surtout en
Hollande, la plupart des gens sont parfaitement polyglottes, et
maîtrisent très bien l’anglais.
L’Allemagne est bien obligée, avec toutes ces bases de l’OTAN sur son territoire Quant aux pays scandinaves, il ne faut pas oublier que ça représente un Paris et demi question population, alors une langue de plus grande diffusion leur est indispensable. Après tout, les Bretons et les Basques français maîtrisent bien le français Le fait que l’allemand, le suédois etc. appartiennent au groupe germanique, le même que l’anglais, leur facilite grandement la tâche.
Il a été établi que les locuteurs parlant naturellement deux langues
dés le plus jeune âge, avaient les plus grandes facilités à en apprendre
une troisième avec beaucoup plus de facilité que les autres.
Ça dépend. Une personne bilingue français-anglais est tout aussi désemparée qu’une autre devant le chinois.
Je me souviens d’Etiembe, grand spécialiste des langues, et polyglotte
lui même qui disait qu’au delà de la quatrième langue apprise, les
autres viennent à toute vitesse....
Étiemble ? Sûr, la centième langue s’apprend en cinq minutes
Piotrek, comme l’a dit encore Goethe dans « Faust », « la théorie est sèche, mon ami, mais l’arbre de la vie fleurit abondamment » La science est intimement liée à son application. Les garderies donc ? En quelle langue ? Faut-il pousser l’acculturation aussi loin, car dans ces garderies il n’y aura que l’anglais ?
La question reformulée par cette étude est : l’école peut-t-elle améliorer l’apprentissage d’une langue en l’enseignant plus tôt.
Ben, la réponse est « non ».
La question de fond est : comment améliorer l’apprentissage d’une langue.
Il n’y a pas de méthodes miracles. Mais je pense qu’il faut commencer par une initiation très large à plusieurs langues, et ensuite permettre de choisir à étudier plus profondément une langue qui a plu, et ne pas enfermer tout le monde dans le carcan de l’anglais. Une langue qui plaît s’apprend plus vite et mieux.
J’ai pas de bol : à chaque fois que je touche un sujet ça soulève une polémique dont je soupçonnais pas l’existence,
C’est contradictoire : si vous avez déjà soulevé la question, alors vous devez bien soupçonner l’existence de cette polémique
Vous avez donc appris le polonais en l’écoutant en famille, c’est ça ? Mais que proposez-vous aux ch’tits n’enfants bien français, dont toute la famille ne parle que cette langue ? Embaucher une nounou anglophone ?.. Ou parlant une autre langue, et si oui, quelle langue choisir ?
Je connais pas mal d’exemples d’enfants qui ont dû apprendre une autre langue, parce que leurs parents vivaient à l’étranger, et ensuite ils l’ont complètement oubliée, parce que la famille était rentrée au pays.
En ce qui concerne l’apprentissage scolaire, il n’offre pas une immersion totale dans une langue étrangère (et c’est tant mieux). Deux heures par semaine de cours qui consiste essentiellement en dessins animés en anglais (une autre croyance : il suffit de mettre l’enfant devant un dessin animé sous-titré, et il commence à parler la langue comme par enchantement) ne donnent quasiment rien, ou plutôt rien tout court. Donc, pas la peine de gaspiller le temps du primaire, il y a des choses plus importantes à apprendre.
Apprendre une langue à partir de zero à l’age adulte est extrêmement contraignant
Meuh non. Mon intérêt pour les langues s’est manifesté vers mes 19 ans (avant, j’avais juste le français à l’école). J’ai étudié, entre autres, le polonais. J’ai appris à lire, écrire et écouter, et deux ans plus tard, pendant mon voyage en Varsovie et Zielona Góra, je me sentais tout à fait à l’aise, pas de problèmes de communication. La motivation est une chose très puissante
donc si l’on a l’ambition de rendre les enfants bilingues, faut s’y prendre dès le début