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skirlet

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  • skirlet 12 août 2009 20:26

    Fait divers ?.. M’est avis qu’il s’agit plutôt d’une blague... déjà que je l’ai entendue maintes fois dans mon pays d’origine (l’URSS).



  • skirlet 5 août 2009 01:00

    Pour le serbe et le russe j’en ai parlé au conditionnel.

    Je sais reconnaître le conditionnel, mais je voulais préciser :¤)

    Si j’arrive à trouver le temps en bouclant certains projets je m’y mettrais.

    Question un peu indiscrète (vous n’êtes pas obligé de répondre) : avez-vous jamais été passionné par une langue ? Car dans ce cas, on ne raisonne pas en ces termes-là : on bouscule les projets existants et on place l’apprentissage quelque part dans les 24 heures nycthémérales  :¤) Même 10 minutes par jour permettent d’avancer, si on a vraiment envie. Mais vu que nul besoin vital n’existe pour l’apprentissage de ces langues...

    J’aurais d’ailleurs préféré apprendre l’ancien slave sans avoir à me préoccuper de choisir entre le russe ou le serbe.

    Hélas, il est non seulement plus compliqué que le russe, mais également très mal compris par les Russes (je ne parlerai pas des Serbes, car je ne parle pas leur langue).

    Si on doit éviter tout ce que l’église catholique à touché et bien nous ne sommes pas sortis de l’auberge étant donné que cette religion a façonné durant des siècles la civilisation européenne.

    Oui, et c’est bien dommage. Heureusement, elle n’a pas « façonné » toute l’Europe. Mais vu que la communication pose problèmes au Vatican même, car tout le monde ne maîtrise pas suffisamment le latin...

    A son époque, donc il n’y a pas si longtemps, les personnes cultivées communiquaient couramment dans cette langue.

    Couramment ?.. Je connais des personnes cultivées de son âge, et d’après ce qu’on m’a expliqué, les cultivés faisaient souvent ce que s’appelle « humanités », mais de là à communiquer couramment... Je me renseignerai davantage, cependant cela me paraît exagéré.

    Par ailleurs le latin représente aussi la langue du droit romain duquel découle en partie notre système juridique.

    Le code d’Ur-Nammu est encore plus ancien, et celui de Hammurabi aussi, qui "n’est pas seulement une œuvre exceptionnelle par sa conservation mais aussi par son contenu qui a été réutilisé pendant plus de 1 000 ans". Mais personne ne propose d’apprendre le mésopotamien pour cette raison ;¤)

    Par exemple les espérantistes sont préoccupés de pouvoir parler une langue neutre dans un état d’esprit égalitaire.

    Certains, oui. D’autres l’utilisent pour communiquer, comme moi-même à mes 20 ans :¤)

    Mais ça ne marche pas ainsi. Tout pôle dominant exporte sa langue, cela a fonctionné ainsi depuis la nuit des temps et ce n’est pas près de s’arrêter.

    Ça me surprend toujours, quand les habitants des pays avec une tradition de la démocratie défendent les rapports de force dans le domaine des langues... Si on proposait d’abolir la Sécu et se dém... euh, se débrouiller chacun pour soi, il y aurait beaucoup de protestations. Mais dès qu’il s’agit des langues, nombreux sont ceux qui se mettent à plat ventre devant le plus fort. Comme l’a dit un sage, « si tu rampes comme un insecte, ne t’étonne pas qu’on t’écrase ».

    Si parler l’anglais ne me dérange pas je serais en revanche atristé de voir la langue française s’appauvrir progressivement pour devenir au fil du temps pour devenir une langue de deuxième catégorie.

    Et pourtant, ceci explique cela. Une culture qui domine uniformise le monde. Tenez, un peu de lecture (non obligatoire) : une nouvelle de Poul Anderson, un des rares écrivains qui soignent la question linguistique dans ses oeuvres. C’est de la science-fiction, mais très « réaliste » sous plusieurs aspects.
    http://skirlet.free.fr/Maintendue.rtf

    L’espéranto amusera sans doute beaucoup de monde, et tant mieux, mais je n’entrevois aucun avenir sérieux à cette langue.

    C’est quoi le « sérieux » ? L’espéranto peut exprimer tout ce qu’il faut, et l’aspect ludique ne gâche rien. Et son gros avantage, c’est d’être une langue vivante, avec les gens qui le parlent réellement et non en théorie. Avec une modestie sans bornes qui est la mienne :¤D, je peux dire que j’ai étudié ET le latin ET l’espéranto, et rien ne vaut une expérience. Comme le disait un autre sage, « Grau, teurer Freund, ist alle Theorie, Und grün des Lebens goldner Baum » (Mon bon ami, toute théorie est sèche, et l’arbre précieux de la vie est fleuri).

    Si un chef d’Etat maitrisait le latin, une langue réputée difficile, cela signifierait qu’il a aussi le niveau pour s’exprimer correctement dans sa propre langue.

    Le hongrois est encore plus difficile, mais je ne sais pas si notre président le maîtrise :¤) Blague à part, la maîtrise d’une langue « difficile » ne signifie nullement la maîtrise de sa langue maternelle, et puis chacun son métier.

    Voila aussi pourquoi je trouve intéressant qu’une langue internationale ne soit pas si facile d’accès. Un peu de barrières permet aussi de se prémunir contre les fumistes, ce qui n’est franchement pas plus mal.

    Je crains de ne pas comprendre ce passage. Une langue internationale, c’est pour les peuples, pour la communication à tout niveau, pour les doués et moins doués en langue, et non pour quelques personnes triés sur le volet (ça se passe déjà avec l’anglais, car si beaucoup l’étudient, peu le maîtrisent vraiment). Quant aux fumistes, le polyglottisme n’est nullement un gage d’intelligence.

    Au fait, ce comparatif entre le contenu en latin et en espéranto ? J’attends impatiemment...



  • skirlet 4 août 2009 11:42

    Cascabel, merci pour votre compréhension.

    Le français... je laisse la parole aux autres :

    la langue française est elle-même artificielle. D’abord, par son orthographe. Prenez le mot doigt. Jusqu’au XVIe siècle, ce mot s’écrivait doi. Puis, les clercs qui copiaient les textes ont décidé d’aligner le mot sur son parent latin, digitum, ce qui a donné doigt. (Les mauvaises langues ont suggéré qu’étant payés à ligne, les copistes avaient intérêt à allonger les mots !) De plus, pour des raisons esthétiques et mercantiles, les copistes ont souvent doublé des consonnes, puisque les longs traits des f, des s, des t et des p donnaient du cachet aux manuscrits. Ou le mot huile : il s’écrivait uile, mais les copistes y ont ajouté un h pour le différencier du mot « ville », qui s’écrivait alors uile,
    avant l’introduction de la lettre v. Ou le s de temps, qui ne sert qu’à rappeler tempus... la liste de caprices inutiles est longue !

    Et ce n’est qu’au XVIIe sièce que l’Académie française a fixé le véritable usage du français, soit celui « qui distingue les gens de lettres d’avec les ignorants et les simples femmes ». Eh oui ! L’Académie l’a écrit noir sur blanc... Ce standard édicté par l’Académie a ensuite été utilisé pour l’enseignement du français dans toute la France. Malgré tout, à l’époque de la Révolution, le français n’était vraiment parlé que par 10% des Français. On pense qu’environ 25% des Français ne le connaissaient pas du tout. Ils parlaient surtout leur langue locale : basque, corse, gascon, etc. Dans les années 1790, « en vue de mieux faire connaître la langue française à tous les petits Français, il avait pourtant été décidé de mettre dans chaque école un maître pour l’enseigner, mais on n’avait pas pu trouver assez d’enseignants connaissant suffisamment la français. On crée alors les écoles normales d’instituteurs, destinées à apprendre le français à ces derniers. » (L’Aventure des langues en Occident, H. Walter).

    L’espéranto n’a pas suivi le chemin tortueux de l’évolution linguistique ? Tant mieux, sinon il serait rempli d’exceptions et autres incohérences, et en étant la langue d’un peuple, il ne serait point neutre.

    Autrement dit il ne s’agit pas de placer la facilité de la langue en avant mais sa richesse, sa précision et son attractivité.

    L’attractivité, il faudrait que vous m’expliquiez le sens de ce terme. Quant au reste, l’espéranto est facile, riche et précis. Un exemple : en français, on dit « le chat saute sur la table ». En espéranto, on peut dire « la kato saltas sur la tablon » (le chat était ailleurs et, en sautant, il a atterri sur la table) et aussi « la kato saltas sur la tablo » (le chat s’y trouve déjà et fait des bonds sur la table sans la quitter). Ça c’est pour la précision (je pourrais donner plein d’autres exemples). Je ne vais pas approfondir les détails sur la richesse et la facilité, mais les infos se trouvent facilement sur la Toile.

    Si vous dites : apprenez une langue artificielle pour contre-carrer l’anglais, tout le monde s’en fichera car cela ne parlera à personne.

    Présenté comme ça, il est vrai que c’est pas vraiment sympa. Mais « apprenez une langue facile à maîtriser, pour atteindre un minimum fonctionnel en peu de temps et communiquer à l’égalité, car chacun fait un pas vers l’autre, sans imposer sa langue ni se trouver en position d’infériorité », c’est mieux.

    Je vous rappelle également que sur les sites des Académies il est écrit que le but d’apprentissage des langues à l’école, c’est avant tout la communication (eh oui, pas la civilisation ou autre chose). Donc, pourquoi ne pas utiliser une langue créée exactement pour ça, et avec le temps libéré, étudier une langue et une civilisation qui nous intéresse ?

    Cela à été rendu possible car derrière les quelques décennies de l’existence de ce pays vous avez des bases solides, une croyance partagée

    Proposer le latin dans ce rôle, c’est insister que la croyance partagée soit le catholicisme. Je doute que cela marche, la catholicisme ne fait pas rêver les foules.

    L’espéranto (contrairement à l’anglais, au français, à l’ italien, au latin, etc) manque de contenu

    Euh, pouvez-vous faire une analyse comparative entre le contenu en latin et en espéranto ?..

    Pour les juifs, je maintiens, c’est avant tout une religion qui a fini par devenir ethnique.

    C’est une question complexe pour les Juifs eux-mêmes, et ils seront ravis d’apprendre que vous avez la réponse :¤)

    Et qu’on le veuille ou non une langue s’accompagne d’une nécessité, pas d’une facilité.

    Là, je ne suis pas d’accord. Je connais plein de cas où une langue nécessaire est peu ou pas apprise, et inversement, une langue est étudiée avec application sans aucune nécessité dans le sens habituel du terme. J’avais des correspondants en espéranto de plusieurs pays (après quelques mois seulement, je pouvais m’exprimer avec une facilité étonnante, tandis qu’après 8 ans du français j’arrivais à peine pondre quelques phrases mal foutues), et cela m’a donné envie d’apprendre certaines langues de mes correspondants, par exemple le polonais et l’italien. Je n’en avais aucun besoin, les manuels étaient durs à trouver, et pour aller à l’étranger... En URSS, si on n’était pas un « privilégié », on en avait autant de chances que d’aller sur Mars. Pourtant, je suis arrivée à une bonne maîtrise de ces langues (le polonais, c’était un très bon niveau ; en italien, je lisais des livres sans dictionnaire mais je parlais très difficilement).

    On apprend l’anglais non pour sa facilité (là dessus nous sommes d’accord) mais pour des raisons pratiques.

    « On » apprend l’anglais, parce qu’il est imposé dans les établissements scolaires. Car nul besoin de le potasser pendant des années pour trouver quelques renseignements sur la Toile. L’anglais étant absent de ma scolarité (j’ai fait mon choix en faveur du français), je l’ai travaillé un mois avec un manuel autodidacte + deux semaines de cours, c’est suffisant pour les besoins (oui, il m’arrive de chercher l’info sur les sites anglophones).

    Enfin je n’apprendrais pas le latin ou une autre langue tant que je n’y vois pas la nécessité.

    Même pas au nom de votre idéal ?.. ;¤)

    Aujourd’hui, je serais porté plutôt sur le russe ou le serbe car cela me permettrait de communiquer avec des personnes précises.

    Bon courage :¤))) Et vous les étudiez vraiment ?



  • skirlet 4 août 2009 11:11

    Oui, et à score égal. Comme on le disait chez nous, « c’est l’amitié qui a gagné » :¤)



  • skirlet 4 août 2009 11:07

    Donc, en résumant votre prose :

    — la médecine basée sur la science qui dit honnêtement de ne pas pouvoir tout guérir est une escroquerie ;

    — les gus qui prétendent guérir tout (ou presque), y compris l’arthrose et le « cholestérol », rien qu’avec les plantes, sont les héros dont le seul souci est la santé de tous.

    C’est vachement logique :¤)))

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