Indépendance, encore une fois pour ceux qui ont des difficultés à lire le français : je suis née en URSS, j’ai vécu dans ce pays jusqu’à l’âge de 28 ans, et ce ne sont pas vos liens de la Wiki qui peuvent remplacer ma propre expérience. Je suis parfaitement au courant de l’organisation administrative de l’URSS, il ne fallait pas vous donner cette peine, car on l’a appris (et souvent révisé) depuis le primaire. Il se trouve également que je suis originaire de l’Ukraine. La famine, c’est bien réel... ma grand-mère qui racontait sa terreur à cause de la loi dite "des cinq épis" - les gens qui venaient ramasser les restes du blé sur les champs DÉJÀ moissonnés et pris sur le fait étaient envoyées dans les camps, si un zélateur ne les fusillait pas sur place (ce qui était permis). Je ne pense pas que cette femme simple, qui savait juste lire et écrire, aurait sciemment menti pour des raisons obscures... d’autant plus qu’il y a bien d’autres témoignages.
En parlant des temps moins reculés : en effet, je ne me souviens pas le tapage sur les doigts. C’est juste que les écoles enseignaient en russe... et les universités aussi. Sauf en Ukraine de l’Ouest, annexée bien plus tard et qui a cher payé sa résistence. Même maintenant, la situation linguistique en Ukraine n’est pas simple... Le vrai bilinguisme n’est pas au rendez-vous, malgré la grande proximité entre deux langues, malgré votre théorie "fokon yaka".
Petite remarque : comme j’ai vécu en URSS la majeure partie de ma vie, je peux vous assurer qu’entre le discours officiel sur les langues "amies" et la réalité il y avait un gros décalage. Aucune langue n’est disparue ? Evidemment, parce que personne ne l’a confirmé officiellement Pas envie d’entrer dans les détails, ce serait trop long, mais vous ferez mieux de ne pas fantasmer sur les régimes cocos, en pensant que c’est le parangon de la préservation linguistique.
Une chose était frappante , c’était la beauté , la pureté , la précision et l’extrême musicalité de la langue française telle qu’elle était parlée par ce compositeur .
Déjà, je suis très sceptique devant la tournure "la pureté d’une langue"... Et si ça se trouve, un gars du 18e siècle, après avoir entendu parler ce compositeur, aurait dit "quelle horreur, il a transformé notre belle langue en sabir !"
Le problème de l’esperanto est qu’il n’est pas réellement vivant en ce sens que , comme langue de synthèse , il n’est pas le résultat d’une évolution
Si, justement. Une brochure toute fine est devenue une langue réellement parlée, et son évolution a été faite par les locuteurs. C’est une langue riche, un exemple est ici : http://www.russievirtuelle.com/locutions/index.html (trilingue).
qu’il ne peut par définition pas évoluer localement , sauf à devenir incompréhensible par certains de ses locuteurs
Une langue n’est pas obligée de se développer localement. L’espéranto reste stable à cause de la très grande diversité de ses locuteurs, avec les origines ethniques variées, mais cela veut-il dire que cette langue n’évolue pas ?
Néanmoins , la fixité de cette langue empêche l’évolution d’agir sur elle , et donc empêche son amélioration et par conséquent diminue sa compétitivité !
De quelle fixité parlez-vous ? Il n’y a que 16 règles de grammaire en espéranto. Doit-il développer les exceptions ? De l’autre côté, les exceptions des langues "naturelles" sont apparues il y a bien longtemps, et depuis belle lurette aucun verbe irrégulier ne s’est formé en français - tous les verbes nouveaux appartiennent au premier groupe, sauf le verbe "alunir" qui, lui, appartient au deuxième. En même temps, quelqu’un qui propose d’écrire "caillous" sera presque lapidé pour avoir porté atteinte à la "pureté" de la langue française L’espéranto permet une grande créativité à l’intérieur de ces (peu nombreuses) règles.
Enfin, voici quelques liens, libre à vous de les visiter (ou pas) et creuser la question (ou pas)
Marc P : ne le prenez pas mal, mais j’ai horreur des Français masochistes qui rabaissent leur propre langue. L’Académie n’a aucune incidence sur le français, vu qu’elle ne fout rien du tout, sauf pondre des discours ampoulés, et les utilisateurs la développent... en la parlant.
De plus c’est une langue monotone (monocorde) sans accent tonique pertinent, en somme peu mélodieuse...
Le français n’est pas une langue monotone. Il faut être vraiment débile pour affirmer une chose pareille !!!
Si pour vous la "phonéticité" est le seul critère d’une langue vivante, alors l’anglais est complètement mort, car il ne possède de règles de prononciation, tout est entièrement arbitraire, et l’espéranto est très vivant, car le plus "phonétique" (alphabet appris, on sait immédiatement lire). je crains que l’esperanto ne s’accorde pas de telles libertés...
On dit que la maîtrise du français exige en moyenne une année et demi d’école de plus que pour les élèves de pays non francophone...
Vérifiez vos sources. Le français exige un an et demi EN TOUT pour un écolier francophone. L’anglais exige 3 ans (et encore...)
Mais je n’ai aucune envie de lire shakespeare ou victor hugo en espéranto...
Parce que vous lisez Shakespeare en VO sans problème ? De plus, vous n’avez jamais essayé de lire en espéranto.
La langue française barre la route à bien des personnes très capables mais en difficulté inutile avec cette langue nationale.
Pour votre gouverne, les taux de dyslexie chez les anglophones est bien plus élevé que chez les francophones.
Quant à la créativité... le français en offre des possibilités, mais avec les gens comme vous, qui ne fatiguent pas la cervelle pour créer des mots mais attendent les anglicismes pour les utiliser, c’est pas gagné. Comme le dit le proverbe russe, "n’accuse pas le miroir si t’as la gueule de travers".