@REMY Ronald Vu que l’Ukraine est une formation artificielle, comme je l’ai déjà dit plusieurs fois, il ne me semble pas essentiel de garder son « intégrité territoriale », le mantra et le prétexte des « extérieurs » pour fustiger la Russie. Quand les gens ne peuvent pas vivre ensemble, ils se séparent (voir la Tchécoslovaquie). La Crimée n’est pas l’Ukraine, ses habitants n’ont jamais digéré le rattachement à l’Ukraine décidé par une seule personne — Khrouchiov (cette écriture se rapproche au maximum de la prononciation VO) — en violation des lois en vigueur à l’époque. Même sur Wikipédia politiquement orienté on peut lire l’histoire de la Crimée et se rendre compte qu’elle n’est pas ukrainienne. Le Donbass aurait pu rester en Ukraine en tant que région autonome il y a 5 ans, et maintenant j’ai des doutes. Pour cesser la guerre, c’est simple : retirer l’armée, laisser le Donbass tranquille dans ses frontières administratives. Ses habitants n’iront sûrement pas guerroyer en Galicie... Si ce pays était dirigé par les politiciens qui désirent réellement la paix, ce serait déjà fait. Mais la guerre permet de quémander et détourner beaucoup de pognon, sans parler d’ukronazis qui sont des gens... spéciaux. Et en plus, armés et devenus pratiquement incontrôlables. Je comprends (sans aucunement approuver) les raisons géopolitiques qui poussent les EUA à créer des foyers de guerre partout sur la planète. Mais je ne comprends pas l’attitude de l’UE qui laisse croître un gros foyer du nazisme juste à côté... Donc, l’UE est dépendante des EUA à ce point-là. Et donc, une autre chose à faire : s’affranchir des États-Unis et restaurer l’indépendance des États européens.
Mais dans le contexte actuel, ces deux solutions relèvent plutôt de la science-fiction...
@REMY Ronald Il se peut que je n’ai pas été très claire, mais je précise : non, je ne vis pas dans le Donbass. J’y suis née, j’y ai fait toutes mes études et sept années de carrière professionnelle après avoir obtenu mon diplôme de médecin, ensuite le hasard a fait que je vis en France. Mais le Donbass est ma patrie, avec tout ce qui va avec, surtout à l’époque des nouvelles technologies. Le retrait du russe en tant que langue officielle n’était pas une « erreur », le mot est trop faible, et en plus c’était une volonté bien établie venant des ukronazis galiciens. Il ne faut pas minimiser de telles choses. Ces nazis ont été la force motrice du Maïdan et non les simples profiteurs, ils ont été formés, armés, encouragés par l’extérieur (lequel, je l’ai déjà dit). Je rappelle que les habitants du Donbass ont demandé une autonomie (!) pour continuer à parler russe. En réponse, le gouvernement issu du coup d’État a envoyé l’armée. Le pouvoir kievien n’applique toujours pas les accords de Minsk qu’il avait pourtant signé. Mais l’UE ne met pas une pression digne de ce nom sur l’Ukraine. Pourquoi ? Parce que un foyer « chaud » à côté de la Russie arrange les EUA et ses partenaires occidentaux du monde entier. Et la question linguistique ne s’arrange pas (cf. la loi qui expurge de l’enseignement toutes les langues, sauf l’ukrainien). Je précise également que les chiens de guerre sont les ukronazis. Car, voyez-vous, aussi bien dans le Donbass qu’en Russie le nazisme est très fortement désapprouvé. Personne n’appelle à pendre tous les Ukrainiens. À Moscou, l’hôtel « Ukraine » est bien entretenu, le monument du poète ukrainien Taras Chevtchenko devant cet hôtel a été restauré... C’est juste un exemple parmi tant d’autres. L’Ukraine « décommunise » les rues, les villes etc., la Russie ne « déukrainise » rien. Mais les médias français offrent une image très déformée de la situation. Et comme les médias sont le reflet de la politique officielle du pays, il ne faut pas s’attendre à ce que l’UE agisse de façon raisonnable. P.S. Je ne traque pas les fautes du français, j’en fais moi-même bien suffisamment. Mais je pense qu’il faut faire un petit effort pour les noms propres.
@Christelle Néant Je dirai même plus : c’est Staline qui a fait transférer la capitale d’Ukraine de Kharkov à Kiev pour des raisons politiques en 1934.