J’ai grandi dans le pays où se faire remarquer entraînait des conséquences encore plus désagréables. J’ai appris à lire à 3 ans (d’accord, c’est loin du petit Coréen surdoué ), ensuite mes parents m’ont freinée autant qu’ils ont pu. J’ai demandé d’apprendre l’alphabet latin (celui de ma langue natale est cyrillique) - c’est non. Alors je me suis mise à déchiffres les lettres par mes propres moyens. Apprendre les chiffres, le calcul - toujours non. En classe (équivalent du CE1) j’étais souvent punie, car d’autres apprenaient péniblement à lire, et je finissais la lecture d’un texte en quelqes minutes, ensuite je l’écoutais plus. Il y a de quoi s’ennuyer... Sauter une classe, c’est encore une fois "non" de la part de la direction. Ma foi, je peux dire que j’ai tout fait pour m’adapter. Elève tranquille, avec de bonnes notes... mais là aussi, j’ai dû choisir "notes ou copains". Comme les copains ne vivraient pas ma vie à ma place, et comme j’ai déjà choisi mon futur métier à l’âge de 7 ans, j’ai choisi les notes et j’ai passé les 10 ans de ma scolarité dans la peau du bouc émissaire. Chaque jour (avec une semaine de 6 jours, seul le dimanche était férié) il fallait faire un effort colossal pour aller à l’école, supporter des moqueries et parfois des coups. Non, ce n’est pas toujours la bénédiction d’être précoce, même à un niveau relativement faible, comme le mien.
J’ajoute que la psychologie n’existait pour ainsi dire pas, considérée comme "fausse science bourgeoise", et aucun réseau n’était prévu pour aider ces enfants. L’article m’a fait remonter bien de souvenirs, merci, cher auteur...
J’aurais pu faire appel à l’indulgence... au fond, c’est triste de voir une personne qui a besoin de taquiner une minorité, uniquement dans le but d’attirer l’attention sur sa personne qui n’intéresse pas grand-monde ; qui se démultiplie pour créer l’impression de ne pas être seule ; qui est réduite aux attaques personnelles toujours dans le même but - attirer l’attention ; qui essaie de détourner le trafic vers ses blogues pathétiques et, encore une fois, attirer l’attention... J’aurais pu, mais non. Même si l’on dit на больных не обижаются, а с дураками не спорят. Et notre Aspinou, si mignon et attendrissant qu’il est, ne m’incitera pas à venir sur ses blogounets, ma charité ne va pas jusque là
Je peux en rajouter, je croyais avoir amplement démontré mes aptitudes en ce domaine...
Meuh bien sûr, on sait déjà, à quel point vous êtes mignon Et attendrissant avec ça, comme un gamin de la grande maternelle qui a appris quelques gros mots et l’opération "copier-coller" sur l’ordi scolaire... et maintenant il trépigne à montrer ses nouveaux acquis (+ quelques rudiments d’anglais, en s’imaginant que les autres ne le connaissent pas, et qu’avec ça il a déjà appris la langue) à tout le monde. Avec le temps, il apprendra peut-être de bonnes manières, mais rien n’est moins sûr. Ce qui ne l’empêche pas d’être si ravissant, à ce joli coeur
"personne" ne le parlant, difficile de casser le cryptage
Vous n’avez pas tout compris, notre mignon. Premièrement, le fait d’utilisation de l’espéranto (à la différence avec l’histoire du navajo) n’est pas caché. Deuxièmement, avec sa grammaire contenue en 16 règles, il est facile à n’importe quel décrypteur de l’assimiler. Troisièmement, cours, manuels, dictionnaires etc. sont accessibles partout, y compris gratuitement sur la Toile (à la différence du navajo), et il est très facile de déchiffrer n’importe quel texte - avec un dictionnaire, soit, mais tout de même.
En plus, vous continuer à prendre les Asiatiques pour les demeurés qui n’ont jamais vu une seule racine latine de leur vie...
C’est un exemple quand l’espéranto sert réellement de langue pont, y compris en Asie.