« vrai çà mais les blessés d’Azovstal ont préféré se rendre en attendant une reddition massive. » ___________
Admettez quand même que le fait que l’Ukraine peine devant l’armée russe n’a en soi rien de surprenant, ce qui est en étonnant, ce sont les déboires des Russes face à la petite Ukraine. Nous avons tous jugé l’armée russe à l’aune de sa principale rivale, c’est-à-dire l’armée américaine. De ce fait nous nous étions tous attendus à voir les Russes conquérir l’Ukraine en quelques semaines. Nous nous disions que les vrais problèmes commenceraient comme d’habitude, après la victoire... Mais qui aurait imaginé que la Russie se retrouverait si vite en si mauvaise posture, qu’elle devrait se replier vers l’est et changer radicalement de stratégie ? Pire, qui s’attendait à entendre M. Poutine, à ce point traumatisé par l’ampleur de son échec, brandir comme un désespéré la menace d’un suicide collectif nucléaire ?
Les humains ne font jamais rien sans intérêt or quel serait l’intérêt des Russes de transformer cette guerre en holocauste nucléaire ? Si la Russie était acculée à une défaite en Ukraine, elle aurait le choix entre ne pas utiliser l’arme atomique et vivre sans l’Ukraine, ou alors utiliser l’arme atomique et se passer de l’Ukraine quand même, vu que tout le monde crèverait. Quel serait l’intérêt pour eux ?
Je crois que la Russie peut parfaitement perdre la guerre sans pour autant disparaître de la carte. Même M. Poutine peut sauver son poste en présentant une vraie défaite en pseudo victoire. Alors que s’il fait usage d’une arme atomique, autant tirer tout de suite une balle dans la tête de chacune de ses filles pour leur épargner une mort atroce.
Disons plutôt qu’il agit moins qu’il ne parle, parce que pour ce qui est de parler...
Il n’a pas fait campagne, il ne s’est pas donné la peine d’imaginer un programme et n’a même pas cherché à défendre tant soit peu son bilan. On aurait presque pu croire qu’il savait avant tout le monde que Mme le Pen et M. Mélenchon créeraient pour lui dans les sondages la configuration politique idéale pour que sa candidature devienne le point de ralliement de tous ceux qui ne voulaient ni d’extrême droite, ni d’extreme gauche.
Si M. Mélenchon était arrivé deuxième, Marine le Pen aurait fait miroiter à ses électeurs un troisième tour où elle deviendrait premier ministre, mais comme c’est Mme. le Pen qui s’est retrouvée au deuxième tour, ce fut au candidat d’extrême gauche de s’y coller. Et bien sûr, tout s’est passé comme prévu : 59% sans coup férir ! Une mécanique bien huilée...
Je pense qu’en 2027 Macron présentera son chien. Les sondages diront que le chien est à 25% devant le Pen et au coude à coude avec le vieux Mélenchon. Et vous verrez que les 30% de Français qui ne veulent ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche, voteront pour le chien. Après quoi, lors du débat, Marine Le Pen perdra opportunément tous ses moyens, ne sachant répondre que euh... et mais... aux aboiements du chien. Les médias diront que le chien a brillamment dominé le débat, ils salueront sa sincérité, sa cordialité, le sentiment de bienveillance dans son regards. Ils diront que le vote canin procède d’un désir des Français de renverser la table. Mélenchon appellera quant à lui à un troisième tour pour les législatives et le chien deviendra président, sans programme ni campagne, juste par le « hasard » d’une bonne configuration dans sondagière.
Et après ça on se moquera de la démocratie russe où M. Poutine n’a à chaque fois que les communistes pour opposants.