Ma remarque ne visait pas spécifiquement le cas DSK, parce que de DSK, je m’en fout comme de mon premier pipi au lit. De toute façon, même sans cette histoire, je n’aurais pas voté pour lui : je suis un homme de gauche moi. Maintenant, ce n’est pas parce qu’il est un millionnaire et un libéral acharné qu’il n’a pas droit à un minimum de justice. Les socialistes de l’époque, qui refusaient la soutenir la révision du procès de Dreyfuss sou prétexte qu’il était un bourgeois me donnent la nausée.
Imhotep et Jeolim, êtes-vous naïf au point de nier la réalité ?
La théorie, c’est la présomption d’innocence et la charge de la preuve incombant à l’accusation.
Allez donc un peu voir ce qui se passe dans les postes de police et à la gendarmerie. Intéressez-vous un peu à la population des maisons d’arrêt. Parlez à des avocats pénalistes.
Vous apprendrez que la réalité est tout autre, il y a, pratiquement, présomption de culpabilité et la charge de la preuve incombe le plus souvent à la défense, par exemple en ayant l’obligation de fournir un alibi, même en l’absence de preuves formelles de la part de l’accusation. Observez le nombre de gardes à vue (c’est à dire, stricto sensu, de détentions) qui ne sont suivies d’aucune mesures juridiques ensuite, il s’agit simplement de détentions arbitraires.
On peut espérer (il n’est pas interdit de rêver, enfin, pas encore) qu’avec la présence d’avocats dès les premières heures de garde à vue, ces pratiques moyenageuses disparaitront.
Et je pense, comme je l’ai déjà écrit, qu’aux USA c’est encore pire. La-bas, la police tire d’abord et pose les questions ensuite.
@ l’auteur qui dit : « ...sinon on ne peut arrêter et interroger une personne considérée de fait comme innocente. »
Je ne suis pas sûr qu’à Outreau on partage votre point de vue !
Croyez-moi, il y a un nombre non négligeable d’innocents qui sont arrêtés et détenus un certain temps, en tout cas en France, et je n’ai pas vraiment de raison de penser qu’il en est différement aux USA, au contraire, je pense que c’est pire.
Remplacer un libéral certes, mais ruant parfois dans les brancards, par une parfaite potiche* est un coup de maître. On manipule bien plus facilement les incompétents.
* Son incompétence en matière économique est devenue proverbiale. Il est vrai qu’elle parle parfaitement l’anglais et qu’aux yeux de Sarko, qui, malgré son admiration béate des USA, n’est jamais arrivé à l’apprendre, cela doit passer pour un signe de grande intelligence.
2- « Une présidentielles n’est pas un concours de popularité »
Effectivement, des présidents impopulaires ont été réélus. Mais le cas Sarko est différent, impopulaire, bien sûr, mais aussi détesté, voire haï par une majorité de français, et ça, c’est totalement nouveau.
Lui, qui, comme un petit garçon, voudrait tant être aimé, il est détesté. Alors il compense son manque affectif par une passion pour le fric. Pauvre type !