Olivier, quant à l’inégalité, il me semblait pourtant avoir été clair avec mon dernier paragraphe : "Maintenant, tout ce que je dis plus haut, c’est dans le cadre du
système économique actuel, système totalement injuste, que je récuse
absolument, mais il me faut bien composer avec.".
Je me suis contenté de décrire ce qui existe, sans parler de ce qui est, à mes yeux, souhaitable (ce souhaitable, pour moi, ne peut exister que dans un tout autre système socio-économique). Même si je fais partie des privilégiés (retraité, j’ai un niveau de vie tout à fait convenable) je ne cautionne pas pour autant un système injuste, qui oblige ceux qui ont beaucoup et longtemps travaillé à vivre une retraite de misère. Je ne soutiens absolument pas un système qui réserve les gains de productivité à une minorité.
Je suis pour la destruction d’un système social et économique qui conduit l’humanité à grandes enjambées vers sa perte.
Mais je pose une question : Que faire ? (Quelqu’un s’est déjà posé cette question au début du XX siècle et la réponse que ce quelqu’un a donnée n’a pas vraiment fait preuve d’efficacité réelle).
Une révolution ? Pourquoi pas, mais imaginons simplement les réseaux électriques à plat pendant 3-4 jours, c’est la famine assurée à court terme et le peuple courant à des solutions fascistoïdes (j’assume le néologisme) pour en sortir. Le Chili de Pinochet en est un bonne exemple, encore que, Allende ne faisait pas la révolution, mais des réformes fondamentales.
Le réformisme plan-plan ? À voir la trahison d’un parti comme le PS, une impasse.
Alors, un réformisme pur et dur ? La revendication de prise du pouvoir, mais pour un changement radical de société, dans un cadre démocratique. Oui, mais comment se protéger des dérives de type PS ?
Bon, votre interpellation m’amène à des considérations qui dépasse, et de loin, le problème des retraites.
C’est exactement ce que je voulais exprimer en disant que les fonds de pension sont la mise en musique de la retraite par capitalisation. Ce sont des outils permettant d’investir les capitaux épargné par les cotisants. Maintenant, il y a fonds de pension et fonds de pension. Ceux, anglo-saxons, de type plutôt spéculatifs et qui sont dangereux, ceux, plutôt Europe continentale, qui sont (étaient ?) soumis à un contrôle assez strict quant aux investissements admis.
J’ai suivi votre lien concernant le Chili, je dois dire que bien loin de pencher vers la répartition (comme vous semblez le penser) le Chili va, à court terme, vers un système de capitalisation pur. Je cite : "Au Chili, l’ancien système par répartition, qui n’a pas accepté de
nouvelles adhésions, est en voie d’extinction. Il a été décidé que le
système à capitalisation intégrale serait obligatoire pour les nouveaux
actifs et facultatif pour les personnes en activité."
Bon, maintenant il faut raison garder, la capitalisation n’est pas le mal absolu et la répartition la panacée universelle. La répartition résiste bien à l’inflation et à l’accroissement du niveau de vie général, par contre ce système est extrêmement sensible à la pyramide des âges, sensibilité tempérée, il est vrai, par l’accroissement de la productivité. Inversement, la capitalisation résiste mal à l’inflation et aux aléas économiques mais supporte relativement bien le vieillissement de la population.
Mieux que le Chili, il me semble qu’il existe un système bien meilleur aux portes de la France. En Suisse, la retraite repose sur 3 piliers : 1) Un système étatique, par répartition assure le minimum vital à tout retraité. 2) Un système mutualiste ou privé, par capitalisation, complète 1) jusqu’à (sauf erreur de ma par) 60% des derniers salaires 2) L’épargne personnelle en vue de la retraite qui bénéficie, au long de la carrière, d’allègements fiscaux assez importants. Cette construction de type horloger (MDR) permet peut-être de réunir les différents avantages de la répartition et de la capitalisation sans en avoir trop les inconvénients.
Maintenant, tout ce que je dis plus haut, c’est dans le cadre du système économique actuel, système totalement injuste, que je récuse absolument, mais il me faut bien composer avec.
Auparavant, j’étais totalement opposé au zinc Sarkozy-air-force. J’ai maintenant changé d’avis, il faut au contraire accélérer la livraison du magnifique jouet à Sarko et si ce pouvait être un Tupolev, ce serait encore mieux !
chapichapo, ta remarque me fait penser que tu n’as jamais mis les pieds aux USA, parce que tu y aurais vu non pas seulement la pauvreté mais aussi la misère, tu aurais vu les mendiants agenouillé dans les rues de NY et implorer les passants pour obtenir à manger. Bon, je t’accorde qu’en parallèle, il y a Miami Beach et ses « adults cummunity », mais c’est bien ce que je disais : l’obésité pour une minorité.
Quant à Hong Kong, même si j’y ai passé 3 jours il y a moins d’un mois, je ne peux pas dire que je connais vraiment. Mais je n’ai pas eu vraiment l’impression que tout le monde y est riche, au contraire.