@Maxim, vous aviez 26 ans en 68, alors nous avons le même âge. J’ai un peu participé "aux événements" de 68, je dis un peu, parce que je me suis très vite rendu compte qu’ils s’agissait essentiellement d’une jeunesse bourgeoise qui jouait "sérieusement" aux révolutionnaires et que papa/maman se disaient : "ce n’est rien, il suffit d’attendre que la rougeole se passe". La suite leur a donné raison, la rougeole a passé, et fiston/fifille est revenu(e) bien tranquillement manger la soupe si savoureuse de la bourgeoisie.
Quand à dire si je crois encore au grand soir, pas vraiment. Je pense que nous ne sommes qu’au tout début d’une crise de première grandeur du capitalisme. Sera-t-elle la crise finale, je n’en sais rien, absolument rien.
Par contre, je pense que lorsque le nombre de chômeurs aura doublé, que la déflation aura fait baissé les salaires (et par conséquent augmenté le poids des dettes), que la précarité sera le lot d’absolument tout le monde, cela ne passera pas facilement et que la rue va être mobilisée. Ma seule crainte, c’est que cela débouche sur des solutions autoritaires comme on les a vues le siècle dernier en Allemagne, Italie et dans la France de Vichy. Les nantis aux abois n’ont strictement aucun scrupule pour conserver leurs privilèges. Mais j’imagine que vous n’avez pas cette crainte, bien au contraire.
Un petit préambule : Je ne suis pas membre du PS, donc, à priori, je devrais m’en foutre. Mais il se trouve que le PS, que cela plaise ou non, est un des rouages de la société française, alors, j’ai envie de donner mon avis.
@Dider Couineau qui dit : ".... chacun son idée sur la crédibilité de telle ou telle candidature. Mais, si effectivement vous pensez qu’aucune candidature ne pouvait s’imposer, il y avait au moins une candidature légitime, celle du premier secrétaire du Parti ... ."
Effectivement, je partage ton avis. Rappelons peut-être que l’on doit la candidature de Royal à un différent conjugal avec Hollande et à son désir, non pas d’avenir, mais de faire bisquer son compagnon. Puis, Royal prise en charge par les médias (là, je te rejoins tout à fait) il est advenu ce que l’on sait.
Mais il est navrant de constater qu’une brouille strictement privée fini par abattre un parti politique.
Pour finir sur une note, disons, humoristique. Lorsque je vois qui est vraiment sÉGOlène, je comprends parfaitement qu’il ait eu envie d’aller voir ailleurs. Je lui trouve d’ailleurs bien du mérite (ou de l’inconscience) d’avoir résisté si longtemps.
Ne vous réjouissez pas trop vite Calmos.
Compte tenu de l’exaspération de la population à l’égard de Sarko et Cie et de l’absence totale de solution politique par déliquescence du PS, c’est sans doute dans la rue que la chose se réglera. Dans la mesure où cela ne conduit pas à trop de violence physique, je n’y suis pas farouchement opposé.
Une grêve générale serait un bon moyen de dire : ASSEZ, ARRÊTEZ DE JOUER AVEC NOS VIES.
Tout à fait d’accord, c’est vrai match vraiment nul.
Et pendant ce temps :
. les gens (ceux qui ont la chance d’avoir un emploi) ont de plus en plus de peine à finir le mois,
. le chômage augmente,
. les SDF sont de plus en plus nombreux,
. etc.
Pendant ce temps là, les Royal, Aubry et autres Delanoe continuent leurs petits jeux délicieusement décadents ! Comme aurait dit mon père, "il y a des coups de pied au cul qui se perdent".
Pendant ce temps là, les Sarkozy, Dati et autres politiques et patrons du CAC40 peuvent continuer à baffrer à s’en faire péter la ceinture, ils ne risquent rien de la part d’une soi-disante opposition.
La crise étend son emprise, c’est peut-être une chance, les gens exaspérés, privés de tout espoir vont peut-être se révolter, passer à la grêve générale. Un peu comme mai 68, mais un mai 68 fait par les travailleurs, pas par les les fils/filles de bourgeois qui, après avoir joué aux révolutionnaires en 68 se retrouvent maintenant parmi les privilégiés.