Quand donc les français se rendront compte que la France n’est plus une grande puissance, pas même une puissance moyenne, pas plus qu’une puissance régionale.
C’est un pays européen moyen, sans plus.
Pas la peine d’en faire un drame. Cela ne manque pas d’intérêt pour la vie des petites gens, bien au contraire. Que je sache, les Suisses ne se plaignent pas trop de n’être même pas un pays moyen, mais un petit pays. Jusqu’à preuve du contraire, ils le vive plutôt bien. Oh, bien sûr, ce n’est pas une ancienne puissance coloniale avec tout le "prestige" que cela comporte, mais cela permet de faire de fructueuses affaires, d’égaux à égaux, avec les anciens colonisés. De même, ils ne se croient pas obligés d’envoyer des troupes un peu partout (ils n’en n’ont pas le droit, neutralité oblige) en Afrique, en Afghanistan, etc, cela évite de trop grandes dépenses.
La France se porterait sans doute beaucoup mieux si elle acceptait son destin de pays moyen.
Cela fait une trentaine d’année qu’un ministre des affaires étrangères (je ne me souviens plus lequel) avait dit : "la France pèse peu". Je crois que maintenant, il pourrait dire "la France ne pèse pas". Et ce ne sont pas les agitations sarkoziennes, qui font rire l’Europe entière qui améliore cet état de fait.
Bon, revenons à nos moutons.
Quoique Obama ait rencontré Sarkozy, je me demande s’il a pu le voir. Obama à l’habitude de marcher dressé du haut de son 1,90 m. (une estimation), comment aurait-il pu voir Sarkozy. Quand à Royal, je me demande même s’il sait qu’elle existe.
Trève de boutades, Obama est resté en France 5 heures, pendant ces 5 heures il a rencontré Sarkozy durant une petite heure. Il venait d’Allemangne où il avait passé 3 jours et avait eu des entretiens approfondis avec plusieurs personnalités politiques.
5 heures pour la France, 3 jours pour l’Allemagne, voilà sans doute ce que pèsent, aux yeux d’Obama, ces deux pays. Alors qu’il se soit inspiré de Royal pour sa campagne, laissez-moi rire.
@l’auteur qui dit : "Les Soviets, c’est le parti plus l’électricité disait Lénine."
Lorsque l’on fait une citation, encore faut-il qu’elle soit exacte ! En réalité, Lénine a dit "le communisme, c’est les soviets plus l’électricité".
Après la mort de Lénine, alors que Trotsky tenait une réunion, il y a une panne de courant. Trotski se serait alors écrié : "Staline a supprimé les soviets et maintenant il coupe l’électricité". Je suis loin d’être trotskiste, je pense que le trotskisme conduirait aux même égarements que le stralinisme (la fin ne justifie pas forcément n’importe quels moyens), mais cela montre peut-être la lucidité de Trotski sur ce qu’allait devenir la révolution Russe.
On nous dit ce jour, de source élyséenne plus ou moins fumeuse, que Sarko et Obama se seraient parlé une demi-heure par téléphone.
Cela pose une question fondamentale, si cet entretien aussi long a réellement eu lieu (ce dont dont on peut raisonnablement douter), en quelle langue s’est-il déroulé ?
Il est de notoriété publique que Sarko ne sait pas l’anglais (il a d’ailleurs échoué à l’examen de l’Institut d’études politiques à cause de l’anglais). Pour Obama, en bon étatsunien qu’il est, je serais surpris qu’il sache le français.
Alors, une demi-heure à articuler péniblement des formules de politesses ? Ou alors un buzz élyséen pour faire un peu mousser Sarko ?
Une demande de rencontre à l’occasion du G20 a bien été faite par Sarko, Obama y a répondu, en substance, "pas maintenant, peut-être plus tard". Ça n’a pas dû faire trop plaisir à l’égo de Sarko.