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Spip

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Infirmier retraité. 63ans, 2 enfants
Intéressé par plein de choses : en ce moment, les liaisons/contradictions possibles entre écologie et économie, la résurgence du sentiment religieux y compris dans ce qu’il a de pire, les éternels rapports hommes/femmes et tout ce qui vient bousculer nos habitudes et le « prêt à penser »
Dernièrement, inquiet par l’atmosphère de guerre civile véhiculée par tous les médias, Internet compris.

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Derniers commentaires



  • Spip Spip 28 avril 2010 01:25

    Les candidats qui se bousculent au portillon en se faisant des croc-en-jambe ça a toujours été une constante à droite (ça le devient à gauche aussi maintenant...) Je n’arrive pas à me souvenir du nom de ce Roi qui disait « Mon Dieu, gardez moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge »

    Réformer la Constitution : quand De Gaulle s’en était fait tailler une sur mesure, Mitterand, dans l’opposition, l’avait appelée « le coup d’État permanent ». Une fois arrivé au pouvoir il s’était glissé dedans, avait pu en apprécier les avantages et s’en était très bien accommodé. Le coup d’État permanent était entériné par celui-là même qui l’avait dénoncé...

    Comme « Voltaire » je ne pense pas que ça passionne les foule aujourd’hui mais combien de tentatives de renforcement de ce pouvoir se sont heurtées au Conseil Constitutionnel ces derniers temps ? La volonté de Debré d’emm... Sarkozy n’est pas la seule explication. Même à droite ça renâcle.

    La personnalisation avant le programme : je suis bien d’accord, c’est la grande misère de la politique en France depuis longtemps ! C’est bien la résultante des prédictions d’un Guy Debord (La Politique du Spectacle-1967) Ce qu’on explique par la « pipolisation » a des causes bien plus profondes et plus anciennes.

    Nous ne sommes pas dans une autocratie au sens strict du terme, c’est vrai, mais dans quelque chose de bien plus soft, à base de grignotages législatifs et de com. massive. C’est tout aussi dangereux voir plus : on endort la révolte possible.



  • Spip Spip 26 avril 2010 01:20

    Le manque de moyens : il était programmé depuis longtemps. En 1972 j’ai pu voir un organigramme à la DDASS où il était écrit noir sur blanc « Infirmier de Secteur Psychiatrique - cadre en voie d’extinction » et on a fermé les dernières écoles en 1992

    Tenter de dépister des maladies le plus tôt possible n’est pas honteux en soi, si c’est pour éviter des traitements lourds, augmenter les chances de guérison et donc au bénéfice du malade.

    Encore faut-il qu’il y ait malade, c’est à dire maladie... Et là, on se rend compte d’une « médicalisation » de beaucoup de choses. Outre ce que vous dénoncez dans votre article, combien de situations qui atterrissent aux Urgences sont très vite psychiatrisées alors que, pour beaucoup, elles n’en relèvent pas vraiment. Un personnel formé à l’écoute (il en reste encore un peu) sait faire la différence.

    Et les effets pervers du DSM se font sentir (catalogue de symptômes + diagnostic « mécanique » = prescription médicamenteuse) Si les labos ont influencé le DSM, il ne faut pas oublier non plus, à l’origine, la pression d’associations américaines de familles de malades mentaux qui voulaient un ouvrage de référence purement technique, débarrassé de toute interprétation, jugement, etc. Résultat : un manuel pour médecins (pas forcément psychiatres) avec une compilation de symptômes à croiser pour établir un diagnostic « neutre » qui évite de donner le moindre sens (c’est évacué) à ce qui arrive à la personne.

    J’ai fais remarquer un jour à un visiteur de labos le prix exorbitant de son dernier neuroleptique. Réponse tranquille « le prix d’une journée d’hospitalisation chez vous, c’est combien ? » Tout était dit !

    Bon, là, même contestable on pourrait être encore, peu ou prou, dans une démarche de soin. Avec Fondamental, on passe à autre chose ! La priorité est purement économique, la personne étant prise en compte, d’abord et avant tout pour le handicap qu’elle pourrait faire subir au système productif. Sa souffrance...

    Quand à tester les enfants dès le plus jeune âge pour en tirer des profils prédictifs, outre l’aberration que cela représente en psychologie, ce n’est encore qu’une tentative de plus de se rassurer par le scientisme (pas la science). On en a vu défiler, depuis le XIX éme siècle, des typologies fondées sur des bases aussi sérieuses que la forme des visages, par exemple...

    Donc, tout faire pour se rassurer et espérer augmenter le rendement, rien d’autre.



  • Spip Spip 22 avril 2010 14:59

    Pourquoi on remplace le Vatican par les Bleus ? Mais pour relancer l’audience, pardi !

    Ça fait quand même un moment que cette histoire est à la Une et elle commence à se défraîchir, que ce soit dans la presse papier, à la télé ou sur le Net.

    Moi-même, je suis un peu lassé d’ouvrir des articles dont je sais, à peu près, ce qu’ils vont contenir rien qu’au titre. Depuis les athées militants jusqu’aux défenseurs de la foi à tout prix, les arguments ont été largement étalés et tournent en boucle. La messe a été dite...

    D’un strict point de vue « technique » ça ne fait plus l’affaire des médias, il faut relancer la machine. Le buzz sur le couple présidentiel n’ayant pas donné les résultats espérés (et comportant des risques) il leur faut bien trouver autre chose.

    Je ne crois pas vraiment à une manœuvre pour protéger l’Église. Ma vision est plus « froide ». Je pense plutôt que le monde des médias n’est ni moral ni immoral mais amoral. Pas de jugements de valeur, seuls comptent les ventes, l’audience, le nombre de clicks et dans un temps qui passe vite, un clou chasse l’autre. Reste le choix du clou : les Bleus, pourquoi pas ? Ils n’ont pas la cote en ce moment, ils feront l’affaire.

    Quand à accuser Ribery de proxénétisme, ça parait ridicule mais peut-être que le seul fait qu’il l’aie présentée à d’autres joueurs, par exemple, suffise, en dehors de toute considération financière ? Si c’est le cas, ça donne à réfléchir : messieurs, si vous tombez sur un « bon coup » ne faites pas dans l’altruisme, gardez le pour vous, ça vaudra mieux...



  • Spip Spip 21 avril 2010 14:58

    C’est bien que parce qu’il est un homme de compromis accompli que HVR ne s’affranchira pas des intérêts nationaux. S’il avait fait ça en Belgique il n’aurait jamais réussi (et son départ risque de replonger ce pays dans sa crise politique chronique, de l’aveu même des Belges) Et c’est bien à cause de cette « référence » qu’il a été choisi.

    La légitimité des deux autres institutions, parlons-en : comment est-elle ressentie par le citoyen lambda, avec les conséquences qu’on a pu voir en participation aux Européennes ?

    - La Commission Européenne (non élue directement) : elle a le chic pour concentrer sur elle tout ce que la politico-technocratie peut générer d’insupportable ou de ridicule (du rappel obsessionnel de la doxa des 3% de déficit au décret sur le rayon de cintrage des bananes..)

    - Le Parlement (élu directement) : réduit à un rôle croupion malgré les efforts affichés. Pour le moment c’est toujours la Commission qui a pratiquement le dernier mot.

    Si Mr Barroso a une position moins confortable qu’avant, tout le monde n’en est pas fâché... Il s’y fera car il n’oublie pas que c’est le Conseil qui désigne tous les cinq ans le Président de la Commission et, pour lui, la dernière fois c’était pas gagné !

    Quand à demander au Président du Conseil de l’affaiblir ça me semble être une demande de suicide complètement irréaliste et l’intergouvernementalisme c’est bien la Commission, de par son mode de désignation !

    Alors, régression historique ou « Realpolitik » ? En tous cas pour HVR ce ne sera pas une partie de plaisir si j’en juge par certaines déclarations.

    « Le 11 novembre 2009, Mario Borghezio membre italien (MEP Ligue du Nord) du parlement européen évoque la possibilité que les candidats aux postes de président et ministre des Affaires étrangères, comme Jan Peter Balkenende, David Milibrand, Herman Van Rompuy parmi d’autres, pourraient être ceux des »groupes occultes Bilderberg et Trilatérale« et non simplement ceux des forces politiques des pays. Le lendemain, Herman Van Rompuy se rend au château de Val Duchesse pour une réunion du Groupe Bilderberg où il donne, dans un discours, sa vision quant à la gouvernance de l’Europe » Il y exprime l’idée selon laquelle l’Europe devrait être fédéraliste à l’image des États-Unis et devrait pouvoir prélever un impôt au niveau européen"

    Lors de sa première apparition au parlement européen, le britannique Nigel Farage a créé le scandale l’insultant : Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’apparence d’un petit employé de banque... Qui êtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous, personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous, a-t-il poursuivi, ajoutant : Vous venez de Belgique, qui est plutôt un non-pays.

    Bienvenue au club !



  • Spip Spip 19 avril 2010 17:31

    La répétition et le manque de choix ont bien une origine financière. Certaines radios sont coproductrices, tout simplement. C’est pourquoi les émissions musicales tournent au Service Après Vente.

    Quand aux relations programmateurs/producteurs quelle est la marge réelle de liberté des premiers ? C’est une question qui ne date pas d’hier.

    A France-Inter au moins c’est annoncé « c’est un disque France-Inter ! » et on est sûr de l’avoir dans les oreilles toute la semaine... A France Musique on y parle beaucoup plus de musique qu’on en entend ! D’où le succès de Radio-Classique qui leur a pris beaucoup d’auditeurs.

    N’étant pas en région parisienne, mon choix est assez limité. Les solutions que j’ai pu trouver : podcaster ce qui reste d’intéressant pour l’écouter quand je suis disponible et fouiller sur le Net, il y en a des centaines, voir plus.

    On peut regretter le départ des Foulquier et autres (c’est mon cas) mais leurs remplaçants subissent des contraintes qu’ils n’avaient pas.

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