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stephanemot

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Auteur et avant-centre évoluant entre Séoul et Uqbar.

"Dragédies - La mer amarrée et autres dragédies"
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"La Ligue des Oubliés - L'autre histoire du football"

Terrains de Je : portail personnel (stephanemot.com), blogules.com (blogules en Français), blogules (en Anglais), mot-bile.com (sur la mobilité - en Anglais), footlog.fr (sur le futchebol), SeoulVillage.com (sur la Corée), LittleShopOfErrors.com (goûts et couleurs), CitizenCame.com (visiteurs).
mot (n.m.) : Xe siecle. Emprunté du latin tardif muttum
- son, mot.
- unité signifiante composée d'un ou plusieurs phonèmes et dont la forme graphique est généralement précédée et suivie d'un blanc dans le texte
- son, signe, lettre ou groupe de sons, de signes, de lettres, servant à désigner des objets, à exprimer des actions, des sentiments, des idées, ainsi que leurs apports
- auteur insignifiant servant à exprimer des humeurs, généralement précédé et suivi d'un blanc dans la conversation

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  • Premier article le 10/05/2007
  • Modérateur depuis le 31/07/2007
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Derniers commentaires



  • stephanemot stephanemot 25 juillet 2008 10:10

    La question de la Corée du Nord est franchement épineuse dans la région. Un peu comme autour de la Mer Morte, tout le monde a envie de profiter de l’après-conflit et torpille les initiatives de paix des autres pour que personne n’en profite réellement.

    Concrètement :

    - la Chine ne veut pas d’une corée réunifiée et apaisée constituant un hub à ses portes, et quoi qu’il se passe elle veut en assurer le pilotage. Beijing revendique d’ores et déjà le centre culturel, historique et économique de la coréanité en essayant de réviser l’histoire de la civilisation Goguryo et en investissant massivement sur sa minorité coréenne (http://blogules.blogspot.com/2006/05/blogule-rouge-aux-hubs-sud-coreens.html ).

    - le Japon ne veut pas la réunification car la situation actuelle l’arrange. si la Corée réussit sa réunification, le Japon se retrouve brusquement en périphérie.

    - la Russie ne veut pas se faire shunter et rêve au contraire de bénéficier d’un l’accès prioritaire au détriment de la Chine, en particulier parce que ses ports orientaux sont gelés une grande partie de l’année. l’interconnection ferroviaire entre les Corées et leurs voisins est un enjeu stratégique

    - les USA naviguent à vue et quelque part, Pyeongyang légitime sa présence militaire dans la région - mais celle ci à un coût de plus en plus difficile à assumer

    - la Corée du Sud ne veut pas aller trop vite et a un peu peur du précédent allemand et du coût financier de la réunification. Je pense qu’ils devraient plutôt avoir peur du précédent Albanais et du coût social avec une population maintenue dans l’ignorance pendant des décennies susceptible de se faire arnaquer en masse au moment de l’ouverture (dans le worst case scénario, le régime du Nord s’effondre et toute la péninsule sombre dans le chaos avec un afflux massif totalement incontrôlé). pour la faire cynique : pour Séoul, profiter de la main d’oeuvre à bon marché sans avoir à assumer le développement du petit frère serait le compromis idéal.

    - ... et bien sûr, Kim Jong-il cherche à éviter une fin à la Ceausescu.

    Résultat des courses : chacun des membres des "6 party talks" a ses raisons de maintenir le suspense et tout le monde est coupable (http://e-blogules.blogspot.com/2006/10/red-blogule-to-kim-jong-il-and-to-six.html ).


    PS : histoire d’en finir avec Dokdo, je me réjouis que le Asahi Shinbun ait publié un texte d’un historien japonais qui critique fortement le gouvernement japonais pour ses dérives nationalistes (http://english.chosun.com/w21data/html/news/200807/200807250013.html ).



  • stephanemot stephanemot 25 juillet 2008 02:17

    Tout le problème est là : les Japonais ont les "preuves" japonaises ne remontent pas juste avant 1905, avec l’anschluss officiel par la préfecture de Shimane quelques mois avant l’offensive. Pour la simple et bonne raison que le Japon n’a jamais revendiqué Dokdo auparavant.

    Au rayon propagande d’Etat, les éléments fournis par le gouvernement coréen sont plus convaincants : une grande partie des preuves est constituée par des documents japonais couvrant plusieurs siècles et situant clairement les îlets dans le territoire coréen (http://www.korea.net/news/Issues/issueView.asp?issue_no=45 ). Le film de propagande sur Dokdo (également en Français) est assez risible de naïveté mais évoque en longueur des parties de l’histoire éludés par les voisin.

    Et une fois de plus :

    * les Japonais et les Américains ont fait leur cuisine de leur côté à Fricso : ce traîté a été signé dans le dos des pays les plus susceptibles de demander des comptes (essentiellement Chine et Corée).
    * le Japon a beau jeu de montrer les réactions épidermiques des nationalistes coréens devant le regain révisionniste (le coup des faisans a choqué de façon tout à fait légitime). C’est exactement ce que voulaient les nostalgiques de l’Empire : ridiculiser toutes les demandes de réparation des coréens pour lesquels il n’y a jamais eu d’excuse officielle de la nation ni réparation (ex dokdo, comfort women, tortures...). La Corée attend une mise à plat totale, pas une bataille juridique pointilleuse sur un point de détail certes essentiel mais qui ne doit pas occulter le reste.
    * elle est cependant obligée de répondre aux arguments qu’on lui oppose et là, il y a un décalage immense en temps et en mobilisation sur le sujet : la diplomatie coréenne fait traditionnellement preuve de naïveté et ce n’est que devant le regain de nationalisme qu’elle se réveille et entame un travail de contre lobbying international, alors que les ultranationalistes oeuvrent sans relache depuis des décennies.

    Je sais bien que la France n’a pas fini son devoir d’inventaire non plus mais on ne s’obstine pas non plus à revendiquer un bout du territoire algérien, par exemple.



  • stephanemot stephanemot 21 juillet 2008 16:08

    Le titre avait pour vocation de faire réagir et d’alerter sur un phénomène dont on parle peu.

    Le sujet de Dokdo est en soi secondaire et mineur. Ces quelques mètres carrés perdus dans l’océan ne méritent pas autant notre attention que les multitudes mourant de faim aux quatre coins du monde.

    Le coeur du sujet est la montée des nationalismes dans une région pourtant vouée à la paix et la prospérité.

    Et au coeur de ce problème, il y a bien l’incapacité du Japon à se débarrasser de ses vieux démons et de clore le bec d’une minorité de nostalgiques fascistes et racistes.

    La Chine se livre elle aussi à un révisionnisme historique scandaleux mais institutionnalisé au niveau de l’Etat et sans la moindre pointe de racisme.

    Quant aux Coréens, dont le chauvinisme légendaire n’a d’égal que celui des Français, ils n’ont vraiment pas besoin qu’on les provoque pour agiter les drapeaux. Mais jusqu’à preuve du contraire, ils n’essayent pas de le planter chez le voisin, et leur histoire se résume à la perpétuelle défense de leur indépendance et de leur souveraineté.



  • stephanemot stephanemot 21 juillet 2008 15:08

    à krikri

    "Toute référence à l’héritage coréen dans la culture japonaise est éradiqué. " Je parle des décennies de dommages causés par les ultranationalistes, pas de l’immense majorité des Japonais, fondamentalement pacifiste. Ces fanatiques ont commis des atrocités innommables pendant l’occupation et sont naturellement moins nocifs aujourd’hui. Et les preuves qu’ils tentent de détruire aujourd’hui ne sont bien évidemment plus du même ordre.

    Les biens culturels nippons ont été censurés jusqu’à très récemment en Corée, un qui n’a découvert la démocracie que depuis peu mais rattrappe le temps perdu. Je me réjouis du changement de registre depuis une quinzaine d’années à propos des Coréens du Nord (qui ont effectivement toujours conservé une activité au Japon), et je déplore les piques nationalistes actuelles.

    Le gouvernement coréen mène des campagnes souvent risibles en réaction à chaque provocation du voisin. Elles ne servent clairement pas sa cause, pas plus que les manifestations parfois violentes qui animent le pays et sont logiquement perçues comme disproportionnées par un peuple japonais généralement inconscient des enjeux. Les voix qui s’élèvent contre les dérives nationalistes au Japon n’ont aucun effet sur l’agenda des radicaux qui ne font que gagner en audace depuis quelques années.

    PS : L’Empire a fait valider "Mer du Japon" pendant l’occupation (en 1929), lors d’une conférence océanographique à Monaco. Le Japon a pratiqué la politique de la chaise vide sur le sujet pendant des années, deux demandes séparées des deux Corées finissant par le mettre à l’ordre du jour de conférences thématiques onusiennes en 2007 (sans grand espoir : l’organisation refuse de modifier quoi que ce soit tant qu’un consensus n’est pas trouvé).



  • stephanemot stephanemot 21 juillet 2008 14:36

    à krikri

    Habitant le centre de Séoul, je suis confronté tous les jours à des scènes pour le moins embarrassantes.

    Je suis le premier à déplorer ces dérives et une fois de plus, ce climat ne flatte pas les meilleurs instincts où que l’on soit. L’ultranationalisme alimente l’ultranationalisme.

    L’enjeu demeure le même : si on veut que les générations suivantes soient pacifiques dans toute la région, il est grand temps de démasquer les extrémistes.
     

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