« Maintenant que les cœurs des réacteurs 1 et 3 ont fusionnés, » Pour information, cela se passe en l’espace de minutes ou d’heures. La fusion des 3 coeurs, et celle des combustibles en piscine s’est effectuee les premiers jours. D’ailleurs les explosions extremement violentes sont la consequence directe du contact eau-corium. Ce qui prouve d’ailleurs la deterioration voire fusion des combustibles dans la piscine du n°4 (qui a apparement ete ravage egalement, mais pas devant la camera)
Officiellement, on a :coeur 1 : fusion a 70% coeur 2 : fusion a un niveau inconnu coeur 3 : fusion a 30%
Rappelons que ce sont des estimations basees sur des modeles imprecis, et sur des mesures imprecises ou fausses (instruments ravages).
Rappelons aussi que les memes estimations a Tree miles island donnaient un dommage leger, et que les ingenieurs ont decouvert, horrifies, 6 ans plus tard, a l’ouverture du reacteur, que le ceur avait ete completement detruit, et que le percement de l’enveloppe du reacteur aurait pu avoir lieu si le refroidissement n’aurait repris ne serai-ce que quelques minutes plus tard.
"Malgré l’énorme quantité de matières radioactives découvertes,
l’incident de Cadarachen’aura aucune conséquence selon les experts. Le
plutonium trouvé sur le site ne représente aucun risque ni pour le
personnel d’Areva, ni pour l’environnement, ni pour les zones se
trouvant à proximité de Cadarache."
Il faut avoir le culot d’ecrire des mensonges pareils !
Le thorium est plus dangereux encore que le Pu. 1) Toxicite des materiaux 2) production de quantites de polluants chimiques et radioactifs combines, comme par exemple de l’acide fluorhydrique de tritium (extremement toxique chimiquement + extremement toxique radiologiquement) 3)Presence d’une usine de traitement chimico-nucleaire a proximite immediate de chaque reacteur indispensable : tout les risques de cette filiere viennent de la ! le reacteur a beau avoir moins tendance a entrer en criticite (et encore, il faut des compromis entre le taux de poisons et la sur-criticite), mais mettre Fessenheim dans l’usine d’AZF , ca c’est un double crime contre l’humanite ! 4) Stockage de dechets chimiques hautement radioactifs en quantites jamais vues : que faire de tout les dechets de l’usine de processing et d’epuration en ligne du combustible ? Ah oui, suis-je bete, on va tout simplement les balancer en mer, comme le fait l’industrie chimique francaise depuis des decennies. 5) pertes energetiques enormes : il faut faire tourner une usine chimique et un accelerateur de particules. Resultat : rendement deplorable pour une pollution encore accrue. 6) criticite possible (eh oui, le meme probleme) Le reacteur a beau etre legerement sous critique. Encore faut-il une quantite bien superieure dans les tuyaux et les installations de reprocessing. Conclusion : la moindre fuite non detectee va mener a une accumulation et donc une criticite. Boum.
Conclusion : en theorie, c’est bien joli. En pratique, il y a encore et toujours des neutrons, donc creation d’isotopes a l’entour , et reactions secondaires (chimiques et nucleaires). Exactement les memes problemes que les centrales actuelles, avec en plus le risque d’une usine chimico-nucleaire bien pire que la Hague, DANS chaque reacteur.
De plus les nombreux compromis necessaires ont empeche (heureusement) ce genre de folie suicidaire d’etre construite pour le moment.
Ajoutons, par ailleurs, qu’a Tchernobyl, le fait que l’etat prenne le relais et la coordination de la gestion de la catastrophe a clairement pu eviter le pire (une explosion nucleaire, de criticite), en sacrifiant de l’ordre du million de personnes. TEPCO n’a pas ce genre de moyens, et l’intervention de l’etat Japonais reste pour le moment limitee.
D’ailleurs on peut le generaliser au nucleaire civil et militaire en general, pas seulement aux situations de catastrophes.
C’est un fait aujourdh’ui que le developpement du nucleaire, qu’il soit civil ou vien nucleaire, est decide par la minorite dirigeante contre son peuple. Par definition donc, anti-democratique. Et ce, quel que soit le pays et le regime.