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takakroar

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  • takakroar 9 novembre 2010 15:55

    Ce mouvement m’a paru formidable même s’il n’a pas eu une ampleur à la hauteur du mécontentement réel.

    Sans doute parce que ceux qui ont le plus de raisons d’être mécontents sont précisément ceux qui ne peuvent pas se permettrent de manifester.

    Je suis d’accord pour imputer à Nicolas Sarkozy l’essentiel de la paternité de ce mécontentement, mais tout de même il existe bien des représentants du peuple qui pourraient faire contrepoids au pouvoir exécutif s’ils jouaient leur rôle.

    Alors pourquoi ne pas organiser plutôt des manifestations locales, en dehors des jours travaillés, pour aller demander des comptes à nos députés, leur mettre un peu la pression pour qu’ils n’oublient pas qu’ils sont chers payés pour nous représenter et non nous enfumer.



  • takakroar 2 juillet 2010 05:59

    Dans l’affaire Woerth, quand j’entends les arguments invoqués pour encenser l’homme honnête, compétent, insoupçonnable qui n’a pas la tête à commettre la moindre indélicatesse et qui ne voit même pas comment il pourrait y avoir un conflit d’intèrêt, je me dis :« ils nous prennent pour des imbéciles ».

    Mais j’arrive à penser que c’est encore pire. Ils baignent tellement dans ces petits et grands arrangement entre amis, dans la confusion des genres, dans l’habitude de se servir en bricolant des montages pour que tout çà ait une devanture légale, qu’ils sont devenus étrangers à tout ce qui pour le reste de la population est encore de l’ordre des valeurs morales, de toutes ces choses « qui ne se font pas ».

    Petite anecdote personnelle : j’ai travaillé dans une administration à un niveau ou des arrangements étaient possible pour obtenir certains avantages financiers. Pour des raisons d’éthique personnelle j’avais banni d’entrée ces pratiques dans mon secteur. Quelques années après cette époque je rencontre un de mes anciens supérieurs qui me dit avec une certaine admiration : « dans votre secteur vous étiez très fort, on n’a jamais trouvé vos combines... » Il n’avait même pas envisagé qu’il soit possible de ne pas mettre le doigt dans le pot de confiture. Je n’ai pas su quoi répondre car si je lui avais dit qu’il n’y en avait pas ou il ne m’aurait pas cru ou il m’aurait pris pour un con...



  • takakroar 12 juin 2010 14:24

    à l’auteur,

    Je trouve que votre article a bien vite disparu...

    J’ai 78 ans. C’est dire si le sujet me concerne.

    Je suis assez étonné (enfin pas tellement...) devant les réactions suscitées par votre article. Je trouve que, vous plaçant dans la logique du système de l’argent-roi et du « moi d’abord », vous poussez le raisonnement jusqu’au bout de sa logique.

    Apparemment certains reçoivent cela comme si c’était ce que vous souhaitiez...

    S’agissant de propos anti-noirs et anti-arabes, on peut toujours dire de celui que l’on connait personnellement, qu’il n’est pas comme les autres. Mais beaucoup de gens n’en connaissent pas personnellement, alors çà ne géne pas de dire en gros qu’ils mangent le pain des français.

    S’agissant des vieux, enfin de moi entre autre, il faut reconnaître que c’est nous qui creusons le déficit des caisses de retraites, de la sécu et autres dépenses sociales. Un racisme anti-vieux est donc tout à fait logique quand la valeur universelle est le pognon.

    Oui mais voilà, les vieux que l’on connait personnellement ne sont pas comme çà. Et comme tout le monde en connaît çà devient dérangeant de dire que les vieux coûtent.

    Personnellement j’imagine (et oui : paranoïa, théorie du complot) que ceux qui nous dirigent, une fois leurs vieux à eux mis à l’abri et leur propre vieillesse garantie financièrement, ne seraient pas fâchés de voir s’allèger le coût des vieux anonymes. Il doit bien y en avoir qui planchent sur des « réformes » (nouveau nom des économies budgétaires) qu’il faudrait bien sûr habiller d’arguments permettant de dire que c’est pour notre bien.

    Blague à part (si j’ose dire), je suis personnellement choqué qu’on pourrait dépenser des fortunes en soins pour me prolonger de quelques mois et qu’il y a des tas de famille qui ne peuvent plus faire corriger correctement la vue ou l’audition de leurs enfants parce qu’ils ne peuvent débourser les quelques centaines d’euros qui restent à leur charge. Mais je ne suis pas certain du tout que le transfert se ferait dans ce sens.



  • takakroar 12 juin 2010 09:17

    A l’auteur...
    J’ai 78 ans, alors vous pensez comme je me suis jeté sur votre article !
    Quelles que soient mes souhaits, mes valeurs, mes interrogations, je suis bien obligé de constater que le pognon est la seule grande valeur du moment accompagnée du « moi d’abord, les autres n’ont qu’à se démerder ».
    Quasiment tout le monde est en mesure de faire ce constat.
    Logiquement, mécaniquement, le vieux non-friqué est un empècheur de s’enrichir en rond, il vaudrait mieux qu’ils disparaisse.
    Oui, mais là, c’est pas comme pour le rare noir ou magrhebin que l’on connait personnellement et qui, lui, n’est pas comme les autres, parce que les vieux on en connait tous personnellement...
    Alors là çà devient compliqué parce que la logique et les bons sentiments çà ne fait pas toujours bon ménage.
    Je trouve salutaire que vous ayez (à peine) poussé le bouchon, parce que vous illustrez là où nous mène la logique commune que l’on accepte quand elle nous arrange et que nous dénonçons avec indignation quand elle nous dérange.
    Si nous, les vieux qui coûtent, on disparaissait un peu plus vite, il est facile d’imaginer qu’il y en aurait quand même un certain nombre qui pleureraient extérieurement, mais se frotteraient les mains intèrieurement (c’est une image bien sûr...).



  • takakroar 28 mai 2010 14:25

    Bien que de sensibilité socialiste, je reconnais volontiers que F.Miterrand n’était pas très clair. Pas forcément non plus très... disons « détaché » par rapport à l’argent qu’il condamnait par ailleurs. L’homme avait bien des défauts, mais il avait une certaine grandeur dans sa fonction de président.
    J’ai en mémoire cette image où il est main dans la main avec l’énorme chancelier allemand à je ne sais plus quelle commémoration. Bien que petit en taille, il savait être grand. Sans talonnette. Car sa conception de la grandeur avait quelque chose de profond. Il la puisait dans ce que sa fonction lui demandait de représenter. C’est à dire la France avec ses racines, ce que Nicolas Sarkozy est évidemment incapable de faire.
    Il suffit de voir son « pélerinage » au plateau des Glières où il a la prestance d’un oiseau mazouté. Cérémonie que les authentiques résistants ont d’ailleursboudé dès la deuxième année, tellement la récupération de leur combat était grossière.
    Ce qui est choquant dans le comportement de notre Président sur cette question de la retraite à 60 ans c’est, sur la forme, ce côté coup de pied de l’âne. Sur le fond, c’est un peu comme pour les 35 heures. On nous raconte que c’est la cause de tous nos maux, qu’aucun français n’en veut, et on ne change rien, alors que pour un oui ou pour un non on est prêt à réformer la constitution...
    D’ailleurs, si j’ai bien compris, on va réunir le congrès, à grand frais, pour inscrire dans la constitution que les successeur de notre Grandeur, devront éponger le déficit qu’il a creusé...
    En résumé, ce n’est pas parce que Miterrand n’était pas parfait que çà légitime toutes les petitesses de Nicolas Sarkozy.

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