Le soir du premier tour, je voyais sur un plateau de télé Copé et Rachida Dati. Copé, maire de Meaux, pas de quoi s’occuper, patron du groupe UMP à l’assemblée, ce n’est pas une occupation non plus, avocat d’affaires 3 jours par semaine. Mais çà n’a pas l’air de le surmener. Rachida Dati, maire du VIIème. On l’a vue sur des videos s’enmerder pendant des réunions, lire le journal, écrire son courrier, se faire les ongles. Députée européenne où elle a dit combien elle s’y ennuyait. Il parait qu’elle cherche un job, chez Total, ou aussi une activité d’avocat, voire même un ministère où elle pourrait faire exploser les frais de représentation comme lorsqu’elle était Garde des Sceaux. Il leur faut le vote des français pour que leur carrière et leur train de viepuisse se présenter comme un apostolat. Mais à force d’être pris pour des cons, les français deviennent imprévisibles. Bien obligé, dans ces conditions de bricoler les règles du jeu électoral pour garder son job. Excusez-moi, j’ai dit « bricoler », je voulais dire « réformer » bien sûr.
C’est combien déjà le salaire qu’on propose aux licenciés de continental pour aller bosser en Tunisie ?
Mais tant que ceux qui bossent 60 heures par semaine pour un salaire de misère se bornent à demander que ceux qui sont un peu moins dans la merde, lâchent leurs « avantages » au lieu de se révolter contre ceux qui les exploitent et ceux qui puisent sans vergogne dans l’argent public, il n’y a aucune raison pour que çà chande.
quand je dis que l’on sait bien que c’est l’homme qui est maître de l’univers, je n’ai pas pensé un seul instant que quelqu’un prendrait cela au premier degré...
La comtesse de Sévigné aurait dit : « Les bretons sont tellement supersticieux qu’ils croient que c’est la lune qui agit sur les marées ». La pensée unique nous dit ; « Claude Allègre est tellement supersticieux qu’il croit que c’est le soleil qui agit sur le climat de la terre ». Ce que c’est que l’obscurantisme qui refuse de voir que c’est l’homme qui est le maître de l’Univers....
J’aime bien votre analyse qui part de ce qui est et non de ce qui devrait être. La première étape pour changer c’est d’abord faire l’effort de voir ce que l’on est réellement et ensuite accepter d’être comme çà. Accepter, c’est dire :« oui, je suis comme çà », mais ce n’est pas approuver. C’est juste le constat.
Ce n’est qu’à partir de là que l’on peut évoluer si cette évolution est nécessaire pour améliorer son bien-être qui passe aussi par la relation à l’autre et à notre environnement. Ce comportement de base, qu’est la peur de l’autre, la peur de l’inconnu, de la différence est un comportement de sauvegarde. Accepter l’autre, échanger avec lui vient après, une fois que l’on s’est assuré qu’il n’y a pas de danger. Or c’est vrai, il y a ceux qui restent dans la peur de l’autre et ceux qui au contraire pensent que l’autre ne peut être que bon. C’est un peu comme pour traverser une rue, il faut regarder s’il n’y a pas de danger avant de traverser, mais il y en a qui y vont sans regarder et d’autres qui n’en finissent pas d’hésiter.
Je pense que l’éducation devrait toujours partir du constat de nos tendances naturelles et avoir pour but de progresser à partir de là, mais pas avec des ’il faut« et des »tu dois". Je pense aussi qu’il faudrait se rappeler que l’homme est d’abord une espèce animale parmi les autres, mais pas d’une autre nature et que, par exemple, il n’est pas scandaleux qu’une maman donne le sein à son bébé, mais que l’anomalie est de le nourrir d’un lait industrialisé venant d’une autre espèce, elle-même nourrie et vivant dans des conditions anormales.
Je sais, çà n’est pas à la mode ces idées là. L’homme est bien supérieur à tout çà, il est bien au dessus de ces lois naturelles, au point même de suppléer le soleil pour agir sur le climat de la terre.