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takakroar

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  • takakroar 16 octobre 2008 15:57


    Quand j’entendais la Marseillaise avant la guerre et dans l’attente de celle-ci (eh oui !), c’était quelque chose.
    Pendant la guerre, Marseillaise et drapeau français c’était interdit.
    Comme à l’époque les résistants étaient appelés "terroristes", on risquait gros à déroger à cette interdiction.
    A la libération les premiers gestes ont été de ressortir ou de fabriquer les drapeaux et de chanter la Marseillaise.
    C’est dire si, pour moi, ces symboles avaient du sens et peuvent le retrouver.
    Puis peu à peu les partis de droite et d’extrème droite on fait de ces symboles d’unité de la nation, un symbole partisan. Cà voulait dire :"Il n’y a que ceux qui sont avec nous qui peuvent valablement se dire français".
    Et puis dans 9 cas sur 10, quand on parle de la France, on parle d’une équipe de foot ou de rugby.
    La Marseillaise est devenue l’hymne d’une équipe de foot.
    Tout celà m’attriste mais je comprends que ceux qui n’entendent cet hymne que pour un congrès UMP, FN ou un match internationnal, ne lui attribuent pas le même sens que moi et je me refuse à m’indigner et à me draper dans un patriotisme de façade qui a, quoiqu’on en dise, de forts relents de racisme.
    Je sais que la mode est aux apparences, mais plutôt que de m’envelopper dans les plis du drapeau, de réveiller nos glorieux morts à la rescousse, de me cramponner à des symboles comme on l’attendrait d’un papy comme moi, j’aimerais mieux qu’on s’interroge sur l’application du programme qui va de pair avec ces symboles, leur donne du sens et qui se résume à "Liberté, Egalité, Fraternité".
    J’ajoute que les réactions épidermiques de nos dirigeants traduisant opportunisme éhonté mais absence de réflexion et de compétence, m’inquiètent beaucoup plus que cette détestable affaire :
    Imaginez un instant, en cas d’annulation du match, un lâcher de 70.000 mécontents à qui on a désigné les responsables de ce qui arrive, c’est facile de les reconnaitre, ils sont plus ou moins basané.
    Je n’oublie pas non plus qu’il n’y a pas d’exception à la règle qui veut qu’en cas de crise économique ou autre, les premiers boucs émissaires sont les "étrangers", juifs ou arabes, peu importe alors qu’ils soient français. Dans ce moments là çà ne compte plus.



  • takakroar 16 octobre 2008 15:44

    Quand j’entendais la Marseillaise avant la guerre et dans l’attente de celle-ci (eh oui !), c’était quelque chose.
    Pendant la guerre, Marseillaise et drapeau français c’était interdit.
    Comme à l’époque les résistants étaient appelés "terroristes", on risquait gros à déroger à cette interdiction.
    A la libération les premiers gestes ont été de ressortir ou de fabriquer les drapeaux et de chanter la Marseillaise.
    C’est dire si, pour moi, ces symboles avaient du sens et peuvent le retrouver.
    Puis peu à peu les partis de droite et d’extrème droite on fait de ces symboles d’unité de la nation, un symbole partisan. Cà voulait dire :"Il n’y a que ceux qui sont avec nous qui peuvent valablement se dire français".
    Et puis dans 9 cas sur 10, quand on parle de la France, on parle d’une équipe de foot ou de rugby.
    La Marseillaise est devenue l’hymne d’une équipe de foot.
    Tout celà m’attriste mais je comprends que ceux qui n’entendent cet hymne que pour un congrès UMP, FN ou un match internationnal, ne lui attribuent pas le même sens que moi et je me refuse à m’indigner et à me draper dans un patriotisme de façade qui a, quoiqu’on en dise, de forts relents de racisme.
    J’apprécie l’analyse de l’auteur de cet article.
    Je sais que la mode est aux apparences, mais plutôt que de m’envelopper dans les plis du drapeau, de réveiller nos glorieux morts à la rescousse, de me cramponner à des symboles comme on l’attendrait d’un papy comme moi, j’aimerais mieux qu’on s’interroge sur l’application du programme qui va de pair avec ces symboles, leur donne du sens et qui se résume à "Liberté, Egalité, Fraternité".
    J’ajoute que les réactions épidermiques de nos dirigeants traduisant opportunisme éhonté mais absence de réflexion et de compétence, m’inquiètent beaucoup plus que cette détestable affaire :
    Imaginez un instant, en cas d’annulation du match, un lâcher de 70.000 mécontents à qui on a désigné les responsables de ce qui arrive, c’est facile de les reconnaitre, ils sont plus ou moins basané.
    Je n’oublie pas non plus qu’il n’y a pas d’exception à la règle qui veut qu’en cas de crise économique ou autre, les premiers boucs émissaires sont les "étrangers", juifs ou arabes, peu importe alors qu’ils soient français. Dans ce moments là çà ne compte plus.



  • takakroar 13 septembre 2008 07:08

    J’ai baigné dans l’univers religieux dans ma Bretagne natale, pendant mes 16 premières années, dont 6 ans en pension religieuse, de 1942 à 1948 (ben oui je ne suis pas un perdreau de l’année..) J’ai mis quelque temps à réaliser l’emprise d’un tel conditionnement et beaucoup plus à m’en dégager.

    En lisant votre démonstration des mécanismes utilisés par l’Eglise, je me disais intèrieurement, "c’est çà, c’est bien çà". C’est vous dire comme je suis d’accord avec vos propos qui expriment clairement des faits qu’on refuse de voir, qu’on n’ose pas s’autoriser à voir quand on a été façonné dans cette logique de peur.

    La spiritualité c’est une dimension importante, essentielle. Mais les religions, créations humaines, la confisquent et la ramènent à une caricature, comme nos institutions confisquent la démocratie et la réduisent au rituel du vote. Voyez comme les deux font bon ménage en se dédouanant mutuellement.

    Il y a quelque temps on s’est ému de voir dans les fêtes foraines un simulacre d’exécution sur la chaise électrique. A ceux de mon entourage qui s’en indignaient (çà ne m’emballe pas non plus), je disais "rendez-vous compte à quoi nous avons échappé : si la chaise électrique avait existé il y a 2000 ans, c’est ce qu’on verrait dans les églises et à tous nos coins de rue..."

    Dernier mot sur les miracles. avez vous remarqué comme nos David Pujadas et consorts parlent de "miraculeux" à tout bout de champ, dès qu’une catastrophe n’a pas eu lieu, ou que quelqu’un y a échappé ?



  • takakroar 11 août 2008 06:44

    Franchement, est-ce que ces dispositions vont rapporter quelque chose à l’Etat ? Evidemment non.
    Force est de constater que le but poursuivi est de s’attaquer à tout ce qui est une occasion pour les citoyens de s’investir dans des actions collectives qui créent du lien dans la société.
    L’économie mondiale a besoin d’isoler le citoyen, de le rendre vulnérable et malléable.
    Tout ce qui contribue à mobiliser des valeurs d’appartenance et de solidarité doit être combattu. La suppression des départements va aussi dans ce sens.



  • takakroar 28 juillet 2008 06:30

    Non seulement cet article est excellent, mais les commentaires sont dans leur grande majorité constructifs et respectueux des autres. C’est déjà une première raison d’espèrer, non ?

    Le dialogue comme solution. Parler à d’autres de ces sujets dont on parle ici, mais que dans la vie courante beaucoup gardent pour eux ne sachant pas si c’est eux qui vont mal où s’ils ne vont pas encore ramasser une claque en parlant de ce qui semble n’intéresser personne.

    Pour ma part j’essaye de faire ce petit travail en parlant spontanément de ces sujets qui dérangent, en douceur, avec des amis ou des personnes de rencontre. Plus qu’on ne croit embrayent sur ces questions. Quand ils ont internet, je leur envoie dans la foulée un mail donnant un lien vers une autre approche de ces questions.

    N’étant plus un perdreau de l’année (pléonasme, tant pis) , beaucoup de mes contacts ne le sont pas non plus et ils n’osent pas trop s’aventurer sur des sites sulfureux (?) comme Agora Vox. Là aussi il y a une autocensure. Après nos conversations sont plus libres, des tas de sujets sont démystifiés et on se donne mutuellement d’autres liens.

    Je me souviens d’un des premiers livres de Françoisde Closet qui m’avait marqué et dont j’ai pourtant oublié le titre, parce qu’il expliquait entre autre que les grands changements qui marchent ne sont jamais programmés mais correspondent à une opinion minoritaire qui s’étend progressivement, atteint un seuil critique, un moment où le basculement se fait dans l’autre sens, les mentalités sont alors prêtes pour une manière de voir qui d’un coup est devenu évidente.

    En attendant j’ai le sentiment de faire un petit quelque chose de positif. C’est déjà énorme, non ?

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