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takakroar

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  • takakroar 26 juillet 2008 06:36

    On est bien d’accord, mais quoi faire ?

    Je pense que la première chose est de faire savoir au plus grand nombre.

    Pour ma part j’essaye de le faire sans braquer, car on est vite marginalisé si on dérange trop. "Le premier qui dit la vérité, etc...." comme chantait Guy Béart.

    Parlant de l’actualité avec les amis, on arrive couramment à des sujets bien édulcorés par les médias classiques, j’y met ma petite note sans insister outre mesure. Alors dans la foulée j’envoie un mail avec un lien vers un site qui traite du même sujet. On en reparle. De proche en proche mes interlocuteurs acceptent une autre vision. Eux mêmes en parlent à leurs amis.

    Ceci dit, qu’on laisse faire ou qu’on arrive à interrompre la dégringolade générale maquillée en mondialisation heureuse et inévitable. Il y aura de mauvais moments et des fichus quarts d’heure.



  • takakroar 26 juillet 2008 06:14

    Ce que je vois dans cette video, c’est le résultat d’une absence totale de dialogue.

    On ne peut laisser les enseignants se débrouiller avec leurs classes, les critiquer à longueur de temps, ne pas leur demander leur avis sur les sujets qui sont leur quotidien et venir, comme çà, leur apporter la bonne parole. "On a pensé pour vous et voilà ce que çà donne".

    Leurs réaction c’est la soupape qui lâche, c’est le trop plein de frustration qui s’exprime. Et on ne peut pas demander dans ces cas là que les gens, quels qu’ils soient s’expriment de manière académique. Même notre président nous dit-on quand il a des mouvements d’humeur n’est pas très châtié dans ses expressions.

    Quand ils voient aussi (parce qu’ils se connectent aussi, entre autres, à Agora Vox), que la finalité de tout cela, c’est, à terme de supprimer l’enseignement public pour laisser le marché au privé. On ne peut pas leur demander de se contenter d’exprimer gentiment le fait qu’ils regrettent cet état de chose d’autant plus que le ministre ne reconnaitra jamais que c’est là qu’on veut en venir.

    Ceci n’empêche cependant pas de constater que le mode de contestation des enseignants est trop marqué par des méthodes propres à l’univers clos dans lequel ils évoluent. On ne peut pas extrapoler, pour autant, le manque de capacités qu’ils auraient à enseigner...

    L’important reste en effet de manifester son mécontentement et surtout son opinion dans les structures qui peuvent encore permettre de s’exprimer, et de le faire avec les "moyens du bord", même si, dans l’absolu, ce ne sont pas les meilleurs.



  • takakroar 26 juillet 2008 05:41

    Intéressant cette proposition de classer les ambitions.

    Pourtant, je n’arrive pas à reconnaitre le plus grand nombre. Je ne vois pas bien où les classer. Je les sens au fond "normalement" carrièristes, extérieurement soucieux de montrer qu’ils se dévouent au bien commun. A ce titre, à leurs yeux sans doute, mais auusi aux yeux de la plupart d’entre nous, il est donc logique qu’on leur concède quelques (!) avantages, ne serait-ce que parce qu’ils ont un rang à tenir.

    Une fois qu’ils ont goûté au train de vie, à la notoriété avec les égards qui vont avec, à la gratitude (intéressée) qu’ils retirent, des faveurs grandes ou petites qu’ils concèdent, ils n’ont envie que d’une seule chose : c’est que çà continue. Cà me parait tout à fait humain. Rien de pire, sauf les exceptions que vous citez, que de retourner dans l’anonymat. De n’être plus rien que soi-même. Surtout si ce "soi" n’aspirait qu’à l’apparence.

    Pour celà je trouve que les institutions (on peut rêver) devraient prendre en considération le côté naturel de ces travers humains pour établir des règles, ne seraient-ce que la limitation des mandats dans le nombre et la durée, pour les contenir et valoriser le travail de fond.



  • takakroar 26 juillet 2008 05:02

    Ah que c’est bon de vous lire, M. Lerma.

    Je venais juste d’entendre qu’à force de clamer que le Français ne travaillaient pas, ou alors si peu, 35 heures, les étrangers commençaient à penser que les français, à l’exception du président et du gouvernement, bien sûr, étaient de fieffés fainéants...

    Heureusement notre sauveur en traitant au Karcher les institutions, les finances, l’armée, les chômeurs, le PS aussi par la même occasion, a redressé tout çà. Ou çà va l’être incessamment.

    Dans le temps il n’y avait que le pape qui était infaillible, maintenant il y a aussi le chanoine Sarkozy. Enfin une valeur sûre.

    S’il vous plait, M. Lerma faites nous un autre article pour nous faire comprendre que l’arbitrage de NS dans l’affaire Tapie a été quelque chose de formidable et une grande avancée pour la France.



  • takakroar 25 juillet 2008 14:52

    Le rôle des fonctionnaires...

    Retraité de la fonction publique, j’ai travaillé dans des services mettant en place dans les années 58, un service de psychologie du travail et d’ergonomie (physiologie du travail, à l’époque). Notre expertise était reconnue "sur la place de Paris", mais notre utilisation plus sollicitée en dehors de l’Administration qu’en dedans.

    Quelques années plus tard j’ai travaillé au Ministère de la même administration dans le service social où, de la même manière d’autres administrations venaient nous consulter, enfin dans un service d’audit interne où les sociétés privées (forcémént plus compétentes) appelées sur les mêmes sujets et payée grassement s’adressaient à nous pour faire leur enquête...

    Dans ces années où on trouvait facilement du travail, de nombreux fonctionnaires choisissaient cette voie avec une "certaine idée" de leur métier orienté vers le "bien commun". Je sais, çà fait con à l’heure actuelle.

    Il y avait de nombreuses compétences, de nombreuses études, de nombreux rapports désintéressés parce qu’il n’y avait aucune pression ni aucun intèrêt financier en jeu pour ceux qui les établissaient, sur des tas de sujet. Mais déjà, l’avis personnel du décideur, du ministre, influencé par une anecdote personnelle ou un lobyiste, ou par la crainte de déplaire, rendait inutile tout le travail des fonctionnaires.

    Maintenant la tendance n’a fait que s’accentuer.

    Alors oui, des tas de fonctionnaires peuvent ne servir à rien, alors donc autant les virer, mais surtout pas à cause de leur incompétence. L’incompétence est du côté des décideurs qui, plus préoccupés de leur carrière que de l’efficacité du service public n’ont jamais voulu mettre en valeur les richesses humaines de leur administrations, préférant à toute idée novatrice et productive, le "surtout pas de vagues".

    Retraité depuis quelques années après 38 ans de service (je précise car on imagine tellement de choses sur ces planqués de fonctionnaires), j’ai vu mon Administration détricoter tout ce qui avait été construit et mal utilisé, avant de filer vers la privatisation sans que ni le sort de ses employés, ni l’efficacité de son service ne se soit amélioré.


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