33 ans, travaillant dans le commerce des énergies renouvelables et diplomé en Biologie, je suis un globe-trotteur dans l'âme et me passionne pour la Chine, le Japon, les logiciels d'échange en P2P, le DIY, ainsi que la diffusion du savoir sur Internet.
Ah oui... Pour finir, je suis également un incorrigible Breton :-p
"en 2008 la suisse a décidé par votation « c est le mode le plus
démocratique » l imprescription des crimes sexuels ou sur mineurs ."
On peut ne pas être d’accord avec eux, mais c’est clair : La Suisse est un pays souverain et Polanski est entre leurs mains...
Par contre j’ai donné mon avis pour le cas ou ce serai en France.
Maintenant il est vrai que nous n’avons rien à exiger des Suisses... De la même façon que nous n’avons rien non plus à exiger des pays du moyen-orient quand ils pendent les homo-sexuels ou exécutent les couples adultères...
Ça s’oppose totalement à nos valeurs, mais ce sont des états souverains...
Après ce n’est pas une raison pour que je ferme ma gueule dans un cas comme dans l’autre !
Pour moi une justice qui réfute la notion de prescription s’oppose aux valeurs (le pardon, l’oubli) en lesquelles je crois. Je suis pas un adepte de la notion de vengeance... Pour moi elle s’oppose à celle de justice.
Les américains et les Suisses ne sont pas de cet avis... Fort bien !... Dans le fond rien n’impose que nos cultures et nos valeurs soient similaires en tous points...
« Si on enfermait tous les hommes du show-biz pour avoir couché avec des mineures, resterait-il grand monde sur l’écran ? »
Ahahah !... Question intéressante !
En tout cas, il me semble que dans ce cas là un Italien célèbre serait derrière les barreaux au lieu d’occuper le poste de chef de l’état italien... :D
Certes !... Mais en défendant l’idée qu’après 30 ans il ne sert plus à rien de s’acharner, ce n’est pas Polanski qu’on défend... Ce sont nos droit et les fondements de notre justice !
Parce que si l’on admet l’idée que la prescription n’a pas lieu d’être pour lui, alors il n’est pas légitime de la défendre pour qui que ce soit d’autre... Et par conséquent cela signifie que l’on s’oppose à la notion de droit à l’oubli qui est pourtant l’un des fondements de la justice de notre pays.
Navré, mais mon idée est qu’avoir le plaisir de pouvoir voir Polanski en prison ne justifie en rien l’idée de renoncer à nos droits !
Hors, c’est très exactement ce que l’on nous demande ici : « Trouvez-vous acceptable l’idée de renoncer à certains de vos droits afin de pouvoir étancher votre besoin de vengeance et/ou votre besoin d’avoir une victime expiatoire sur laquelle vous déchainer de temps à autre ? »
C’est en fait cette question là que nos politiques et les journalistes nous posent à travers cette affaire... Ils sont entrain de sonder l’opinion !
Et une personne qui comme n’importe quelle autre a également droit à l’oublie... D’ou la notion de prescription !
Le délai de 10 ans passé l’age de majorité de la victime est écoulé depuis longtemps... Face au droit français, on ne peut plus juger Polanski.
Les américains ont une autre interprétation que personnellement je ne partage pas car j’exècre les fondamentaux sur lesquels repose leur justice (la répression, la punition et le châtiment qui doivent nourrir la crainte et la peur dans le cœur de la population).
Poursuivre quelqu’un après 30 ans ne rime plus à rien... C’est plus de la justice, mais de la vengeance !
"C’est quand même une gamine merde !...comment réagiriez vous si vous
appreniez que votre môme de 13 ans vient de se faire prendre par un
bonhomme de 40 piges qui pourrait être son père ?"
Il mérite alors d’être jugé... Puis s’il est déclaré coupable d’aller en prison pour de nombreuses années.
Par contre dans cette histoire, la justice US a échouée puisque le prévenu s’est enfuit.
Maintenant 30 ans plus tard, il serait plus sage de la part de la justice US d’admettre qu’elle a merdé plutôt que de tenter par sa position rigide de masquer son échec.
Après 30 ans la prescription doit jouer (enfin... Ce serait le cas en droit Français...). Et la justice devrait dédommager la victime car dans cette histoire son incompétence a été criminelle !
Quant au prévenu... 30 ans plus tard, cela a-t’il encore un sens de le poursuivre ?... Bien sûr que non ! Le poursuivre ne serait plus un acte de justice, mais un acte de vengeance !... Ce qui n’est pas la même chose...