« Les pratiquants sont minoritaires, mais pas les catholiques. »
Donc les catholiques sont minoritaires. « catholique non pratiquant », ça n’existe pas. Qui s’imagine un « sportif non pratiquant », un « nudiste non pratiquant », etc. ?
En fait, je vais vous dire : ce n’est même pas parce que vous pratiquez que vous êtes catholique. Vous trouverez par exemple tous ceux qui disent « oh moi je pratique mais le Pape et ses enseignements solennels tel que l’Eglise les présente, je n’y crois pas ». Et ils sont nombreux à dire ça, vous le savez.
Voici ce que dit le Catéchisme de Saint Pie X (toujours valable) :
Celui qui ne croirait pas aux définitions solennelles du Pape
ou même simplement en douterait, pécherait contre la foi,
et s’il s’obstinait dans cette incrédulité, il ne serait
plus catholique, mais hérétique.
Définition de l’hérésie : L’hérésie est une erreur coupable de l’intelligence par
laquelle on nie avec obstination quelque vérité de la foi.
C’est un péché contre le 1er commandement.
Conclusion : Il y a encore moins de catholiques que de pratiquants, c’est dire à quel point c’est minoritaire, le catholicisme .
Mais l’Etat n’a pas à inventer des us et coutumes... L’Académie Française est là pour normaliser la langue et c’est sur cette institution que l’État doit s’appuyer pour connaître le sens des mots. L’Académie a été fondée pour ça.
« Donc un croyant marié juste civilement ne pourra pas divorcer aux yeux de l’église ? »
Non. Il n’y a pas de divorce dans l’Église catholique de toute façon. Ca n’existe pas, qu’on se soit marié religieusement ou civilement.
« Ni se remarier civilement ? »
Si, il peut le faire mais à ce moment, il va contre la doctrine de l’Église catholique et se prive donc de la communion lors de l’eucharistie (sommet de la vie chrétienne) car il se met en situation d’adultère et porte atteinte aux autres personnes (la personne avec qui le divorce civil a été prononcé ainsi que la personne avec laquelle il y a eu remariage). Ce qui n’est pas dans son intérêt.
En plus de mettre sa vie spirituelle en situation plus que précaire, il ne pourra plus accéder à certaines fonctions comme par exemple, catéchiste. Il serait en effet impensable et absurde qu’un catéchiste (qui enseigne donc la foi, la doctrine, etc.) ne fasse pas correspondre ce qu’il enseigne avec sa façon de vivre.
Puisque l’auteur (et beaucoup d’autres personnes) ainsi que l’État se permettent de changer la définition des mots alors nous ferons de même. Changeons donc le sens du mot « loi » pour dire qu’il s’agit de l’ensemble des règles qu’il ne faut surtout pas suivre.
Maintenant que je viens d’inventer de façon aussi légitime que la vôtre
un sens au mot « loi » eh bien, ça va, je dirais que l’Église, comme toute
personne de bon sens a raison de ne pas obéir à la loi . Pourquoi faudrait-il obéir à l’ensemble des règles à ne surtout pas suivre ? D’ailleurs cher auteur, pourquoi faites-vous l’apologie de l’ensemble des règles à ne surtout pas suivre ? Vous n’avez pas honte !!!
Plus sérieusement, la loi doit s’appuyer sur les mots du dictionnaire et non pas inventer des sens, sinon on ne comprend plus rien parce que plus rien n’a de sens. Donc il n’y aura pas de « mariage pour tous » ou de « mariage gay », il y aura abolition du mariage car le mot aura été vidé de son sens et vous pourrez appeler « mariage » une table ou une chaise ou une bouse de vache puisque le mot ne voudra plus rien dire en dehors des religions.
Je rappelle ainsi que vous ne pouvez pas titrer comme vous le faites « mariage gay » et que vous inventez des mots et que ça ne veut rien dire. Est-ce que vous diriez « le rond carré » ?
Définition du mot mariage, dictionnaire de l’Académie Française (la référence en Français) :
(1)MARIAGE n. m. XIIe siècle. Dérivé de marier . 1. Union légitime d’un homme et d’une femme, formée par l’échange des consentements que recueille publiquement le représentant de l’autorité civile. Mariage civil. L’institution du mariage. Désigne aussi le sacrement qui lie un homme et une femme s’unissant par l’échange des consentements au cours d’une cérémonie religieuse. Mariage religieux.
"Le sujet concerne l’Eglise catholique qui envisage de se mettre
hors-la-loi. Est-ce son rôle ?«
Tout à fait son rôle même et ce serait surtout bizarre qu’elle fasse autrement.
»Et si chacun en faisait autant ? "Tiens,
cette loi ne me plaît pas, je ne vais pas la respecter"... Quelles en
seraient les conséquences ?"
Eh bien quoi ? Noël Mamère n’avait-il pas célébré en mairie pour une paire homosexuelle au mépris des lois ? Là je suis certain que vous avez applaudi.
Inutile donc de jeter la pierre à l’Eglise catholique .