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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Gandalf 2 juin 2017 20:28

    @JL


    « On peut dire avec Castoriadis que le libéralisme est une non pensée. »

    Le libéralisme, c’est de permettre les conditions de la pensée.
    Historiquement, c’est une des premières idéologies séculiaires.

    Un libéral « authentique » se moque du fait que tu viennes cracher sur le libéralisme, car il n’a pas le monopole de la liberté d’expression, contrairement à ceux que le libéralisme bourgeois voudrait nous faire croire (écouter BFM, c’est laisser tourner effectivement un mauvais disque pour lui-même). Et il a donc à être remis à sa place, comme le fait pertinement Carl, pour d’autres modes de pensée.

    Comme toute pensée, il en va essentiellement de la pertinence, et c’est ainsi qu’elle peut être jugée.

    Avec tout mon respect pour Castoriadis.
     



  • Tzecoatl Gandalf 2 juin 2017 17:04

    Dites, 12 000 euros par mois pour 4 jours de présence (de mémoire), être député européen n’est t’il pas systématiquement synonyme d’emploi fictif ?



  • Tzecoatl Gandalf 2 juin 2017 13:12
    Par ailleurs, Marx a une critique trop ciblée sur le patronat, une loupe, sans doute un effet de situation propre au XIXème.

    Car comme nous l’avons explicité, la monnaie-crédit est celle qui permet de réaliser une transaction de propriété par un tiers financier (une banque), avant que l’acquéreur n’ait pu disposer des fonds par lui-même. Il s’agit donc de préempter d’un bien avant de pouvoir prétendre pleinement disposer de la nue-propriété. En droit français, s’il échoue, le banquier s’accapare le bien de plein droit.

    Dès lors, le capitaliste, non content de s’approprier la plus-value sur le salarié, et pour lui-même, et pour l’état (désolé, mais payer des impôts pour que des chars Leclerc fassent les marioles sur le front russe, ou que des journaux largement subventionnés fassent la propagande des assos humanitaires d’Al Nosra, soit Casques blancs ou Syria Charity, ne me plaît guère), est également celui qui introduit le dernier loup dans la bergerie, le banquier. 
    A savoir que le salarié, rémunéré en monnaie crédit alors qu’il a créé de la valeur avant d’être rémunéré, payant intrinsèquement un intérêt sur cette monnaie au secteur bancaire, est, pour la troisième fois, le dindon de la farce.
    C’est à dire qu’il mutualise le règlement de l’intérêt, en faisant circuler cette monnaie, afin de se défausser du poids de la dette sur autrui (concernant le temps par le travail, pour le prix sur la consommation). Alors qu’il est évident que le travail n’a pas à payer l’intérêt sur la monnaie.
    Je ne sais pas qu’elle serait les conséquences sur le secteur strictement capitalo-financier, il devra se structurer autrement je suppose. 
    Encore une fois, dans mon modèle, le banquier travaille, il a donc droit à la monnaie-travail, et l’intérêt est moins critique pour sa rémunération (60% du coût du fonctionnement bancaire).

    Bref, le marxisme, n’ayant qu’une vision étroite de la condition prolétarienne du fait qu’il ne disposait pas à priori de toute la carte économique, accuse seul le patronat en évacuant tout autres culpabilités, dès lors nie son existence (plutôt sa condition conservant le marxisme) au profit de l’étatisation.
    C’est absurde. Car on ne peut que redresser un tord.



  • Tzecoatl Gandalf 2 juin 2017 01:36

    @Luniterre


    « En régime socialiste le prolétariat se voit rétribué la valeur d’échange de sa force de travail au prix qu’il peut décider collectivement, et cela peut comprendre donc, en un sens, une partie de la plus-value, tandis qu’une autre lui reviendra également, sous forme de biens et de services sociaux, d’équipements collectifs, sportifs, culturels, etc... Une autre partie doit en outre, et assez évidemment, être socialisée en vue du développement économique de nouveaux secteurs, du renouvellement des anciens, etc... »

    Etre socialisé en vue de la formation des biens nécessaires à ces prestations, mais pas du travail, qui, lui, dans l’absolu, est potentiellement infini, alors que les ressources, elles, sont limitées. Voilà une autre raison de faire la distinction entre les deux monnaies.

    Je vous avouerais que j’ai très peu de chances de voir ma proposition aboutir concrètement, bien qu’elle est été penser pour l’être. Mais c’est du moins un outil théorique pour contrecarrer, et la crise de la mondialisation qui lamine la France depuis 30-50 ans, et consécutivement au surpoid étatique induit, la crise de la dette publique qui viendra tôt ou tard (2180 milliards + 3400 milliards hors bilan, si je ne m’abuse).

    Bonne soirée (je ne promets pas le lire « le capital », mais j’ai bien pris note du contenu de vos liens).



  • Tzecoatl Gandalf 1er juin 2017 22:15

    @Luniterre


    « Ce qui me parait difficilement compréhensible dans votre double système, c’est la façon dont vous distinguez éventuellement profit et plus-value... Sans la plus-value accumulée, le capital se résume au capital commercial, c’est à dire à très peu de valeur réelle, comme source de profit... »

    Le profit est bien celui du résultat du bilan annuel, la plus-value celle qu’accorde Marx et Proudhon.La monnaie-travail ne s’accorde que dans un cadre de common decency. Au delà, le salaire rentre dans la rétribution en monnaie-crédit standard, afin de ne pas donner blanc-seing à tout contrat de travail sur la question de la rémunération. Comme vous pouvez le constater, cela permet au capitaliste d’y prélever sa plus-value (ex : statut cadre qui n’a pas d’horaires), mais également de naturellement limiter les inégalités salariales.

    Mais prélever la plus-value sur ces salaires n’est qu’une limite négative, limiter les inégalités salariales est positive.

    « Marx ne critique pas la plus-value en elle-même, qui est un produit « naturel » du travail, serait-on tenté de dire, mais l’utilisation qui en est faite par le système capitaliste, qui ne cherche qu’à accumuler au lieu de resocialiser utilement. »

    Merci de sourcer, mais soit (cependant, je ne comprends dès lors plus pourquoi Marx réclamait l’appropriation des moyens de production par le prolétariat, il y a comme un os). Donc, en fait, vous justifiez l’exploitation par le capitaliste du prolétariat comme source de revenus pour l’état, pour être direct. Désolé, mais, par expérience, c’est une logique qui peut être mortifère pour le prolétariat à la faveur de certaines lubies non-assumés par des agents publics (nous en avons parlé concernant la Chine ou l’URSS, c’est également le cas en France).

    « L’un des buts d’une économie de transition, sinon le but essentiel, est de resocialiser dans un but de développement collectivement choisi. »
    Désolé, en démocratie, il n’y a pas de choix collectif, mais uniquement majoritaire.

    Il ne vous aura tout de même pas échappé, que, donnant à l’individu, intervenant économique, qu’il soit public ou privé, l’autonomie de base des fruits de son travail, l’importance de l’imposition (et, par ailleurs, de la redistribution, puisque le double système le fait) diminue en conséquence. Cela permet de limiter l’omnipotence de la coercition, qu’elle soit hiérarchique et d’état. Et c’est la finalité morale de toute cette proposition.


    Bref, d’accorder une autonomie de la socialisation démocratique, indispensable je dois l’avouer, vis-a-vis d’autres classes sociales. Ou de compétition internationale de la désocialisation, puisque la mondialisation est bel et bien le process pour lui savonner la planche, et nous devrions être d’accord là-dessus.

    Mais également de décentraliser la décision monétaire, afin de limiter les nuisances des politiques monétaires et par extension économiques.
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