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Tzecoatl

Tzecoatl

Eduqué à étudier et travailler, j'ai été organiste, salarié agricole, commercial, informaticien, musicien auteur, monétariste, prof de maths, et jardinier agro-écologue, nutritionniste et physicien à l'occasion.
Je n'ai pas de prévalence pour la politique, sanction de la rareté. Il s'agit d'un abus et fructus de classe pathologique mais nécessaire pour la raison publique. Fournir l'abondance est plus subtil et passionant.
 
Concernant mon pseudo à consonance aztèque, mais de sonorité bretonne, il exprime ma curiosité  : Tu sais quoi ? T'es libre.
 

Tableau de bord

  • Premier article le 02/08/2006
  • Modérateur depuis le 12/09/2008
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Derniers commentaires



  • Tzecoatl Tzecoatl 11 septembre 2007 16:53

    Je ne prétends par en finir avec l’endettement avec les casses-cous, les spéculateurs, les inconscients. Comprenez qu’il y a une différence entre s’endetter pour 40 ans pour acquérir une maison principale, et ne rien dépenser pour pouvoir se loger(au lieu qu’une banque hypothèque votre maison par l’emprunt).

    Vous comprendrez que j’estime cela novateur.

    Mais au moins, le paradigme avancé a le mérite de ne pas créer de dettes artificielles là où des entreprises, des états, des ménages ont des gestions saines dans les faits, mais sont inquiétés de part les rouages financiers.

    « Comment se solde la dette ? » Si un individu a dilapidé tout les titres de propriété échangeables de sa seule maison via la consommation, qu’il vend à perte sa maison, là, il est endetté. Il devra tout bonnement s’acquitter de remboursements auprès d’un créancier, comme aujourd’hui.

    D’autant plus que ma proposition permet de monétiser des régions délaissées par des investisseurs (cas de l’Ithaca hours qui est un système monétaire local, mais centralisé), de par la création de valeur locale. Même si elle apporte des plus, ma proposition ne résoud pas complètement ce genre de questions. Et à l’instar d’aujourd’hui, des investissements publiques ou privées permettent de booster des régions en perte de vitesse.

    Il est regrettable que vous deviez vous réfugier dans des cas limites pour inféoder la légitimité de ma proposition.

    La propriété intellectuelle étant sujet à équivoque et différemment appréciée suivant les pays, elle pourrait être prudemment monétisée, mais l’objet de mon article n’est pas de déterminer définitivement ce que l’on appelle propriété.

    « Enfin, je vous ferai remarquer au passage le côté horriblement inégalitaire de votre système où la création monétaire est exclusivement réservée à ceux qui possèdent déjà un capital. » Aux premiers abords, on a l’impression que je double la richesse de ceux qui possèdent. Il n’en est rien. Je leur propose un instrument financier pour valoriser leur propriété, là où ils sont pressurés par les financiers. Ici propriété et finance font cause commune.

    « Lorsque l’on a un emploi en CDI en France, même si on n’a aucun capital, on peut emprunter de l’argent, pour acheter un bien. Dans votre système, que se passerait-il ? » Et bien, on emprunte, et, puisque l’on est propriétaire d’une maison ou d’un appartement, à la fin des travaux, on est crédité sur le compte afférent de la valeur de la maison, et l’on peut donc rembourser quasiment tout son emprunt à la fin des travaux. Au final, vous avez une maison qui ne vaut rien (car votre compte est vide de ses titres de propriété), mais au moins vous avez un toit.

    Magique ? Et bien les banques font de même : elles émettent des emprunts pour leur propre compte, et achètent par exemple des entreprises (dans le cadre de règles prudentielles assez fortes cependant).



  • Tzecoatl Tzecoatl 11 septembre 2007 14:44

    @Forest Ent

    Ok, on est d’accord sur ce que l’on appelle la réserve intégrale.

    Comment s’évalue un bien aujourd’hui ? Via le marché encadré par la loi.

    A priori, techniquement, il pourrait en être de même dans cette proposition.

    Comment une entreprise est évaluée dans son bilan aujourd’hui ? Par des comptables et experts-comptables. Même si l’on connait les scandales mixtes à des cabinets d’audit véreux et des entreprises peu scrupuleuses (Enron), je conçois difficilement comment on pourrait se passer de leurs « bons et loyaux » services.



  • Tzecoatl Tzecoatl 11 septembre 2007 14:34

    @Nemo : "Le résultat est que le nombre de $chmurtz en circulation est supérieur à la valeur des biens qui ont été à l’origine de leur mise en circulation.

    Votre ratio 1:1 est brisé."

    Non, le ratio 1:1 est brisé peut-être temporairement, mais là où il y avait création monétaire de 10000 $chmurtz lors de la finalisation d’un bien, il doit y avoir destruction monétaire lors de sa dépréciation marchande (lors d’une transaction). Le ratio 1:1 est donc conservé. Si les 10000 $chmurtz ont été dépensés (en consommation), là, l’appel de marge intervient, il y a donc endettement (de par une surévaluation d’actif). Et l’on constate que, en situation de marché, si une région est dépréciée par rapport aux autres, cela attire les investisseurs (constatez le rush del’immobilier dans les régions les plus reculées).

    L’étalon-or a été laissé de côté par deux fois (une fois en 1914 et l’autre en 1971) pour financer des guerres (première guerre mondiale et guerre du Vietnam). Il a effectivement montré des limites en terme de masse monétaire et en terme de concentration (les pays ne possédant pas de mines d’or ou d’argent étaient lésées, d’où l’invention de la réserve fractionnaire en France vers 1850).

    Vous savez sans doute qu’un pays sortant des devises sous l’étalon-or devait également sortir des lingots. Ici, ce n’est pas le cas. La définition de l’étalon n’est pas la même dans les deux cas. Excusez ces subtilités, mais elles sont importantes pour bien objectiver.

    Sachez tout de même que les banques actuelles sont autorisés à utiliser comme « étalon » leurs fonds propres, étalon qu’elles sont autorisées à démultiplier afin de faire crédit.

    Mon papier met donc l’accent sur le fait qu’elles sont privilégiées (et jalouses de ce privilège, même si Forest Ent prétend que cela ne leur rapporte rien) pour la première raison, et qu’elles fraudent pour la seconde raison.

    Et s’il y a beaucoup d’économistes souhaitant revenir à l’étalon-or (notamment les libéraux), je ne suis pas de cela, mais la monnaie-crédit telle qu’on la connait est de mon point de vue le coeur de l’accroissement faramineux des différences sociales auxquelles on assiste, différences sociales que j’explicite par une différence de droit.

    Bref, j’aurai parlé de « droit de monétisation » en place et lieu d’ « étalon-propriété », je suis persuadé que votre commentaire aurait été différent.



  • Tzecoatl Tzecoatl 11 septembre 2007 12:27

    @Forest Ent :

    Globalement, tu rentres dans les questions pratiques, et celles-ci, si elles sont bien conduites, pourraient amener à la réussite d’un tel paradigme. Je peux t’apporter quelques débuts de réponse. Les voici donc :

    « Qui gérerait cette monnaie ? » : ce que l’on pourrait appeler un institut d’émission monétaire, privée ou public. Les banques, si elles jouaient le jeu (hum hum), pourraient être de la partie. Un site Internet pourrait également jouer ce rôle.

    Qu’est-ce qui prouve que le gestionnaire n’en créerait pas un peu trop ? Qui surveillerait ? Comment évalue-t-on la valeur d’un bien, surtout si le bien est la propriété d’une entreprise ? Je réponds globalement. Je pense que le marché a fait ses preuves en partie (même si les plafonds de prix étatiques sont également pertinents pour tel ou tel domaine) pour l’estimation d’un bien. La valeur du compte afférent d’un bien serait réévalué quand celui-ci serait vendu, ou s’il subit des investissements, des amortissements, etc.

    Si vous vendez une maison au même prix que vous l’avez acheté, mais si vous avez dépouillé son compte de tout ses titres entre-temps, elle ne vaut rien, vous la donnez.



  • Tzecoatl Tzecoatl 11 septembre 2007 12:17

    Notez même que la FED ne controle plus la masse monétaire (indispensable d’après les monétaristes afin de maitriser l’inflation) en dollars : "La fin du controle du crédit par les banques centrales.

    L’existence de ces véhicules qui permettent de sortir les crédits concédés par les banques de leurs livres de comptes vide de son sens l’un des rôles dévolus aux banques centrales qui consiste à limiter, via le mécanisme de la réserve fractionnaire, la quantité d’argent injectée sur le marché.

    Les réglementattions en vigueur imposent que les banques conservent en réserve un pourcentage - 10% aux USA - des sommes qu’elles prêtent.

    Dès lors qu’une fois les prêts effectués, ils sont passés hors bilan, ce mécanisme de contrôle perd toute pertinence.

    Et la création monétaire est sans limite."

    source : http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1216

    Pour compléter mon article, vous devez entrevoir qu’un tel paradigme permettrait de financer très facilement les besoins, et permettrait à priori de faire du chômage de l’histoire ancienne.

    Si les conséquences d’un paradigme non expérimenté sont faciles à tirer, et si l’on refuse indéfiniment de rendre au terme souveraineté son sens, il me semble que partager le privilège de création monétaire à tout les individus est juste et équitable, là où presque la moitié de la valeur d’un produit hors-taxe s’enfuit dans la sphère financière comme aujourd’hui.

    Sphère financière qui croules sous les devises et ne savant pas quoi en faire, d’après cette source : http://www.mouvements.info/spip.php?article141

    Mon papier s’attelle donc à attaquer aux soubassements d’un système inique, en se basant sur l’égalité entre individus.

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