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  • Premier article le 24/07/2008
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Derniers commentaires



  • Vinrouge 6 octobre 2008 17:27

    Là-dessus par contre, je suis assez d’accord avec vous, mais je ne vois pas nécessairement de trace de la Réaction dans une telle nostalgie. J’y vois davantage une expression d’un besoin d’appartenance à des groupes moins mouvants et plus permanents que ceux définis par nos habitudes de consommation - ce besoin pouvant ensuite être gaillardement enfourché par n’importe quel Réactionnaire, n’importe quelle pleureuse, n’importe quel syndicaliste de la mémoire. Je rattache à cela le succès de la généalogie, le nombre considérable de Bretons auto proclamés ou sur le retour (j’ai même entendu des gens déclarer qu’ils étaient Bretons par une tante par alliance smiley), etc.



  • Vinrouge 6 octobre 2008 16:27

    il ne fait jamais le raccourci que vous dénoncez (et vous auriez raison s’il l’avait vraiment fait) : il ne dit pas que Déclarer Dieu mort entraîne nécessairement de vouloir prendre sa place. Il dénonce les personnes qui déclarent Dieu est mort et tentent ensuite de prendre sa place... pour ensuite en tirer des profits bassement matériels



  • Vinrouge 6 octobre 2008 16:18

    Plusieurs remarques :
    1- "Benoît nous casse les noix" : c’est certain. Mais dans la catégorie des "personnes qui ont une voix à portée significative et relatviement tolérante", il est probablement le seul à ne pas s’exprimer uniquement sur l’aspect économique de la vie sociale. Il est difficile (impossible ?) d’être d’accord avec sa façon de voir les moeurs, mais je trouve que ça ne fait aucun mal d’entendre la critique directe ou indirecte de la merveilleuse vie promue, si ce n’est promise, à différentes catégories socio-professionnelles par Voici, le Figaro Magazine, le Nouvel Observateur, la publicité sur TF1, etc.
    2- A la phrase, qui vous déplaît tellement (On voit celui qui, ayant décidé que ’Dieu est mort’, se déclare ’Dieu’ lui-même et se considère l’unique artisan de son propre destin, le propriétaire absolu du monde".etc.), vous opposez les crimes de l’Eglise, alors qu’il parle d’Hubris, sur un registre transcendental (ce que je comprends moi dans ses propos est "S’il est des Hommes qui se prennent pour Dieu, ou qui s’approprient Son message, alors, aucune liberté, justice ou paix n’est possible", ce que l’on peut d’ailleurs analyser au regard de l’actualité économique...). Le sens de ce qu’il est évidemment discutable, mais pas sur le champ que vous explorez !
    2bis- ça n’est pas parce qu’un groupe, une institution, un pays a commis des crimes dans le passé qu’il lui est interdit de parler pour toujours, à condition de reconnaître ces crimes (ou sinon que fait l’Allemagne dans l’Union Européenne ?)
    3- Je ne sais pas où vous avez "pêché" (ha ha) que Sarkozy est croyant. Il est un tel contre exemple que ça paraît invraisemblable... "c’est ceux qui en parlent le plus qui en mangent le moins" smiley
    4- "La République française est en danger" : je ne pense pas que ce débat lui fasse courir un danger fondamental. Ce que dit Bayrou sur la laïcité est juste, mais est un nouveau témoignage de sa façon de dire "Non" pour dire non, sachant aussi bien que tout le monde, qu’en France, dans les faits, la laïcité est d’abord un ostracisme et non une émancipation (quelques exemples : dans la récente affaire du mariage annulé parce que la mariée n’était pas vierge, on était déchaînés quand il s’agissait de critiquer le passïsme de la religion, mais hésitants et maldroits quand il s’est agi de trouver une porte de sortie ; pareil pour le voile à l’école ; etc.).
    5- Ne faîtes pas semblant d’oublier que le Pape est le chef d’un Etat représenté à l’ONU contrairement au Dalaï-Lama ou n’importe quel imam.
    6- Vous mettez dans le même sac avortement, préservatif et lapidation : c’est cavalier. Pour en rester , comme vous, à une analyse purement littérale, la religion chrétienne considère que les relations sexuelles sont inconcevables hors du mariage et pour autre chose que la procréation : dans ce cadre, il est presque logique de banir l’avortement et le préservatif (ou sinon c’est admettre que le message de base est caduc...). Il ne faut justement pas rester à l’analyse littérale : en ce qui concerne l’avortement, la position de l’Eglise est plus proche de "il serait préférable qu’aucune femme n’ait jamais à avorter", ce qui reste beaucoup plus audible que "il faut lancer des pierres à la femme qui fait x, y ou z"... J’ouvrirais le débat par la question : le rôle des religions est-il de suivre la modernité ?

    Somme toute, en considérant presque les paroles du Pape comme de commandements et non des réflexions, je pense que comme beaucoup de nos contemporains vous n’êtes pas réellement débarrassé de l’ombre tutélaire de l’Eglise : vous vous réjouissez qu’elle soit aujourd’hui petite, mais vous êtes au fond de vous (pour ne pas dire inconsciemment) convaincu qu’elle a encore le pouvoir de vous soumettre en redevenant grande... Ne vous inquiétez donc pas, écoutez et analysez ce qu’elle a à dire, ça n’est pas toujours si idot et vieux que ça en a l’air (je ne suis pourtant pas croyant et issu d’une tradition non catholique)



  • Vinrouge 6 octobre 2008 14:03

    Un effort intéressant, mais, me semble-t-il, un petit peu incomplet et simplificateur. Cependant, j’aime bien votre division entre "ce qu’il me faut" et "ce qui me plaît", bien que vous opposiez un "ce qu’il faut" selon vous nécessairement collectif et "ce qui plaît" nécessairement individuel.
    En synthèse smiley : vous ne traitez que de l’aspect économique de la vie sociale. Ce que vous introduisez par "ce qu’il me faut" et "ce qui me plaît" peut aussi s’examiner sur le plan des moeurs, de la souveraineté nationale, etc. Des personnes comme Christine Boutin, Philippe de Villiers ou Jean-Pierre Chevènement, ne se concentrent pas particulièrement sur le registre économique, mais, respectivement sur les moeurs et la "charité républicaine", la souveraineté, et la mythologie républicaine.
    D’autre part, vous séparez la survie qui devrait être du domaine public, et les loisirs, qui eux devraient être du domaine privé. Comment dans ce cas considerer l’usage d’un bien de survie à fins de loisirs (par exemple : utilisation d’électricité pour une fête) ?
    Pour faire avancer votre raisonnement, je vous propose d’ajouter à "ce qui me plaît" - "ce qu’il me faut", leurs négations ("ce dont je n’ai pas besoin" - ce qui ne me plaît pas") et un deuxième axe "collectif" - "individuel", définissant ainsi 8 groupes : "ce qui me plaît", "ce qui me plaît pour le groupe", "ce qu’il me faut", "ce qu’il nous faut", etc.. Vous faîtes apparaître ainsi beaucoup plus de conflits potentiels, de difficultés d’arbitrage , etc. notamment dans l’opposition entre des avancées collectives heurtant des interêts individuels (il y a 1000 exemples : le service minimum - nous en avons besoin collectivement, on pourrait s’en passer individuellement, ça ne plaît pas beaucoup à ceux qui vont devoir l’assurer -, la civilité dans le métro - là encore, nous en en avons besoin collectivement, mais quand on voit la réalité, on se dit que ça ne plaît pas beaucoup individuellement smiley -, le Travail - nous en avons presque tous besoin individuellement (pour autant de raisons qu’il y a d’individus ou presque -s’émanciper, subsister, faire des choses intéressantes, etc.), mais collectivement le plein-emploi n’est pas une nécessité - etc.). Le parti politique se saisit alors d’un ou plusieurs "combats", et va s’exprimer au nom d’un ou plusieurs groupes.
    Le bipartisme n’est donc une réelle calamité que quand il empêche l’expression de l’ensemble des "combats" traversant la société et représentés dans des partis. En France c’est bel et bien un problème car la vie politique y est telle qu’un militant d’un parti est obligé de suivre la fameuse "discipline du parti" ; dans les pays anglo-saxons, bipartites depuis "toujours", une telle discipline n’existe pas - sans rentrer dans le fond des textes de loi concernés, voyez par exemple McCain : il va représenter son parti pour l’élection la plus importante, alors qu’il n’a voté pendant plusieurs années que 75% des textes soumis par le gouvernement qu’il soutenait - nous serions en France incapables d’une telle maturité, un député qui ne voterait que 75% des textes soumis par son gouvernement ne pourrait même pas se présenter à une cantonnale...



  • Vinrouge 1er octobre 2008 11:44

    Juste une remarque en passant : ça n’est pas parce qu’un produit financier est virtuel qu’il est nocif. Un exemple : les options sur les matières premières (et en particulier les céréales). Une option est une sorte de pari, misant sur la hausse ou la baisse d’un sous-jacent (par exemple cours de la tonne de blé, action de la société X, SICAV de la banque Y, voire même une autre option...). La valeur de l’option (càd du droit de prendre ce pari) est elle-même côtée... C’est bien en celà que la Bourse est un casino !
    Revenons-en aux céréales : des options misant sur la baisse du cours de la tonne de blé seront fortement rémunérées si celui-ci baisse vraiment. Celà permet de lisser les revenus des agriculteurs et de leur garantir un revenu minimum... (j’en entends déja dire que ça ne se passe pas exactement comme ça, c’est vrai, mais au moins voilà à quoi ça peut servir )

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