@ Bois Guibert : j’ai lû un de vos commenatires sur les philosophes des Lumières (que vous mettez tous dans le même sac et que vous appelez les Illuminés). Le fait de tous les mettre dans le même sac me semble un peu cavalier : voyez par exemple les profonds désaccords entre Rousseau et Voltaire. Là où Rousseau défend le retour à la Nature, l’aspect pernicieux du progrès ou de la propriété privée, Voltaire défend exactement le contraire. Je suis sûr que vous avez vous aussi une opinion là-dessus et que l’un des 2 trouverait grâce à vos yeux (Voltaire d’après ce que je comprends).
Quant à dire qu’aucunes de leurs idées n’ont jamais été appliquées avec succès, je ne suis pas vraiment d’accord avec vous non plus : les systèmes politiques en vigueur dans les démocraties modernes ayant été théorisés à ce moment là ; un ami juriste m’a aussi dit une fois que Montesquieu est le précurseur d’une façon de faire du droit (un lectuer d’A’vox qui s’y connait doit pouvoir expliquer ça très bien)
@Jaja et Bruxman (et d’autres aussi je crois) en ce qui concerne les différences de salaire : 2 théories intéressantes :
La première (je ne trouve pas de lien sur le net, mais elle est très bien expliquée dans un bouquin de Coriat et Weinstein sur les théories économiques de l’entreprise) : le salaire peut être considéré comme une traduction de la responsabilité et du risque ==> plus la responsabilité et le risque sont importants, plus le salaire doit être élevé. Si le risque et la responsabilité ne sont pas correctement rémunérés (comme cela a été le cas en URSS), plus personne n’assume rien, et la gestion des structures économiques se dégrade jusqu’à l’écroulement.
(ce bouquin montre, sans considérer les idéologies politiques - communisme vs capitalisme - que la chute de l’URSS est d’abord et avant tout une implosion d’un système en faillite dont avaient disparu prise de risque et responsabilité car les personnes en haut de l’échelle économique étaient moins payées que celles qui se trouvaient en bas)
La seconde (j’en ai déja parlé sur A’vox) a été formulée par JP Morgan, le fondateur de la banque du même nom au début du XXème siècle. Il explique que dans une entreprise capitaliste saine évoluant dans un monde libéral sain (qu’il appelle de ses voeux), les différences de salaire entre deux échelons hiérarchiques ne doivent pas dépasser 20%, et que le ratio entre le salaire le + haut et celui le plus bas doit se situer en dessous de 20 à 1. (dans les années 60, pour répondre à l’accroissement de la taille des entreprises, ce ratio est passé de 50 à 1 ; dans les années 2000, d’autres ont dit qu’au maximum, et encore une fois pour répondre à l’augmentation de la taille et du nombre d’échelons hiérarchiques, ce ratio devait se situer en dessous de 99 à 1).
Ainsi, me semble-t-il possible de mettre en place un système libéral sans obscénité sur ce plan là au moins...
Alors, bien sûr j’entends déja des gens comme Foufouille qui contesteront l’idée de haut et bas de l’échelle économique. Je leur propose la "définition" suivante : se trouve en haut de l’échelle économique celui dont les erreurs met beaucoup de gens sur la paille. Plus les erreurs touchent de gens et plus haut la personne se trouve haut dans l’échelle.
Lolo, la réglementation des prix de l’immobilier pourquoi pas, mais quelques questions difficiles doivent être résolues avant (et ça ne me paraît pas si simple) :
Comment déterminer les prix de façon objective ? Au prix de la pierre (au sens propre ?) ? Dans ce cas, une ferme vaudrait beaucoup plus cher qu’un petit appartement parisien... En les indéxant aux revenus des ?
Une fois les prix réglementés, il y a un risque très grand de voir les demandes affluer pour certains endroits/certains logements. Sur quelle base va-t-on les attribuer ?
(imaginez cette "blague" : "Ce soir, sur TF1, Un appartement de 100m², en plein coeur de Paris, ils sont 4 ! Marie, Jean-Jacques, Saïd, Christian. Qui sera l’élu ? Votez au 69-69-69 !" )
- on ne voit pas le conducteur : c’est bien normal, comme on conduit à gauche et que le siège de gauche n’est pas visible ....
- l’enfant fait du sport en pull over et pantalon : pour ma part, je trouve que sa tenue pourrait être un survêtement
- vous condamnez le recours à l’émotion et dîtes que les panneaux limitant la vitesse à 50 km/h devraient suffire. Mais justement, ils ne suffisent pas, le nombre de morts sur les routes en atteste ! Puisque les conducteurs ne sont pas sensibles à des arguments stricts, on a essayé le registre de l’émotion, et le choix des enfants n’est pas un hasard à ce titre, car quelle personne non fada les hait au point de les tuer ? Imaginez le même panneau avec un vieillard...certains se diraient "ras le bol des vieux, y nous piquent les appartements, y z ont qu’à crever". Les résultats de ce déploiement d’émotion furent bien sûr mitigés (comme vous le dîtes, ce type de panneau existe depuis longtemps...), et puis on est passé au seul moyen qui (et c’est bien dommage) marche vraiment : taper au portefeuille ! (au paassage, dans ce cas précis la morale - ou l’esprit civique, qui sont pour moi la même chose quand on parle de morale laïque - serait bénéfique...)
- "Aimez nos enfants" : vous avez choisi de considérer que ce panneau s’exprime au nom des habitants du village. Pourquoi pas ? Mais on pourrait très bien aussi choisir de considérer que le "Nous" représente la communauté nationale (7) (désolé pour cette blague pourrie ) ...
Bref, tout ça pour dire que ce panneau ne fait rien de mal, qu’il a dû être créé par un petit groupe de travail de personnes d’une DDE, sans aucun membre de l’Opus Dei tentant de véhiculer pernicieusement un message catho...