"Vive la République" est un blog de réflexion politique. Loin des dérives médiatiques et de la politique spectacle il s’agit de redonner ses lettres de noblesses à l’engagement politique et de réfléchir sur l’exercice du pouvoir, la morale, la nation ou encore le capitalisme. Voici un lien direct vers ce blog.
Moi aussi je viens d’une école qui forme à tour de bras des gens qui vont être consultants ou financiers (Polytechnique), et je partage votre point de vue globalement. Mieux vaut faire évoluer ce qui existe que d’attendre une révolution.
La pensée unique gauchisante dans laquelle s’enferme Dégeuloir est aussi stérile qu’inexacte. Il ne fait aucun doute que la Révolution Industrielle et donc l’essor du capitalisme est la chose la plus heureuse qui soit arrivée à l’humanité.
Une fois de plus je crois que beaucoup d’entre vous s’égarent : ce ne sont pas les Etats qui sont en cause. Dire qu’ils nous mènent à notre perte est une absurdité. L’Etat protège et permet de faire coaguler les forces vives d’un peuple. Le développement économique de la France doit beaucoup à Richelieu et Colbert, les précurseurs de l’Etat-Nation.
J’espérais avec cet article que l’on discuterait des dérives du capitalisme, pas qu’on reprenne une énième discussion aux relents marxistes sur la faillite du capitalisme. J’implore les lecteurs d’Agora Vox de sortir des idées toutes faites et simplistes et d’accepter de regarder la complexité et l’ambivalence du monde.
Cher Hurlevent, je partage la quasi-totalité de vos propos. Mon article se voulait délibéremment polémique sur les dérives du système économique actuel, mais je pense que ses fondements sont sains.
Votre commentaire me semble excessif. Tout d’abord vous faites la confusion que je signalais plus haut entre capitalisme et libéralisme. Les défauts que vous pointez sont ceux du capitalisme, pas du libéralisme, qui tente, au contraire, d’établir une concurrence libre et non-faussée.
En ce qui concerne la « fausse valeur ajoutée » qui est en fait prélevée soit sur la nature soit sur les salariés, soit sur d’autres entreprises, je crois qu’il faut en revenir à des choses simples. L’humanité a des matières premières en quantité limitée et essaye de produire des biens plus évolués, le B.A.-BA de la valeur ajoutée, c’est de prendre un manche en bois et un bout en fer, de les assembler et de faire un marteau qui a plus d’utilité que ses deux constituants pris séparément. On ne peut pas dire que les grandes industries capitalistiques ne crééent pas de valeur ajoutée de ce point de vue, bien au contraire. De ce point de vue, on ne peut pas non plus prendre en compte un système économique plus vaste qui comprendrait la « nature », la VA est une notion purement utilitaire, donc humaine, et il est incontestable qu’un litre de diesel est plus utile que du pétrole brut à 500 m sous terre, donc TOTAL est bien un créateur de valeur ajoutée. La seule chose qu’on peut objecter à ce raisonnement, c’est que le pétrole étant une ressource rare, les générations futures pourraient peut-être mieux l’utiliser que nous-mêmes, mais il s’agit alors d’un arbitre inter-générationnel, pas entre l’homme et la nature.
Enfin, je crois que l’argument du complot des Etats en faveur des entrerpises et contre les citoyens ne tient pas la route une seule seconde. Ce qui fait la mondialisation, ce ne sont pas tant les gouvernements réunis à l’OMC que l’ensemble des consommateurs qui sont bien content d’aller chez H&M trouver un manteau à 79€ fabriqué en Chine. La grande force de l’économie de marché, c’est que personne ne tire les ficelles, ce que l’on voit aux JTs n’est que la résultante de nos comportements microéconomiques rationnels.
Comparer Benoît XVI au fascisme est un excès de langage intolérable. Je le dis d’autant plus librement que je ne suis pas moi-même croyant.
Il y en a marre de cette allusion perpétuelle au fascisme de la part de ceux qui n’ont pas connu ce que c’était. Lionel Jospin lui-même a eu le courage de reconnaître que la gauche en avait trop fait sur ce thème et que le FN n’a jamais, à ses yeux, représenté une menace fasciste mais plutôt un populisme d’extrême droite, ce qui n’a rien à voir.