"Vive la République" est un blog de réflexion politique. Loin des dérives médiatiques et de la politique spectacle il s’agit de redonner ses lettres de noblesses à l’engagement politique et de réfléchir sur l’exercice du pouvoir, la morale, la nation ou encore le capitalisme. Voici un lien direct vers ce blog.
Certes, comme vous le dîtes, les richesses se partagent, mais elles se créent également. On l’oublie un peu trop dans notre pays où on veut partager ce que l’on n’a pas encore produit.
Quand je critique le mythe de la création de valeur, je dis juste que ce ne sont pas les services mais bien l’industrie qui font la valeur ajoutée qui peut ensuite rémunérer toute la société.
Il me semble également important d’insister sur la différence entre libéralisme (ou économie de marché) et capitalisme. En France, on les emploie souvent l’un pour l’autre alors qu’ils sont plutôt opposés : le but du capitalisme est de se soustraire aux règles de la concurrence libre et non-faussée, tandis que le libéralisme, quoi qu’on en dise, cherche une forme d’optimum social (en particulier dans sa vision utilitariste).
Mais les choses ne sont pas si simples car avec tous ses défauts, c’est le capitalisme qui a permis la révolution industrielle en Europe Occidentale. C’est en effet dans cette région du monde, où les richesses pouvaient s’accumuler au sein d’une même famille, que des sommes suffisamment importantes ont pu être débloquées pour réaliser de lourds investissements privés.
Dans une pure économie de marché, les profits étant nuls, la recherche et les investissements ne sont pas suffisamment favorisés.
Mais c’est un autre débat...
Désolé que vous ne soyez pas « rentré » dans cet article, que je pense pourtant assez clair.
Ce qui définit le conservateur ou le progressiste n’est pas ce qui l’avantage ou le désavantage comme vous le sous-entendez, c’est au contraire sa vision abstraite de l’histoire. Le débat est de nature philosophique : qu’est-ce qui marque l’histoire, la contingence ou la nécessité ?
Ainsi, de mon point de vue (mais ce n’est que mon point de vue), un réactionnaire est plus proche d’un progressiste qu’un conservateur (tel que je le définis) car ces deux catégories voient l’histoire comme un processus, pour les premiers il s’agit d’un long progrès et pour les deuxièmes d’un long déclin. Rien de tout cela pour les conservateurs.
J’espère avoir été plus clair. Mais je répète que ma conception ne vaut pas définition.