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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 12 décembre 2011 11:19

    Ce court article amène deux commentaires :

    Sur le sondage lui-même. Si quelques sondages précédents avaient montré une certaine dynamique en faveur de Bayrou, il faut avouer que le score obtenu dans ce sondage LH2 est surprenant. Il est incontestable que Bayrou a réussi son entére en campagne : un discours profond, volontaire et parfois émouvant mercredi dernier, une émission réussie sur France 2, et un projet qui a su attirer l’intérêt. Mais comme toujours, il faut attendre confirmation avec un ou deux autres sondages suppémentaires pour confirmer un passage au dessus des 10%, qui indiquerait qu’effectivement Bayroyu est en avance sur 2007 (il était à environ 9% fin décembre 2006).

    Sue les conséquences du sondage : l’auteur a bien identifié les plus probables. A 10%, Bayrou est un candidat courtisé par les deux favoris, à 15% il redevient l’homme à abattre... S’il parvenait à confirmer ce niveau d’intention de vote ces prochaines semaines, il pourrait bénéficier de ralliements de nouvelles personnalités, et continuer à crédibiliser sa candidature au poste suprème, mais il ne fait aucn doute que les attaques deviendront aussi plus rugueuses.

    L’élection présidentielle n’est encore que dans 4 mois. Si beaucoup d’analystes politiques voient en Bayrou un réel candidat de second tour, il reste encore du chemin à faire. En 2007, Bayrou avait atteint un pic trop tôt, et faiblit les dernières semaines. Il aura raison cette fois ci d’attendre le mois de mars pour détailler son programme, afin d’entretenir l’intérêt, d’autant que Nicolas Sarkozy ne se déclarera qu’à la mi-février. D’ici-là, il peut agrandir son cercle de soutients, commenter l’actualité, faire son tour de France auprès de ces électeurs oubliés. Il a pour lui la légitimité d’avoir été le premier à souligne le problème de la dette, il s’est entouré de bon spécialistes, et sa déclaration d’intention de choix au second tour, au cas où il ne serait pas présent, lui assure auprès des média un rôle à long termes. Il est donc dans une position idéale de campagne, mais celle-ci est encore longue...



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2011 10:50

    Le choix de Bayrou pour le second tour, s’il n’est pas présent (hypothèse probable mais pas certaine), risque de demeurer une énigme jusqu’au dernier moment, c’est à dire après le premier tour.

    Cyniquement, ou pragmatiquement, Bayrou ira « au plus offrant », ce qui est de bonne guerre. Mais, élément rare et appréciable en politique, je pense ce que plus offranty ne se jugera pas en termes de poste pour lui, mais plutôt de prise en compte de ses idées et de possibilité d’action. Comme il est évident que cela ne sera déterminé qu’en fonction des scores relatifs de premier tour, il ne me parait pas utile de spéculer. Il est évident qu’il demandera l’introduction d’une dose de proportionnelle (essentielle pour permettre à sa famille politique d’exister), des garanties sur l’impartialité de l’Etat, et des réformes structurelles pour faire face à la crise. Le problème est que l’ensemble de ces demandes comporte des contradictions pour la gauche comme pour la droite... Il faudra donc que Bayrou soit « indispensable » à l’un ou l’autre afin que ceux-ci soit capables d’imposer à leurs troupes un accord délicat. Sarkozy sera sans doute prêt à lacher beaucoup pour conserver le pouvoir, Hollande saura t-il s’imposer à gauche ? Nous verrons bien... L’essentiel est que les demandes de Bayrou aient un effet positif pour le pays, ce dont je ne doute pas trop.



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2011 10:34

     @l’auteur : je ne partage que partiellement votre analyse.

    Sur la forme du discours tout d’abord. Certes, je n’ai vu cette déclaration que sur internet. Mais l’impression donnée était plutôt grave, volontariste, parfois émouvante, mais finalement assez sobre. A cet égard, je ne l’ai pas trouvée ’gaullienne" , mais finalement très typique de Bayrou, avec une sincérité indiscutable qui émane du fait qu’il écrive lui-même ses discours (petite remarque technique, je suis surpris qu’il utilise encore des feuilles plutôt qu’un prompteur pour ce type d’évènement...mais le fait d’avoir écrit son discours lui permet heureusement de lever les yeux).

    Le début a été un peu hésitant sur la situation actuelle ; puis il est rentré dans son sujet et a été excellent à mon avis.

    Sur le fond, inutile de commenter en détail ici, mais j’ai noté plusieurs éléments intéressants :

    - une préoccupation environnementale, nouvelle pour lui, clairement exprimée, avec cette proposition de grand débat sur la transition énergétique notamment ; il a clairement fait du chemin sur ce sujet, notamment depuis Fukushima, il sera intéressant de suivre ses propositions concrètes.

    - une véritable solidité sur le plan économique ; il est évident que là aussi il y a eu un travail en profondeur fait depuis 2007. J’ai regretté par contre qu’à propos de la production française et du déficit commercial, il n’ai pas plus abordé le problème de la compétitivité de nos entreprises, notamment PME, à l’export. C’est un sujet sur lequel il faudra avancer des propositions.

    - une empathie retrouvée envers ceux qui souffrent, des abandonnés du système. C’est un élément très important de l’idéologie centriste, que Bayrou porte tout particulièrement, il était important qu’il passe ce message, avec une émotion non feinte.

    Les sujets sur l’Europe, l’impartialité de l’Etat ou l’éducation étaient bien traités mais plus classiques. Et la conclusion plus philosophique était certainement très forte mais n’aura guère touché les journalistes présents, même si, pour son électorat de base, ce message est important.

    La campagne qui s’annonce pour Bayrou sera de nouveau ardue. Il est plutôt mieux entouré qu’en 2007 en termes de compétences, et dispose d’un véritable espace politique, mais de peu de relais médiatiques. Arriver à dépasser les 15% en mars, et donc commencer à espérer un second tour, demeure toujours un véritable défi. Mais Bayrou secoue le microcosme politique et propose une alternative intéressante aux partis dominants. En ce temps de crise, c’est une voie à creuser...



  • Voltaire Voltaire 8 décembre 2011 10:01

    J’apprécie l’honnêteté de l’auteur qui précise qu’il s’agit là de son opinion personnelle.
    A mon avis, une analyse plus objective de la situation suggère une conclusion différente.
    Soyons clairs : on peut critiquer François Bayrou sur de nombreux points, et je n’ai moi-même pas été avare de telles critiques sur la gestion de son parti. Pour autant, il me semble que les hypothèses avancées par l’auteur pour défendre sa conclusion ne reposent pas sur des arguments solides.

    Passons sur des considérations de caractères ou de personnalités : tous les candidats à l’élection présidentielle ont un ego surdimensioné, c’est même probablement une nécessité quand on connait l’épreuve que de telles campagnes peut être, surtout pour un candidat qui menace les favoris.

    Regardons plutôt le contexte : une crise économique et sociale grave, largement anticipée par Bayrou, un président de la république désavoué, une montée des extrêmes. Fort logiquement, cela devrait bénéficier d’abord au candidat socialiste. Mais celui-ci se retrouve en porte à faux vis-à-vis d’un programme du PS élaboré avant l’aggravation de la crise, et donc irréaliste.

    Bayrou bénéficie de plusieurs atouts : une intégrité reconnue, même par ses adversaires politiques, ce qui est devenu une exigence forte des électeurs, une crédibilité en matière économique, qu’il n’avait pas en 2007, et une empathie naturelle envers les défavorisés. A cela s’ajoute un paysage dégagé au centre, la candidature de Morin n’étant pas prise au sérieux par les électeurs. Evidemment, une qualification pour le second tour relève toujours de l’exploit, mais il faut néanmoins noter que lors d’une récente émission du Grand Journal sur Canal+, les responsables de trois journaux importants le voyaient collectivement à environ 13% en 2012, et ce alors qu’il était alors à 6% dans les sondages.

    On peut effectivement toujours se poser la question de ce que les électeurs veulent oune veulent pas en temps de crise. Mais parler d’inconnu à propos de Bayrou me semble un pu exagéré... Quant à un gouvernement d’union large, l’idée a été reprise aussi bien à droite qu’à gauche...

    Soyons honnête : ce discours de candidature de Bayrou était grave, volontariste, et parfois émouvant. Certes, vous avez raison d’ndiquer qu’au delà d’une vision assez globale, il manque encore de précisions en matière de propositions concrètes. Mais nous ne sommes qu’en décembre, et stratégiquement, un candidat aurait tort de griller toutes ses cartouches dès les premières semaines...
    A titre strictement personnel, il me semble que les chances de Bayrou de faire un score entre 10 et 15% sont élevées : cela correspond à l’électorat centriste de base, qui ne peut être séduit par un sarkozy déporté par sa droite, et risque d’être effarouché par le projet socialiste. Au delà, cela dépendra de la qualité de sa campagne, et de sa crédibilité par rapport aux autres candidats, mais contrairement à vous, je me garderais bien de l’enterrer trop vite : l’homme a une volonté de fer, un vrai sens de l’anticipation, et une équipe plutôt plus crédible qu’en 2007.



  • Voltaire Voltaire 6 décembre 2011 16:12

    L’auteur a raison, il ne devrait guère y avoir plus de 10 candidats pouvant obtenir les 500 signatures. Finalement, cela représente quand même l’essentiel du spectre politique, donc un vrai choix de vote pour l’électeur, même si bien sûr on peut ne pas être content de celui ou celle qui représente sa tendance favorite. Le reste se fait de la pub lors de la pré-campagne, mais ne peut pas aller au bout. Finalement, à titre personnel, je trouve le système assez équilibré : il évite des candidatures non-représentatives, communautaristes ou de circonstance, en limitant les candidats à ceux qui représentent effectivement un courant de pensée politique. Seul bémol, la tendance à vouloir restriendre certain petits candidats gênants mais représentatifs, comme Dupont-Aignan, mais il y a quand même pas mal de maires de petites communes qui peuvent donner leur signature pour la démocratie.

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