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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 15 novembre 2011 13:08

    Bon article inspiré de l’excellent reportage publié dans Le Monde sur ce sujet.

    Les problèmes liés à la saturation du RER ont des causes multiples : d’un côté, l’exode vers la banlieue et son développement, de l’autre, des infrastructures qui n’ont pas été modernisées à temps pour tenir compte de l’accroissement prévisible de voyageurs. Mais il faudrait aussi y voir l’échec d’un modèle centralisé de développement de l’Ile de France que ni la majorité ni l’opposition n’ont sérieusement remis en question.

    Lors des dernières élections régionales, il était frappant, et assez décourageant de constater combien les deux partis principaux, UMP et PS, étaient prisonniers de ce schéma urbain arrivé au bord du gouffre : tous deux prônaient un développement de toujours plus de transports, sans s’attaquer aux causes de la saturation. Comme à l’heure actuelle, UMP et PS ne pensent qu’à gérer la crise financière sans penser à s’attaquer aux sources du déficit structurel de la France.

    Or, le fond du problème est lié au déséquilibre entre les pôles d’emplois et les lieux de résidence des habitants. Et le projet de Grand Paris tel que prévu initialement ne peut qu’accentuer encore ce déséquilibre. la seule solution à long termes consisterait donc à réimplanter des zones larges d’emplois en grande couronne, afin à la fois d’équilibrer les flux et de rapprocher les emplois des habitants (puisque la saturation de Paris ne permet pas de rapprocher les habitants des emplois). Seuls le MoDem et les Verts avaient fait quelques propositons dans ce sens, bien que le projet écologiste défende aussi une densification de l’habitat près des axes de transport, élément à la fois incompatible avec le souhait des citoyens de disposer d’espace et de désengorger les axes de transports.

    En réalité, le seul projet viable exigerait donc de diffuser l’emploi au plus près des habitants et non de le concentrer, et donc de limiter la concentration des habitats. rappelons que seuls 18% de la surface de la région parisenne sont urbanisés ; il reste donc des surface d’urbanisation considérables sans mettre en péril l’agriculture et l’environnement, qui permettraient de déconcentrer l’urbanisme et donc de résoudre le problème de la saturation du RER. La qualité de vie des franciliens dépend largement de cette déconcentration : au delà de 30 minutes de trajets, un emploi, une infrastructure devient difficile d’accès. Cet objectif de 30 minutes avait été timidement avancé par le MoDem en 2010. Il devrait vraiment être défendu avec plus de force.



  • Voltaire Voltaire 15 novembre 2011 12:48

    Je vais tout à fait dans le sens de votre commentaire. L’auteur semble avoir largement omis de souligner que Iter est avant tout un projet expérimental destiné à étudier et valider un grand nombre de questions théoriques et pratiques liées à la fusion nucléaire. je suis assez navré de voir qu’un scientifique préfère orienter son discours vers les éléments polémiques plutôt qu’analyser de façon scientifique un projet qui a certes ses limites et inconvénients, mais présente aussi opportunités de découvertes très importantes.

    Il n’est pas inutile de rappeler que lors de la mise en service du LHC au CERN, quelques « scientifiques » avaient prédit la création de trous noirs et la destruction de la terre...

    Je suis aussi étonné de la comparaison avec les éruption solaires de la part d’un astrophysicien, sachant que celles-ci se développent en fonction du champs magnétique solaire, avec donc une certaine prédictabilité dans leur trajectoire.
    Cela ne signifie pas que les phénomènes de disruption évoqués ne soient pas à prendre en compte, et beaucoup dépendra de la nature et de la stabilité du confinement magnétique, mais à ce stade, il me parait plus sage d’éviter de mélanger controverses politiciennes et débat scientifique.



  • Voltaire Voltaire 14 novembre 2011 14:56

    Je trouve Mélanchon assez dans son rôle. N’oublions pas qu’il représente aussi le PC dans cette élection, et son discours n’est guère différent de celui de Besancenot, en plus vulgaire. Que le PS envisage de gouverner avec lui est pour moi un mystère quand on constate l’abyme qui sépare sa vision de la société et celle du PS, mais c’est leur choix. Le PS avait la possibilité, comme le PSD en Allemagne, de se transformer en parti plus réaliste, surtout en ce temps de crise, et chercher un accord avec le centre. Certes n en Allemagne, cela avait conduit à la séparation avec die Linke, et un affaiblissement emporaire, mais c’est bien le PSD (et non die Linke, avec lequel le PSD refuse de faire alliance) qui est le favori des prochaines élections.

    La position des écolos est en revanche celle d’un éternel malentendu, entre son électorat, de centre-gauche, et ses militants, beaucoups plus extrémistes. La sensibilité réaliste, qui avait sous la férule de Cohn-Bendit fait un carton aux européennes et régionales, a perdu les primaires de la présidentielles (Hulot) au profit des militants traditionnels. Le résultat est prévisible : EEV va voir son score divisé par deux et son influence se réduire à proportion de sa part extrémiste, au profit du PS. Tant qu’ils demeurent sur cette voie, c’est tout bénéfice pour le PS, qui a tout intérêt à voir leur influence diminuer, ce qui sera le cas s’ils persistent sur des positions extrêmes.



  • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 14:47

    Pour ne reprendre que la comparaison avec l’Allemagne, son taux de chômage est d’environ 7% (contre 10% en France), à données comparables. Il est exact que ce chiffre sous-estime le nombre réel de chômeurs/eplois précaires, mais de façon similaire dans les deux pays (on radie aussi à tour de bras en France).

    La dette allemande est effectivement assez similaire à cellede la France actuellement, mais détenue à 45% par des Allemands (contre 30% en France) et a servie à stimuler l’économie : la croissance en 2011 de l’Allemagne devrait atteindre 3% (moitié moins en France), et donc permettre d’engranger des recette fiscales nécessaires pour une diminution de cette dette.

    Vous avez raison de souligner que cette croissance est susceptible de fortement baisser en 2012, en raison de la situation des autres pays, mais ce n’est pas quelque chose que l’on peut imputer à sa politique... elle va subir les mauvaises gestions des autres pays... Soyons clair, aucun pays européen n’a un marché intérieur de taille suffisante pour soutenir à lui seul un développement de l’ensemble de son économie. L’objectif est donc d’avoir des productions complémentaires pour avoir des équilibres au sein de l’Europe, et profiter de la croisance plus forte des pays émergents. Sur le très long terme, il est évident que l’on devra passer à un modèle de société plus soutenable et moins gourmand, mais actuellement, il existe encore les trois-quart de l’humanité qui sont en retard de développement.



  • Voltaire Voltaire 10 novembre 2011 14:14

    Loin de moi l’idée de faire de Bayrou un génie... mais en termes de vision, c’est à mon avis le plus éclairé, et l’un des plus courageux.
    Le TCE était un machin qui comprenait 10% d’éléments utiles et 90% de blabla. Il n’aurait jamais dû être soumis à référendum, et les français ont eu raison de repousser un tel texte. Pour autant, les chefs d’Etat européens auraient dû revoir leur copie et représenter un document simplifié qui permettre de dépoussiérer l’UE en simplifiant ses mécanismes d’action. On attend toujours... mais on a besoin d’un tel texte pour travailler à 27, bientôt à 30.

    L’euro, c’était le traité de Maastricht il y a 20 ans, qu’on a eu là raison de voter (sans l’euro, la crise serait infiniment plus grave pour nous !).

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