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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 3 novembre 2011 10:18

    Merci à l’auteur de rappeler ce combat de Voltaire contre l’intégrisme catholique de l’époque (si mes souvenirs sont exacts, le chevalier de la Barre avait été condamné pour ne pas s’être découvert lors de la procession, les autre accusations sont venues plus tard et n’ont jamais été démontrées...). A noter que quelques années plus tard, Voltaire se battait pour réhabiliter Jean Calas, injustement torturé et exécuté, parce qu’il était protestant... A cette époque, Voltaire louait les musulmans de l’empire ottoman, infiniment plus tolérant envers les chrétiens quene l’était les catholiques de l’époque...

    Au delà du ridicule que constitue ces attaques contre un journal satyrique, il est assez surprenant (quand on regarde les réactions de certains extrémistes) de constater combien des croyants peuvent considérer leur religion menacée par quelques carricatures ou oeuvre d’art. Une religion, et la foi, devraient être autrement plus solides et pouvoir supporter sans sourciller quelques traits d’humour, fussent-ils grinçants. Quant aux intégristes musulmans, sans doute devraient-ils examiner l’histoire de leur culture plus en détail, ils s’appercevront ainsi que de nombreux poètes et écrivains musulmans (notamment arabes) n’y sont pas allés de main morte dans la carricature, et que le prophète a été représenté en peinture dans certains pays au moyen âge.

    Ces réactions excessives suggèrent une bien faible confiance de ces intégristes dans leur foi et leur religion, qu’elle ne puisse supporter la critique ou l’ironie.

    La France demeure un espace de liberté, où l’humour, l’ironie, la satyre, à l’égard des poliques, des religions, de tous les pouvoirs, font parti de ses traditions et culture de liberté. A chérir absolument !



  • Voltaire Voltaire 25 octobre 2011 09:50

    Bien qu’étranger à ce sujet, il me semble que l’auteur marque un point décisif lorsqu’il indique (ce que vous ne pouvez apparemment pas contester) que l’effet positif de ce type de thérapie n’a pas été démontrée par des essais cliniques et qu’un rapport bénéfice/risque positif existe. A moins que vous ne puissiez indiquer des références de ces essais cliniques, l’auteur a parfaitement raison de demander un moratoire sur ce type de pratique dont les effets négatifs potentiels sont évidents. Les traitements de afflictions psychiatriques ne doivent en aucun cas s’affranchir des règles normales de validation cliniques, et ce d’autant plus que les patients sont particulièrement vulnérables, ce qui implique des précautions éthiques plus élevées.
    A l’auteur, si les choses sont telles que vous les décrivez, je vous encourage à saisir quelques parlementaires sur ce sujet afin qu’ils interpellent la ministre en charge, ainsi que le comité national d’éthique, sous peine de nouvelle condamnation de la France.



  • Voltaire Voltaire 21 octobre 2011 11:40

    L’analyse de l’auteur me semble hative, et l’interview de Bayrou publiée dans le journale Le Monde d’aujourd’hui (http://www.mouvementdemocrate.fr/medias/bayrou-le-monde-201011.html) clarifie assez bien la situation.
    F. Bayrou s’entend bien avec F. Hollande sur un point personnel (comme il s’entend bien avec A. Juppé par exemple), et considère que les positions personnelles d’Hollande sont plus réalistes que celles qu’il est obligé de défendre au nom du PS. Il a néanmoins assez clairement condamné cette position qui consiste à faire plaisir à une aile traditionnelle du PS par des promesses intenables, en opposition avec la discours plus réaliste de Valls. Mais il me semble inexact de juger que Bayrou penche plus à gauche en ce moment ; si on s’extrait de l’ambiance médiatique actuelle qui explique les questions nombreuses concernant Hollande, on peut constater que Bayrou, dans son interview, insiste sur deux points stratégiques :

    - « François Hollande prétend que sa majorité peut aller des communistes, des écologistes, jusqu’aux centristes. Je vous le dis : cette majorité-là n’existera pas. Il y a deux thèses irréconciliables. Les uns disent : »C’est la faute du capitalisme, il faut démondialiser.« Les autres sont réformistes. J’admets volontiers que M. Hollande est de la seconde famille. Mais une telle majorité qui engloberait les uns et les autres est impossible durablement »
    - « Le centre est en diaspora. Mais je crois que cette diaspora s’achève. Il y a des députés de la majorité actuelle qui dialoguent avec nous, tout comme des élus de centre-gauche. Dans les familles divisées de cet ensemble au centre-droit, la prise de conscience est en train de se faire qu’au fond il faudra choisir entre Nicolas Sarkozy et moi. »

    On constate donc que Bayrou persiste sur une voie délicate mais équilibrée entre droite et gauche, ce qui est assez logique pour le centre. Les récents soutients qu’il a eu venant du centre-droit témoignent notamment que l’espace politique est sans doute plus dégagé de ce côté, en raison du rejet de N. Sarkozy, et que sa qualification au second tour serait sans doute plus facile en mordant sur l’électorat de droite modérée (et donc en éliminant le président sortant) plutôt que, comme en 2007, en allant sur les terres du PS. Ce qui ne l’empêchera pas de tenter de rallier à lui un électorat de centre-gauche réaliste si la campagne du PS persiste à dériver vers un programme « insoutenable ».

    Quant à son soutient en cas de non-qualification au second tour, il me semble probable que Bayrou n’a pas tranché et se pronnoncera en fonction de son impact potentiel : il a d’hors et déjà posé une condition difficile pour soutenir Hollande (pas de Mélanchon...), et poserait sans doute à Sarkozy une exigence de rupture avec les théories de la droite populaire. Si, comme c’est assez probable, Bayrou fait un score supérieur à 10%, il aura de toute façon un poids important au second tour, dans la mesure ou il a clairement indiqué que, cette fois, il prendrait parti pour l’un ou l’autre des finalistes afin de faciliter un gouvernement de rassemblement le plus large possible pour affronter la crise actuelle.



  • Voltaire Voltaire 19 octobre 2011 11:00

    Autant l’idée de F. Hollande sur le lien entre recrutement de jeunes et maintient de séniors dans les entreprises en échange d’allégement de charges mérite d’être examiné de près, autant sa proposition de recrutement dans l’éducation ne tient effectivement pas la route. L’auteur insiste justement sur l’aspect coût et le lien totalement fantaisiste entre financement et redoublement, mais on urait aussi pu ajouter l’impossibilité de recruter et former de nouveaux enseignants à ce rythme, alors que les concours actuels montrent un effondrement à la fois des niveaux et du nombre de candidats.

    En réalité, François Hollande aurait pu être infiniment plus réaliste et concret dans son idée de soutient à l’éducation : en matière de personnel, ce sont d’abord les personnels non-enseignants qu’il convient de recruter (psychologues, surveillants, RAZED), qui ont subit des coupes sombres qui ont contribuées à dégrader la qualité de la vie scolaire. Ensuite, une revalorisation des traitements des débuts de carrière, et la reprise de l’année effective de formation avant de mettre les enseignants seuls devant une classe s’impose. Tout cela aura un coût, mais bénéficiera effectivement à l’amélioration des conditions scolaires. Le nombre global d’enseignants est gérable par une plus grande souplesse des carrières, si on stabilise maintenant les effectifs.

    Si la priorité pour la jeunesse qu’affiche Hollande a un sens, et rejoint celle en faveur de l’éducation défendue par Bayrou, le candidat socialiste se doit d’être un peu plus réaliste et de prendre en compte la situation financière du pays. Ce réalisme qu’il avait affiché en début de campagne de primaitres s’est évanoui avec le forcing de la gauche du PS, et les promesses irréalistes ont de nouveau fait leur apparition. Ce n’est pas de bonne augure pour la suite, même si cela vaut à F Hollande une popularité éphémère. Avoir de nouveau à choisir entre un PS inconscient et une UMP pathétique n’est pas une perspective réjouissante pour un second tour.



  • Voltaire Voltaire 10 octobre 2011 14:08

    Toute élection présidentielle se joue, sauf rpésence d’extrêmes (comme en 2002) au centre. C’est en effet l’électorat modéré/central qui peut basculer dans un camp ou dans l’autre en fonction de ses affinités ou, plus souvent de son rejet de l’un des deux finalistes.

    N’en déplaise aux partisans de A. Montebourg, l’auteur de cet article a donc largement raison : si le discours du PS devait trop s’infléchir vers un positionnement de gauche, le candidat PS verrai se perdre ces voix modérées sans lesquelles il ne peut battre N. Sarkozy.

    Bien sûr, pour les centristes comme pour la droite, l’élection d’un leader très à gauche est pain béni : il assure un bon score au candidat centriste au premier tour (DSK avant, et maintenant Hollande, mordent sur l’électorat de Bayrou), et rendent plus facile un report de voix des modérés vers la droite. En revanche, un candidat de gauche modérée est plus assuré d’avoir des voix de la gauche de la gauche, plus par raison que par adhésion, mais simplement parce que cet électorat veut vraiment battre la droite, quelque soit le candidat de gauche au final (il est même prêt à voter droite modérée contre le FN... voir 2002).

    Pour le PS, le danger est donc dans ce second tour : la reprise de thèses très anticapitalistes et l’élection d’un candidat poussé sur sa gauche pourrait provoquer un vote de réaction négative des modérés en 2012. Reste que, comme l’indique d’autres commentateurs, il faut prendre en compte le message des votants de cette consultation réussie, même s’ils ne représentent pas l’ensemble de l’électorat du futur candidat. Difficile synthèse donc !

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