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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 23 septembre 2011 16:15

    Morin et Borloo ne sont pas tout seuls... ils ont besoin de leur parti et élus pour se présenter. Pour Morin, c’est cuit, pour Borloo, ça tangue. Personne n’a intérêt à se présenter et faire moins de 5%... Si Bayrou donne des gages pour négocier la création d’un grand groupe centriste à l’assemblée (c’est cette absence qui avait fait partir les députés UDF en 2007), il sera rejoint par l’essentiel des centristes tant qu’il restera sur sa ligne constructive. Bayrou peut facilement donner des assurances à Borloo et Morin pour qu’ils trouvent une place d’importance dans le futur groupe fusionné, ce n’est pas comme si le MoDem avait pléthore de personnalités.



  • Voltaire Voltaire 23 septembre 2011 09:17

    Bon début d’analyse. L’auteur me donnera crédit de mes commentaires d’il y a quelques mois déjà, indiquant qu’un tel rassemblement de la famille centriste était effectivement inéluctable.

    Actuellement, la famille centriste est effectivement divisée en deux parties : l’une, autour de Bayrou (et aussi défendue de façon plus pragmatique par Arthuis), qui défend une indépendance forte du centre et une possibilité d’accord avec la droite comme avec la gauche, l’autre, autour de Borloo et Morin, qui considère le centre comme uniquement de centre-droit. Si il n’existe pas de divergences de fond entre ces deux familles (chacun défend à peu près la même vision de la société), ces différences en matière de stratégie politique sont très importantes.

    Ces derniers mois ont néanmoins vue ces divergences s’amoindrir : d’un côté, Bayrou a compris qu’indépendance ne signifiait pas isolement, ce qui a été l’erreur du MoDem à son origine, et que des accords étaient nécessaire pour gouverner. De l’autre, l’ARES a compris qu’une liaison trop étroite avec l’UMP était mortifère et ne permettait aucune existance durable dans le paysage politique.

    Les ralliements actuels vers François Bayrou s’expliquent par deux facteurs : Bayrou demeure le candidat le plus crédible pour l’élection présidentielle pour le centre. Il a l’envergure, la justesse d’analyse, et la crédibilité requise auprès de l’opinion. A partir du moment où ses soutients sont convaincus que l’histoire de l’isolement de 2007 ne se reproduira plus, et que Bayrou et ses amis pourrons effectivement peser dans un futur gouvernement dans le cadre d’une alliance, et non simplement faire de la figuration, ils seront de plus en plus nombreux à le rejoindre. La politique, c’est aussi se mettre en position d’appliquer ses idées. Parmis les premiers renforts de Bayrou, vous avez fustement mis en exergue trois mersonnalités importantes : Méhaignerie a sa carrière derrière lui, mais possède une influence importante sur un groupe d’une cinquantaine de députés UMP d’origine UDF, plutôt modérés. Bernard Bosson est un responsable politique brillant, qui a mis sa carrière entre parenthèses depuis 5 ans, mais qui peut apporter un fond, une épaisseur au discours de Bayrou, et une dimension européenne et environnementale utile. Et Arthuis apporte non seulement sa caution économique mais aussi une influence majeure au sénat.

    Du côté de l’ARES, il est sans doute temps de reconnaitre que ni Morin ni même Borloo ne sont en situation de jouer un rôle majeur dasn l’élection rpésidentielle : leur départ contraint et tardif du gouvernement ne leur permet pas d’avoir la légitimité nécessaire aux yeux de l’opinion pour ncarner un message original. En revanche, l’ARES a pour mérite d’avoir su conserver un réseau d’élus très important, et sera sans doute en position de renforcer son influence au sénat. Bayrou et l’ARES sont donc complémentaires et ont besoin l’un de l’autre pour peser. L’obstacle des ego actuel ne tiendra sans doute pas indéfiniment, tant la nécessité en politique s’impose souvent. A juste titre, Morin peut reprocher à son ami Borloo la timidité des élus radicaux dasn leur démarche d’indépendance, mais ces querelles internes à l’ARES précipiteront sans doute les cadres de ce mouvement à reconnaitre que seul un rapprochement avec Bayrou permettra à l’ensemble de la famille centriste de peser dans le paysage politique français, quelque soit le résultat de l’élection présidentielle.



  • Voltaire Voltaire 22 septembre 2011 14:33

    Le centre n’est par définition pas à gauche... ni à droite d’ailleurs.
    Objectivement, les différences entre la politique prooposée par l’UMP et celle proposée par le centre sur les retraites, l’impôt ou la dette, pour ne citer que ces sujets, sont considérables.
    Pour ne prendre que l’exemple des impôts, Bayrou ou Arthuis proposent 2 nouvelles tranches supérieures d’impôts (à 45 et 50%) pour les plus hauts revenus, une TVA sociale etc.

    Il vous est aisé de lire sur les différents sites de ces partis politques leurs propositions et le décalage qui existe avec celles de l’UMP. Sur les sujets financiers et économique, on trouve une plus grande convergence entre le centre et la tendance E. Valls du PS qu’avec l’UMP.

    Mais le centre n’est pas à gauche pour autant, et il s’oppose par exemple fortement à toute mesure susceptible de creuser encore le déficit, comme l’idée de recruter 300.000 emplois-jeunes par exemple.



  • Voltaire Voltaire 22 septembre 2011 13:08

    L’auteur semble faire une confusion entre le MoDem et François Bayrou.

    François Bayrou a très largement réussi sa rentrée politique. Son infléchissement vers un positionnement plus constructif depuis plusieurs mois lui a permis de retrouver une attractivité et une légitimité plus importante, et il demeure sans doute l’un des meilleurs analystes de la situation de la France. Au centre, il demeure le seul candidat crédible pour l’élection présidentielle, à la fois en raison de sa personnalité affirmée mais aussi parce qu’il est le seul à proposer une vision cohérente et originale de l’avenir.

    Le MoDem en revanche, malgré des réformes louables, est un parti politique en sursis. Ses militants sont clairsemés, ses élus peu influents, et les récents ralliements de personnalités notoires à Bayrou, comme AM Idrac ou B Bosson (voire J Arthuis), n’ont pas l’intention de rejoindre le MoDem. En réalité, tous les centristes attendent maintenant un regroupement de l’ensemble de ses composantes qui pourra avoir lieu juste après l’élection présidentielle. F. Bayrou jouera certainement un rôle leader dans ce rassemblement, mais l’influence du MoDem en tant que tel sera au mieux modeste.



  • Voltaire Voltaire 21 septembre 2011 13:08

    Il me semble qu’il faut ici regarder l’élément juridique.

    Un porteur de valise va voir un responsable politique pour lui dire « on vous aime bien, voilà quelques centaines de milliers d’euros pour vous aider dans vos campagnes, faire tourner votre parti... ». Sans demande express de retour, il est impossible de prouver l’acte de corruption. On sait bien que la demande de retour d’ascenceur viendra quelques années plus tard, sur un texte de loi, un soutien quelconque, mais sur le coup, il est quasiment impossible de prouver un acte délictuel, et les porteurs de valise sont biens trop malins pour se faire prendre ainsi.

    En revanche, le refus est impératif : accepter un tel argent serait lui immédiatement passible de délit, en vertue de la loi actuelle sur le financement des partis politiques. A xcela s’ajoute bien sûrs des considérations polituques et morales que Bayrou a rappelé : nécessité pour un responsable politique d’être libre dans son action, et origine de l’argent proposé souvent immorale, voire maffieuse. A cela peut s’ajouter une considération diplômatique.

    Pouf ces raisons, je je pense pas personnellement que Bayrou ait pu dénoncer en justice ces porteurs de valises, faute de délit constitué. Les explications sur France inter étaient effectivement un peu courtes, mais sur le fond on ne peut guère lui reprocher quoi que ce soit. Bayrou a ses défauts, sur lesquels nous nous sommes déjà amplement étendus, mais en matière de probité, il demeure un exemple en politique.

    A l’auteur : j’avais aussi envisagé d’écrire un article sur cette rentrée politique au centre (Bayrou 1, les autres 0) mais j’ai manqué de temps ; si le vôtre arrive prochainement, j’attendrai pour le commenter.

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