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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 7 octobre 2011 13:16

    Les partis extrêmes sont toujours populaires en cas de crise économique et sociale. L’histoire abonde d’exemples. Il est en effet infiniment plus facile (pour un politique) de rejetter sur un bouc émissaire (lies immigrés, l’Europe, l’euro, les banques, le capitalisme, le mondialisme... choisissez votre candidat préféré) la cause des problèmes plutôt que de s’interroger sur ses propres erreurs et proposer des solutions internes, parfois courageuses. Electoralement , faire peser sur un autre les problèmes et les efforts à faire plutôt que sur ses propres électeurs, c’est bien sûr plus payant.

    En réalité, l’absence de remontée de Sarkozy malgré un discours « sécuritaire » est simplement dû à ses échecs successifs après des promesses intenables. Pourquoi croire de nouveau un politique qui a si souvent échoué ? Les extrêmes n’ayant pas été au pouvoir, ils peuvent bien sûr arguer que leurs solutions (éliminer ces boucs-emissaires) sera la bonne, même si l’expérience indique bien sûr que l’applciation de telles solutions se solde toujours par un désastre. Mais en cas de crise, l’électorat exprime logiquement son exaspération par un vote plus important pour des solutions extrêmes.



  • Voltaire Voltaire 7 octobre 2011 13:05

    Plus de la moitié des français ne se sentent ni de droite, ni de gauche, c’est une réalité. Et les réponses possibles à votre questionnaires sont si carricaturales qu’évidemment celui-ci n’est pas représentatif ; c’est comme si au premier tour de la présidentielle on ne pouvait que votyer entre PS et UMP... l’expérience démontre que réunis, ceux-ci ne dépassent que rarement la moitié des suffrages. Les français ont souvent, comme on dit communemment, le coeur à gauche et le portefeille à droite. Moins simpliste, on pourra dire que le choix politique est un placement du curseur entre solidarités et individualisme. Mais la zone grise est large, et beaucoup souhaitent concilier les deux.



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2011 12:49

    Bonne analyse. Il existe maintenant un espace largement ouvert pour Bayrou, qui, il faut le reconnaitre, fait un sans faute depuis le début de l’année. L’UMP ne lancera pas d’attaque sur Bayrou d’ici janvier, car il représente le seul espoir de Sarkozy d’être réélu (les seules forces de la droite n’y suffiront pas), et un Bayrou autour de 10-12% lui redonnerait une chance. Seul problème, il n’est pas certain que Bayrou accepte de le suivre, ou alors le prix en sera exhorbitant. Mais bien sûr, si Bayrou redeveint dangereux (au dessus de 13-14), il subira les attaqyues de l’ensemble de l’appareil de droite et de gauche réuni, puisque par définition un candidat centriste peut battre n’importe qui au second tour.

    Reste que cela demeure hypothétique : les querelles demeures grandes dans les états-majors des centristes, même s’ils auraient objectivement infiniment plus à gagner derrière Bayrou pour négocier un soutient qu’être dilué dans une majorité UMP déjà rétrécie et impopulaire. Mais il existe un consensus large de la base des élus et sympathisants centristes pour un rassemblement, ce qui pourrait effectivement accélérer les choses.



  • Voltaire Voltaire 4 octobre 2011 11:03

    Il n’y a vraiment que le timing de ce retrait qui constitue une surprise, tant il était évident depuis le début que JL Borloo ne pourrait pas aller au bout.
    Celui-ci était devant une équation insoluble : convaincre que son offre était différente alors qu’il avait participé aux gouvernements de droite successifs depuis 10 ans, et trouver des soutiens suffisant pour cette aventure.
    Borloo est parti trop tard, et n’a jamais pu convaincre les parlementaires de son propre parti (qui sont tous restés à l’UMP sauf quelques rares exceptions) de le soutenir en rejoignant l’ARES.

    Pour autant, je ne serais pas si négatif que l’auteur. D’abord, parce que Borloo, au delà de ses erreurs et défaut, ne représente pas moins une certaine catégorie de l’électorat de centre-droit modéré et laïc. Son action et ses idées sur les problèmes environnementaux et de rénovation urbaine demeurent respectables.

    Ensuite parce que les apparences sont trompeuses, et que les diverses composantes du dentre sont effectivement en train de se rassembler. Simplement, cela sera sans doute plus visible après la présidentielle, mais la pression de l’électorat et de la base des élus centristes pour un rassemblement qui pèse aura raison des querelles d’ego.
    C’est assi sur cela que parie Bayrou, avec raison, lui qui a sagement tempéré son discours pour rassembler un électorat largement orphelin.



  • Voltaire Voltaire 28 septembre 2011 10:29

    Autant j’ai toujours défendu la présomprion d’innocence dans ce dossier, et le rapport du procureur a très largement détaillé les raisons pour lesquelles il était impossible de poursuivre au pénal DSK faute de preuves suffisantes, autant je trouve ici la défense de DSK particulièrement maladroite.

    Le droit international est effectivement très clair : les fonctionnaires internationaux sont protégés dans l’exercice de leurs fonctions par un statut spécial. Cette protection est assurée afin que ceux-ci puissent exercer leur travail sans risque de pressions indues dans les pays qu’ils visitent. On peut en effet très facilemetn imaginer quelles pressions peuvent être exercées sur un fonctionnaire de l’ONU dans le cadre d’un conflit, sur un fonctionaire de l’IAEA dans le cadre de visites d’installations nucléaires, et même sur un fonctionnaire du FMI ou de l’OCDE quand ils travaillent sur la corruption par exemple.

    Mais, et cela est clairement précisé dans les réglements intérieurs de ces organisations, cette protection s’arrête quand le fonctionnaire sort de ses fonctions. Un fonctionnaire international ne peut pas par exemple échapper à une contravention pour excès de vitesse, ou à des poursuites liées à ses actes en dehors de son travail.

    La visite à NY de DSK étant privée, sa protection n’était pas applicable, comme le rappelle l’auteur, que l’on parle de poursuites pénales ou civiles.
    En revanche, la défense de DSK pourra plus légitimement invoquer ce statut pour contester l’intervention ou le témoignage éventuel de femmes du FMI par exemple qui pourraient témoigner d’attitudes inconvenantes de DSK lors de l’exercice de ses fonctions. Là, des poursuites au civil seraient probablement juridiquement plus difficiles à engager (cela n’aurait pas exclu des poursuites au pénal en revanche).

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