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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 6 décembre 2011 13:07

    Sur le fond l’auteur a largement raison. la maxime « au premier tour, on choisi, au second on élimine » est toujours valable. Ne faisons pas une élection de second tour dès le premier tour, ce serait d’ailleurs contraire à l’esprit de la constitution. En réalité, le premier tour a un rôle fondamental : il représente la démocratie dans son meilleur sens, en permettant de choisir, et permet donc de lutter contre l’abstention. Accessoirement (mais ce n’est en réalité pas accessoire), il permet d’influer sur le second tour en envoyant un signal, et en permettant donc des accords de grouvernements plus proportionnels à la réalité du vote. Pour avoir ignoré cet élement en 2002, Chirac s’embarqua dans un quinquénat sans soutient, et s’avéra incapable de mener à bien les réformes essentielles.

    En ce qui concerne les journalistes mentionés, j’ai un avis mitigé sur au moins l’un d’eux, JM Aphatie. Se analyses et commentaires sont en général féroces aussi bien pour la droite que pour la gauche ; il est assez paradoxal de la voir effectivement soutenir une espèce de bipartisme alors qu’il est si critique à l’égard des deux favoris. Mais après-tout, ce ne sont pas les journalistes politiques qui font une élection, même si on se souvient de l’éditorial assez scandaleux du Monde en 2007, qui qualifiait d’impératif démocratique le fait de voter contre Bayrou (!).



  • Voltaire Voltaire 6 décembre 2011 11:49

    @Fergus

    Effectivement, le candidat Sarkozy est face à un dilemne : regagner des voix sur sa droite, parties aux FN, et au centre, tentées par le vote Hollande au second tour... Cela sent le grand écart, même si, sur la durée de campagne, c’est peut-être faisable (rencentrage en Mars). Le handicap majeur par rapport à 2007 est pour lui que, contrairement à Ségolène Royal, F Hollande ne constitue pas un repoussoir pour l’électorat centriste. Néanmoins, un accord avec Mélanchon pourrait remettre en cause cette vision pour une partie de cet électorat. Même si vous soulignez avec raison la profonde défiance de l’électorat centriste à l’égard du président sortant, les électeurs ont souvent une mémoire politique assez courte (6 mois ?). Il me semble que la clé sera effectivement le positionnement politique de campagne de Sarkozy. A l’heure actuelle, il est évident que la balance penche en faveur d’Hollande.



  • Voltaire Voltaire 6 décembre 2011 09:31

    Au premier tour, on choisi, au second on élimine... La maxime est toujours d’actualité.
    UMP et PS représentent environ la moitié du corps électoral français. Si effectivement l’hypothèse d’un second tour Sarkozy-Hollande est la plus probable (mais pas certaine, cela dépendra du score des deux outsiders de cette élection), la question du report de voix au second tour se pose donc, de façon variable, pour l’autre moitié de l’électorat (ce qui n’est pas rien !). 

    Le cas le plus simple devrait être celui des écologistes : ils ont passé un accord pour les législatives, le repport devrait être quasi automatique. Sauf que, comme souvent, EEV a confondu l’opinion de ses miitants (très à gauche), avec celui de son électorat (de centre-gauche). Le résultat est que EEV fera un score de premier tour très inférieur à ce qu’il aurait pu être sous une banière plus modérée, mais on peut penser que les quelques 5-7% d’électeurs de Mme Joly se reporteront sur F Hollande.

    Aussi relativement simple devrait être le cas des électeurs de Mélanchon que décrit l’auteur : le PC a toujours formé un accord électoral avec le PS, et le FG aussi... Seule inconnue, une éventuelle alliance avec le centre au second tour. Dans ce cas, qui serait un casus belli pour Mélanchon, une partie de son électorat pourrait s’abstenir, mais sans doute une partie seulement, si l’alternative est effectivement Sarkozy.

    Le cas des partis extrêmes est plus délicat. Le FN comprend un électorat populaire très important. Si l’UMP « drague » ouvertement cet électorat très populiste, il n’est pas certain que celui-ci se reportera cette fois massivement vers l’UMP ; une minorité pourrait aller vers le PS, tandis qu’une fraction non négligeable s’abstiendrait en suivant les consignes de Mme Le Pen. A l’extrême gauche, il n’y aurait sans doute pas de consigne de vote claire, mais les scores seront sans doute faibles et uen majorité ira voter en faveur de F Hollande.

    Comme souvent, c’est l’électorat modéré qui fera la différence dans cette élection. A l’heure actuelle, une majorité de cet électorat se reporte vers F Hollande, ce qui explique l’écart de score dans les sondages de second tour. néanmoins, cela pourrait changer en fonction de la décision de F Bayrou. Il ne fait aucun doute que celui-ci, qui cherche à se qualifier au second tour, ne donnera aucun signe en faveur d’un camp ou de l’autre avant le premeir tour. F Bayrou a déjà indiqué les conditions qu’il poserait pour un accord, à savoir la constitution d’un gouvernement élargi, à vocation d’intérêt national, afin de sortir de la crise. A l’heure actuelle, malgré les appels du pied des deux camps, aucun projet ne satisfait à cette condition : l’UMP se déporte sur sa droite, et le PS propose un projet « insoutenable ». Nul doute que cela changera en fonction de la situation électorale. L’électorat modéré étant, par définition, plus pragmatique qu’idéologiste, il se déportera en faveur du projet qu’il percevra comme le plus réaliste et adapté à la situation actuelle. A l’heure actuelle, ce choix demeure largement ouvert.



  • Voltaire Voltaire 25 novembre 2011 11:39

    @gaspadyin

    En ce qui concerne JP Chevènement, dont acte ! sa prise de position n’avait pas été reprise par la presse, sans quoi je l’eu mentionée ; j’espère que vous acepterez mes excuses pour cette erreur involontaire.

    Sur l’Europe, je comprends votre position. A ce sujet, il me semble que Bayrou a aussi évolué, même s’il n’en n’a guère parlé jusqu’ici. J’ai relevé ses propos récents dans Sud Ouest :

    « L’Europe est en dessous de tout, c’est peut être un peu dur ce que je dis, elle n’est pas à la hauteur. A cause des égoïsmes nationaux, des chefs d’Etat qui se poussent du col et de l’absence des institutions. Aujourd’hui l’Europe, c’est zéro, et cela fonctionne avec encore plus qu’avant dans une opacité totale. »

    Autant Bayrou est effectivement pro-Européen, autant il est évident que le fonctionnement actuel de l’UE est devenu si mauvais et anti-démocratique qu’une réforme en profondeur s’impose. J’ignore si les propositions de Bayrou à ce sujet iront dans le sens que vous attendez, mais au moins est-il conscient du problème.



  • Voltaire Voltaire 25 novembre 2011 10:03

    Nous avons été, avec l’auteur, un certain nombre à décrire notre scepticisme en ce qui concerne la gestion politique de François Bayrou, celel de son parti, celles de ses alliances.

    Mais force est de constater qu’aussi bien au niveau de son analyse de la situation du pays et des Français, et des solutions qu’il propose, François Bayrou a toujours eu une clairvoyance exceptionnelle. Sans doute parce qu’il a toujours refuser de s’enfermer dans le microcosme parisien de la politique, FB a su conserver une vision non filtrée des problèmes, un lien direct avec le citoyen. Son projet a le mérite à la fois de la constance, du réalisme, et de l’anticipation.

    A la naïveté que lui reproche Beaurepaire, je lui opposerais plutôt une formidable volonté, celle de ne pas se laisser influencer par les évènements politiques, de poursuivre une voie qui, l’histoire le démontre, est la seule possible. Certes, on peut se demander si la fin justifie les moyens (les compromissions politiques). S’il échoue, vous aurez eu raison, mais s’il gagne, il sera en infiniment meilleure position pour appliquer vraiment les réformes nécessaires, car il est libre. 

    Lors de sa prestation d’hier soir, qui a été de qualité, plutôt meilleure que d’habitude pour lui, il a su prendre une position à la fois juste mais ferme sur les principaux sujets. Sont analyse de la politique du président sortant a été critique sans démagogie, et il a été le seul à relever l’inquiétante inconséquence de l’accord PS-EEV sur l’abandon du droit de véto de la France au conseil de sécurité de l’ONU.

    Il est évidemment trop tôt pour juger de l’accueil qu’auront ses propositions dans l’opinion publique, et de son score potentiel en avril 2012, mais l’auteur décrit bien les enjeux de ce scrutin. Il est évident que la situation actuelle nécessite une prise de conscience et des mesures qui ne peuvent être prises dans le seul cadre d’un affrontement traditionnel droite-gauche.

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