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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 23 août 2007 09:57

    @l’auteur, quelques rappels factuels (basés sur des éléments Wikipedias et des articles du Monde, mais il est aisé de trouver d’autres sources)

    En 1990, Robert Mugabe est réélu et fait part de son intention d’imposer institutionnellement la ZANU comme parti unique et de transformer l’état en régime marxiste. La chute du mur de Berlin et l’effondrement des régimes communistes en Europe empêchent cette mutation en droit mais elle demeure largement réelle en fait.

    En 1996, Mugabe est réélu presque sans opposition réelle. Il décide alors de mettre en chantier une réforme agraire qui aboutira à l’expropriation des fermiers blancs lesquels assuraient 80% du revenu national. C’est par la violence que le processus se met en route au début des années 2000 alors qu’un fort mouvement de mécontentement se propage dans le pays dû au ralentissement économique et à la corruption des gouvernants.

    En 1999 et 2000, Mugabe commence à faire procéder à une expropriation forcée en utilisant la violence des milices de pseudos anciens combattants dirigés par Chenjerai Hunzvi.

    En 2000, il soumet à la population une nouvelle constitution incorporant notamment une réforme agraire avec des expropriations sans compensation et surtout une amnistie permanente aux militaires et aux membres du gouvernement. Le 11 février 2000, contre toute attente, ce projet de nouvelle constitution soumis à référendum, est rejeté par la population manifestant pour la première fois la défiance de la population envers le vieux dirigeant. Le 6 avril 2000, il passe outre ce vote pour imposer sa réforme agraire. Son parti manque de perdre les élections mais garde sa majorité grâce à des fraudes massives.

    À l’élection présidentielle de mars 2002, Robert Mugabe doit recourir encore à la violence et aux fraudes électorales pour se faire réélire président de la république avec 56 % des voix contre Morgan Tsvangirai, le président du tout nouveau Mouvement pour un changement démocratique (MDC).

    Alors que le pays s’enfonce dans une crise sans précédent et que 70% de ses citoyens sont sans emploi, le pays autrefois prospère doit souscrire au programme alimentaire mondial tandis que les élites, blanches comme noires, émigrent. L’économie périclite suite à l’expropriation violente des blancs dont les terres désormais en jachère sont distribuées le plus souvent à des proches du régime. L’ancien pays exportateur de céréales doit dorénavant en importer.

    Depuis 2005, dans le cadre de l’opération Murambatsvina (« chasser la saleté »), près de 700 000 personnes furent expulsées de la capitale sans avoir d’autres lieux ou se loger pour « assurer la sécurité » dans Harare. Ces destructions de bidonvilles visaient à frapper les quartiers qui avaient voté le plus pour l’opposition à Robert Mugabe.

    On a pu voir récemment lors de divers reportages la façon dont les responsables de l’opposition avaient été violenté par les forces de sécurité après avoir été arbitrairement arrêtées.

    L’une des raisons du soutien de certains chefs d’Etat africains à Mugabe est leur désir d’empêcher toute ingérance (par le biais de sanctions, poursuites etc...) des régimes occidentaux à l’égard des régimes africains. Il est évident que si l’« occident » parvient à renverser Mugabé par ses pressions, le risque deviendra d’autant plus important pour d’autres chefs d’Etat, qui n’ont donc pas envie d’ouvrir la porte à ce danger. IL s’agit donc d’autoprotection bien plus que de soutien.



  • Voltaire Voltaire 22 août 2007 15:12

    @l’auteur

    Soit vous êtes mal informé, soit vous êtes de mauvaise fois. S’il n’a rien à faire dans le second cas, je vous recommande néanmoins de vous plonger un peu plus dans la réalité des faits si l’on se trouve dans le premier, cela vous permetra de faire un article plus objectif.



  • Voltaire Voltaire 22 août 2007 14:38

    Merci pour cete référence que je ne connaissais pas, mais qui rejoint assez bien ma propre analyse.

    Quant à la visite du président iranien, elle ne peut en ce moment que pousser à une radicalisation des sunnites et des kurdes...



  • Voltaire Voltaire 22 août 2007 13:34

    @l’auteur

    Le problème est que la situation actuelle mène à une impasse. Il n’est pas impossible que la menace même d’une partition, et un plan crédible, aide les communautés à se rassembler, mais j’en doute.

    Les Nations Unies semblent être le seul organisme à pouvoir proposer une telle issue, mais celle-ci serait de toute façon discutée en coulisses en amont. Au point où nous en sommes, il me semble que l’hypothèse mérite au moins d’être étudiée soigneusement. Un calendrier et des procédures pourraient être proposés si la situation de division actuelle ne s’arrange pas (comme la majorité Chiite y serait sans doute opposée, en raison de laperte de la majorité des gisements prétroliers, cela pourrait d’ailleurs les mener à plus de concessions).

    Quant aux réactions des français, je pense que ceux-ci seraient favorable à toute solution permettant de briser le status quo actuel, même s’ils ne sont pas aussi impliqués que les pays ayant des troupes en Irak.



  • Voltaire Voltaire 22 août 2007 13:04

    La situation en Irak est entrée dans un processus d’autodestruction irreversible. La radicalisation des différentes parties semble inconciliable avec l’émergence d’un état souverrain et démocratique.

    Dans ces conditions, plutôt que d’empiler les emplâtres sur une jambe de bois, on peut se demander si l’unique solution viable ne serait pas à terme une partition de l’Irak entre les trois communautés.

    Certes, cette partition n’est pas sans poser de sérieux problèmes à court terme :

    - la partie Chiite, au sud, passerait sous contrôle d’un régime religieux inféodé à l’Iran, largement critiqué pour ses dérives et son soutien à des entreprises terroristes. Mais il faut se rendre compte que la théocratie iranienne est à bout de souffle. L’echec économique du président actuel amène même les religieux à se poser des questions, et l’avenir est dans les mains d’une jeunesse dans ce pays où 70% des habitants ont moins de 30 ans.

    - La partie centrale, sunnite, serait sans doute tiraillée entre fondamentalistes liés à Al-Quaida et anciens du parti Baas, soutenus par la Syrie. On peut penser que ces derniers reprendraient le dessus, ce qui renforcerait la Syrie, mais là aussi seulement à court terme. Ce pays doit en effet faire face à un affaiblissement du parti Baas en interne, et à ses difficultés au Liban.

    Quant à la partie nord, dominée par les Kurdes, le principal problème viendrait alors de la Turquie, qui redoute un Kurdistan indépendant à sa frontière, synonyme de troubles et de revendications autonomistes de la part de sa propre population Kurde. L’UE aurait alors un rôle crucial à jouer, en ouvrant plus largement ses portes à la Turquie (et en lui offrant donc une perspective d’intégration vers l’ouest) en échange de son accord. Un second problème résiderait dans le partage des ressources pétrolières du sous-sol, sitiées à la limite de la partie Kurde et de la partie sunnite, mais on peut sans doute imaginer une intervention occidentale pour résoudre ce problème.

    Il va de soit qu’une telle partition ne pourrait se dérouler que sous contrôle international, en présence de l’armée américaine. Cette partition entraînerait en effet sans doute des mouvements de population non négligeables, qui seraient vulnérables à des attaques terroristes inter-confessionelles (comme ce fut le cas lors de l’indépendance de l’Inde). Néanmoins, cette solution semble pourtant la plus stable à long terme, et ouvrirait une porte de sortie honorable aux troupes américaines.

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