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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 21 août 2007 15:23

    @l’auteur

    Vous me coupez, si je puis dire, l’herbe sous le pieds. J’avais en effet aussi envisagé d’écrire un article sur ce thème.

    On savait les prévisions du candidat Sarkozy très optimistes (tablant sur 2.25% de croissance). Pour mémoire, celles de Mme Royal se basaient sur une croissance de 2.50% (!), et celles de Mr Bayrou de 2% (avec le progamme le plus sage question dépenses).

    Il semble que cette croissance sera plutôt de 1.8% cette année (donc pire que vos prévisions). Ces chiffres semblent bien sûr abstraits. Mais de la croissance dépendent les rentrées fiscales (et l’emploi). L’endettement va encore se creuser (merci pour la prochaine génération qui devra rembourser), et les marges de manoeuvre pour moderniser l’Etat se réduire à néant. D’autant que dans le même temps, le gouvernement a accordé 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux, dont la plupart des économistes s’accordent à dire qu’ils n’auront aucun effet positif sur l’économie.

    Dans un article précédent, je citais les déclarations de l’économiste en chef de l’OCDE, fustigeant les baisses d’impôt inconsidérées (http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=24943).

    On se retrouve donc bien face à une situation économique peu réjouissante : notre croissance va être au niveau des plus mauvais élèves de l’Europe (au niveau de l’Italie), les investissements dans l’éducation ou la recherche et l’innovation vont donc être sabrés, et nos comptes sociaux sont en effet désastreux, sous l’effet combiné des hausses de tarrifications accordées aux professions de santé, de l’absence de gestion des retraites, d’un secteur hôspitalier qui s’enfonce, et d’exemptions de charges sociales mal ciblées.

    Il serait bon de rappeler au président de la république, si actif sur d’autres sujets plus médiatiques, la devise (et la priorité) de Bill Clinton, lors de son élection victorieuse de 1992 : « The economy, stupid ! ».



  • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:51

    @xmathieu

    C’estr un peu plus compliqué que cela en Grande-Bretagne. Les frais d’inscription, élevés, sont généralement couvert par des bourses, quoique le système ait évolué récemment, avec effectivement un accroissement des charges aux frais de l’étudiant. La « selection » ne garantit pas un emploi, loin de là, à tous les jeunes étudiants anglais. Comme en France, tout dépend des filières. En revanche, la réputation de l’université est très importante, et les entreprises attachent plus d’importance à celle-ci qu’à la nature exacte du diplôme. Elles considèreront ainsi qu’un graduate d’Oxford, quelque soit sa formation, a le potentiel nécessaire pour être cadre, même s’il a suivit des études de psycho ou d’art contemporain... En France halas, toutes les fonctions sont mises dans des cases, avec un diplôme nécessaire en face. Cette rigidité est, en partie, la raison d’un chômage de jeunes plus élevé qu’ailleurs, et source de manque de flexibilité au sein même des entreprises qui fonctionnent toutes avec les mêmes moules.



  • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:41

    L’article ne manque pas d’humour, mais le passage sur l’expulsion du « jeune » black ne m’a pas fait rire. La caricature doit savoir toucher juste, et là, c’était manqué, et de beaucoup. Mais le reste est excellent.



  • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:28

    Votre remarque n’est que partiellement exacte. Le taux d’accès à l’enseignement supérieur en France n’est que d’environ 40%, bien inférieur à celui des pays nordiques par exemple, où le financement par étudiant est aussi plus élevé.

    Il existe donc bien un problème d’orientation, mais aussi de moyen pour l’université.



  • Voltaire Voltaire 21 août 2007 11:26

    Je partage cet avis : les bonnes écoles privées assurant un débouché quasi certain et correctement rémunéré à leurs élèves, les banques proposent des prêts à des taux tout à fait intéressant pour ces étudiants.

    N’oublions pas que les études supérieures doivent être considérées comme un investissement pour l’avenir. A ce titre, il n’est pas ahurissant de devoir contracter un prêt pour ces études.

    Certes, on se retrouve alors face à une inégalité de traitement entre riches et pauvres (et entre formations) ; ceci devrait être justement compensé par des bourses plus largement disponibles pour les élèves méritants sans ressources, y compris pour suivre un enseignement privé quand celui-ci s’avère sans équivalent public.

    L’auteur a cependant raison sur un point essentiel : 7000 € par an par élève, c’est un niveau insuffisant pour assurer des études supérieures de très bon niveau. C’est un des problèmes majeurs de notre système éducatif, l’un des seuls où un étudiant du secondaire dispose de plus de moyens que celui du supérieur...

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