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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

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  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 20 août 2007 12:16

    Très bon article qui résume bien la problématique actuelle.

    Comme vous l’indiquez, les critiques sur les OGM ne se placent que rarement au niveau scientifique, voire même économique, souvent faute d’arguments concrets, mais bien plus au niveau idéologique ou sociétal.

    Il est surprenant mais intéressant de constater comment un thème objectivement bénin a pu focaliser tant d’attention et de rejet, tandis que tant d’autres sujets ou menaces demeurent totalement transparents auprès du public.

    Je pense que cela tient justement au caractère même des OGM, qui ont tous les ingrédients nécessaires pour faire de bons bouc-émissaires :

    - Ils ne nous sont pas indispensables. C’est un caractère essentiel : téléphones portables, voitures ou autre object technologique, malgré leurs effets potentiels, sont bien trop entrés dans nos vies pour tenir ce rôle d’épouvantail.

    - Ils touchent au vivant. Le spectre de Frankestein est toujours bien vivace, et la plupart des gens étant peu au courant de ce que l’agriculture actuelle non-OGM comporte en tant que manipulations génétiques, ces OGM touchent une corde sensible de l’inconscient collectif.

    - Ils sont produits majoritairement par des sociétés anglo-saxones. On retrouve ici une réaction classique dans certains pays européens (même si bientôt ils seront majoritairement produits par des sociéts chinoises et indiennes, mais qui ne feront jamais l’objet de telles critiques).

    - Pour ces raisons, les OGM sont aussi un sujet idéal pour les journalistes en mal de sensationnel.

    Dans le court terme, je ne pense pas que la situation évolue, quelques soient les données scientifiques objectives. Dans le moyen terme, le public trouvera un autre bouc-émissaire (Greenpeace fait le forcing sur les nanotechnologies, même si le sujet est plus délicat car il implique lui de nombreux objets de consommation courante dont personne n’a envie de se passer).



  • Voltaire Voltaire 20 août 2007 10:34

    Excellent article ! Le temps me manque pour commenter en détail, mais vous pointez les principales causes d’un déficit chronique et suggérez à raison l’évidence d’un mécanisme de recettes basé sur l’ensemble des revenus et non des seuls salaires.

    Au delà des problèmes liés aux pratiques d’un Etat inconséquent, il est important de regarder en détail le bilan des différentes branches de notre système de protection sociale, qui appellent des solutions différentes.

    La branche famille se porte à peu près correctement, même si le système demeure inégalitaire (les prestations ne sont pas liées aux revenus globaux).

    La branche vieillesse est bien sûr dans le rouge, conséquence de reports sans fins d’une réforme globale des retraites dont le système est devenue de plus en plus inégalitaire entre public, privé et régimes spéciaux, sans tenir compte de l’évolution de la durée de vie des personnes en fonction de la pénibilité du travail.

    Quant à la branche maladie, vous avez à juste titre souligné que le problème majeur est lié à une mauvaise gestion de notre système hôspitalier public/privé et à la sacralisation des revenus de certaines professions de santé en fonction de leur influence politique. Je ne partage pas en revanche votre opinion sur le médicament : en France, les coûts sont très controllés, et les bénéfices faibles pour les entreprises pharmaceutiques (qui font leur beurre aux US). Cela explique l’impact limité des génériques. Et récompenser les médicaments réellement innovants est une absolue nécessité (même s’il faut être vigilant sur leur aspect novateur).

    Je partage, hélas, votre conclusion, et ne suis pas optimiste pour l’avenir : ce gouvernement ne semble pas prêt à réformer de façon juste le système, à part peut-être ce qui concerne les retraites.



  • Voltaire Voltaire 28 juillet 2007 22:15

    Je profite de cette occasion de citer cette excellent revue, qui, comme vous l’indiquez, est réputée pour son objectivite. Voici son communiqué de presse à propos des vaccinations chez l’enfant. Cela se passe de commentaires... Les contre-indications sont rares, et les vaccinations sont toujours très recommandées, même s’il faut bien sûr être attentif.

    "Peu de contre-indications à la vaccination chez les enfants

    Les contre-indications à la vaccination chez l’enfant sont exceptionnelles. Elles concernent surtout les cas d’immunodépression et d’antécédents allergiques graves.

    Mal définir les contre-indications à la vaccination risque de conduire à une protection incomplète contre certaines maladies. Dans son numéro de septembre 2002, la revue Prescrire publie une synthèse de données internationales permettant de définir les situations dans lesquelles la vaccination de l’enfant doit être absolument évitée. Ces situations sont relativement peu fréquentes. Elles concernent les enfants immunodéprimés, surtout en cas de vaccin vivant (vaccins contre rougeole-oreillons-rubéole, BCG) ; les enfants séropositifs atteints par le HIV, qui ne doivent pas être vaccinés par le BCG ; les enfants ayant eu un antécédent de réaction grave (notamment allergique) lors d’une vaccination précédente, ou liée à un composant du vaccin. La vaccination contre la coqueluche fait l’objet de contre-indications spécifiques, essentiellement d’ordre neurologique. Au-delà de ces principales situations, la plupart des problèmes de santé courants tels qu’une rhinopharyngite, un traitement antibiotique, un antécédent d’asthme ou d’eczéma, ainsi que l’allaitement au sein, ne nécessitent pas forcément le report d’une vaccination. Les parents doivent être avertis de bien noter tout effet indésirable survenu au décours d’un acte vaccinal. Il est aussi conseillé une surveillance de 15 à 30 minutes après la vaccination d’un enfant, surtout en cas de terrain allergique. Chez la femme enceinte, la vaccination est rarement urgente. L’insuffisance des connaissances en matière de répercussion sur la maman et le fœtus incite à reporter la vaccination."



  • Voltaire Voltaire 28 juillet 2007 22:04

    La revue prescrire fournit en général d’excellents articles et analyses.

    Le problème concernant la néessité ou non de la vaccination générale cotre la tuberculose en France est un problème ancien, qui vient à juste titre de trouver une solution satisfaisante (vaccination des populations à riques uniquement).

    Aucun article ne remet en revanche en question l’utilité ou la nécessité des autres vaccins obligatoires ou conseillés. En revanche, il est toujours légitime de se poser la question des effets secondaires toujours possibles, et donc d’une information et d’un suivit des personnes vaccinées par leur médecin.

    L’éditorial que vous citez est sans rapport avec le sujet traité : il concerne les médicaments immunosupresseurs, utilisés dans des pathologies en rapport (anti-rejet en cas de greffe ou immunosupression en cas de pathologies auto-immunes). Que ces molécules aient des effets secondaires est évident, il faut ensuite regarder le rapport risque/bénéfice. Dans le cas des vaccins, on est au contraire dans une situation d’amorçage de notre réaction immunitaire contre un agent pathogène. De plus, les vaccins ont généralement un rapport coût/effet très positif, car ils préviennent au lieu de guérir, et ne nécessitent en général que peu de doses (au contraire des traitements médicamenteux qui nécessitent une administration sur une durée plus ou moins longue).



  • Voltaire Voltaire 28 juillet 2007 21:48

    @Jean Marie Mora

    Cher Monsieur,

    Plutôt que de vous répandre en méprisants commentaires à mon égard, je vous recommande

    - de relire Voltaire et la référence indiquée (lettres aux Welches)

    - de ne pas sous-estimer vos interlocuteurs, qui parfois parlent de ce qu’ils connaissent...

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