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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 25 juillet 2007 15:25

    @l’auteur

    Le problème de votre article est son manque d’objectivité. Si vous aviez d’abord posé pour introduction la réalité des faits sur la vaccination, et son principe, il eût été acceptable de discuter de ses limites et éventuels problèmes.

    Effectivement, les vaccins peuvent entrainer des réactions secondaires. Cela avait lieu dans des proportions de 1/10.000 pour les premiers vaccins, c’est le cas dans des proportions de 1/100.000 à 1/1.000.000 actuellement. Mais les vaccins ne sont pas des « médicaments ». Ils servent non seulement à nous protéger individuellement, mais aussi dans la plupart des cas à nous protéger collectivement. C’est pourquoi les vaccinations doivent couvrir les populations entières, et non seuls ceux qui le souhaitent, afin de prévenir la diffusion des maladies concernées. C’est pour la même raison que la déclaration de certaines maladies est obligatoire : si vous avez la tuberculose, vous devez la déclarer, et être traité, pour éviter toute diffusion autour de vous.

    L’expérience montre que les articles (et leur médiatisation) jetant le doute, souvent avec des arguments spécieux, sur les vaccins, ont entrainés des baisses de vaccinations notables, et la recrudescence de certaines pathologies devenues très rares. C’est la raison de ma réaction vigoureuse : il ne s’agit pas seulement de notre propre personne, mais d’une responsabilité collective.

    Certes, il n’est pas question d’ignorer des faits éventuellement domageable, mais il faut d’abord rélflêchir si l’on va avoir un impact positif ou négatif. Dans ce cas précis, l’intérêt du citoyen est-il de jeter le doute, voire le discrédit sur la vaccination, comme cet article le fait, au risque d’inciter des personnes à refuser les vaccinations ?

    Peu de personnes savent évaluer un risque. Si l’on dit qu’il existe un risque d’effet secondaire, tandis que le risque d’avoir la pathologie n’est pas expliqué, quel sera l’effet ? Et s’il existe un risque d’avoir un effet secondaire, alors que telle personne a peu de chance d’avoir la pathologie, mais pourrait la transmettre à d’autres personnes plus faibles ou susceptibles si elle n’est pas vaccinée, quel sera leur choix ?

    Je ne suis certes pas opposé à une étude sur la vaccination, mais votre introduction jette le discrédit sans rappeler les éléments essentiels qui justifient cette pratique et son caractère obligatoire.

    @Demian West

    Voltaire, Extrait du Discours aux Welches.

    " La méthode de l’innoculation sauve ailleurs la vie à des milliers d’hommes : vous employez plus de quarante années à tâcher de décrier cet usage salutaire. Si quelques fois, en portant au tombeau vos femmes, vos enfants morts de la petite vérole naturelle, vous sentez un moment de remords (comme vous avez un moment de douleur et de regrets), si vous vous repentez alors de n’avoir pas imité la pratique des nations les plus sages que vous et plus hardies ; si vous vous promettez d’oser faire ce qui est si simple chez elles, ce mouvement passe bien vite ; le préjugé et la légèreté reprennent chez vous leur empire ordinaire.

    Vous ignorez, ou feignez d’ignorer, que dans le relevé des hôpitaux de Londres, destinés à la petite vérole naturelle et artificielle, la quatrième partie des hommes y meurt de la petite vérole ordinaire, et qu’à peine meurt-il une personne sur quatre cents qui ont été inoculés.

    Vous laissez donc périr la quatrième partie de vos concitoyens, et quand vous êtes effrayés de ce calcul qui vous déclare si imprudents et si coupables, que faites-vous ? Vous consultez des licenciés fondés ou non fondés par Robert Sorbon : vous présentez des réquisitoires ! C’est ainsi que vous soutîntes des thèses contre Harvey, quand il eût découvert la circulation du sang. C’est ainsi qu’on a rendu des arrêts par lesquels on condamnait aux galères ceux qui disputaient contre les catégories d’Aristote.

    O premier peuple du monde ! quand serez-vous raisonnable ?"

    Si mon homonyme était de ce monde, quelle serait d’après-vous sa réaction ?



  • Voltaire Voltaire 25 juillet 2007 12:23

    @Demian West

    Je vous recommande de relire mon illustre homonyme, et ses commentaires sur la vaccination contre la variole.



  • Voltaire Voltaire 25 juillet 2007 12:10

    Le contenu de l’article est, hélas, à l’image de ce que j’avais envisagé hier après avoir lu les commentaires de Carlo.

    « Toutes ces substances ne sont pas anodines. Elles s’ajoutent aux médicaments, aux différents additifs ainsi qu’à la pollution diffuse. Personne n’est en mesure de connaître précisément les effets sur notre corps de leur intéraction... »

    Quelle énormité ! Avant de faire ce type d’article, lisez au moins un minimum d’articles scientifiques pour comprendre comment fonctionne un vaccin !

    Et mélanger le problème de l’amiante ou du sang contaminé avec la vaccination est tout simplement lamentable.

    Je vous recommande aussi, pour un peu d’objectivité, de citer combien de morts et d’infirmes sont dûs aux maladies virales en l’absence de vaccination, combien de morts avant l’apparition des vaccins concernés (ou leur diffusion dans les pays affectés). Vous êtes bien sûr libre de citer en face le nombre de cas où un vaccin a eu un effet délétère, le nombre de morts prouvés ou supposés, ce sera instructif. Je vous suggère aussi de rapporter le problème récent du nombr de cas de coqueluche en Grande-Bretagne, suite à la chute de vaccination provoquée par quelques histoires fantaisistes colportées par des media imprudents.

    Pour conclure, il est important de se rappeler un élément fondamental dans la vaccination :

    la solution la plus avantageuse pour chacun est que tout le monde sauf soi soit vacciné. On évite ainsi le faible risque de réaction négative pour soi, tout en étant protégé de la transmission de la maladie par les autres vaccinés. Bel exemple d’égoïsme.

    On touche avec cet article les bas-fonds des articles d’Agoravox. Aucun élément chiffré (à part le coût de certains vaccins, mais qu’en est-il des traitements des patients non vaccinés ?), rien que des rumeurs et un niveau scientifique primitif. Si c’est cela le projet d’enquêtes citoyennes, c’est affligeant. Cela ne signifie pas qu’il ne faille pas analyser le rapport coût/bénéfice de certains vaccins, mais cet article de pacotille me donne la nausée.



  • Voltaire Voltaire 25 juillet 2007 08:49

    Je ne partage pas votre avis sur ce sujet. Les collectivités locales ont vu leurs domaines de compétence considérablement élargis ces dernières années. En conséquence, le champs d’application de référendum locaux s’est élargi en conséquence. Mais on ne peut pas donner à ces collectivités des compétences qui relèvent clairement de l’échelon national ou européen. Vous ne pouvez pas avoir une politique de l’environnement dans une région, et une différente dans une autre ! Il y a un principe minimum d’égalité entre citoyen car ces problèmes ne s’arrêtent pas à la frontière d’une région....

    Cela n’empêche pas ces collectivités de financer effectivement la protection de l’environnement, comme la recherche ou les universités, mais les règles (comme la justice !) doivent être établies à l’échelon supérieur.



  • Voltaire Voltaire 24 juillet 2007 16:43

    @Parkway et Lilian

    Je pense que le sujet des droits universitaires est suffisament sensible politiquement pour que le gouvernement ne s’y attaque que très, très prudemment.

    La ministre actuelle a indiqué une série de chantiers prioritaires, dans lesquels ne figure pas ce thème, mais nul doute qu’il viendra sur le tapis. Mais toute action en force serait immédiatement sanctionné par des grèves pénalisantes pour le président de la république.

    Il existe donc à mon avis une fenêtre de discussion et de négociation sur ce sujet. A titre personnel, je ne manquerais pas de faire part de ces idées enrichies de vos contributions et remarques aux personnes que je connais être impliquées dans ce projet.

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