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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 24 juillet 2007 16:33

    Il semble peut-être utile de rappeler quelques éléments de droit.

    Les autorisations de cultures des variétés végétales ne dépendent pas, en France, de la responsabilité des régions. Celles-ci ne peuvent donc pas prendre de décisions sur ces cultures. IL faudrait changer totalement les lois de décentralisations pour que les régions aient la responsabilité de l’agriculture... (ce qui semble assez difficile... les règles qui régissent ce domaine sont largement européennes, pour des raisons évidentes et historiques).

    Quant au référendum d’initiative locale, il est aussi utile de rappeler l’article qui précède celui mentionné dans votre article :

    Art. L. 1112-15. - Les électeurs d’une collectivité territoriale peuvent être consultés sur les décisions que les autorités de cette collectivité envisagent de prendre pour régler les affaires relevant de la compétence de celle-ci. La consultation peut être limitée aux électeurs d’une partie du ressort de la collectivité, pour les affaires intéressant spécialement cette partie de la collectivité.

    L’autorisation des cultures ne dépendant pas des conseils généraux ou régionaux, ceux-ci ne peuvent pas organiser de consultations sur de tels sujets...

    Le bon niveau de débat sur l’agriculture est l’Europe. Et le problème des OGM y est amplement discuté.

    Quant au principe de précaution invoqué pour empêcher tout essai ou culture en champs d’OGM, s’il était appliqué sur ce sujet, cela ouvrirait la porte à d’innombrables demandes pour d’autres domaines (téléphones portables, tout engin non indispensable rejettant du CO2 et j’en passe...). Pour que ce principe soit invoqué, il faut qu’il existe suffisament d’éléments suggérant une nocivité de grande ampleur, ce qui n’est scientifiquement pas le cas avec les OGM (contrairement à l’utilisation de véhicules diésels par exemple... smiley )



  • Voltaire Voltaire 24 juillet 2007 16:09

    Dire que mon illustre homonyme se battait déjà contre cette vision litérale des écritures...

    En me renseignant de façon plus approfondie sur l’historicité des évangiles, afin de répondre à un article d’agoravox posté il y a quelques jours, je suis tombé par hasard sur des sites créationistes anglo-saxon, qui traitaient justement des « évidences scientifiques » justifiant leur théorie. Pour un scientifique, cela vaut le détour ! Et la faible culture scientifique de la plupart de nos élites politiques ne nous mets pas à l’abris de progrès de ces thèses, pourvu que l’électeur les y poussent.

    Si la France, plutôt cartésienne, semble pour le moment plutôt épargnée, plusieurs pays anglo-saxons semblent bien plus sensibles à ces thèses, et leur système éducatif plus suscptible de dérives. Hélas, le problème de ce type de vision religieuse de l’évolution n’est pas tant l’erreur scientifique qu’elle véhicule, mais bien plutôt l’intolérance quelle sous-tend pour toute démarche objective. Et cette vision mène souvent au fanatisme...



  • Voltaire Voltaire 24 juillet 2007 15:50

    Sur le principe, l’idée peut être intéressante, mais demeurent pas mal de questions.

    Sur quelles bases seront choisies les enquêtes à mener ? Sur l’intérêt du journaliste, pourquoi pas, s’il a connaissance de faits précis intéressants, mais c’est un peu limité si on a un pool de journalistes réduit.

    Sur les suggestions d’une majorité de lecteurs ? Alors là on entre en pleine démagogie. Il suffit de voir sur Agoravox que les sujets qui attirent le plus de lecteurs, ne sont pas, et de loin, les plus objectivement intéressants mais les plus polémiques. On risque vite de tomber dans du sensionnalisme.

    Il me semble que définir quelques critères qualitatifs serait nécessaire, à l’image d’ailleurs des enquêtes de Nader. Celles-ci s’intéressaient à des thèmes où existait un fort déséquilibre entre pouvoir(s) et citoyens, où l’absence de vérité était fortement nuisible pour le citoyen. Or, votre projet risque bien de traiter des sujets à la mode, et de passer à côté de thèmes autrement plus sérieux mais peu médiatiques.



  • Voltaire Voltaire 24 juillet 2007 15:36

    @Carlo

    Deux thèses ne s’affrontent pas du tout de façon identiques sur les vaccins. C’est comme dire que deux thèses s’affrontent sur l’origine du Sida. En leur donnant un poids égal, tout analyse objective est biaisée. Votre réponse me confirme donc dans mes craintes.

    @Aurelien

    J’ai déjà tenté d’émettre des avis scientifiques sur vos articles, il ne me semble pas utile d’y revenir, puisque votre propre approche n’est que subjective, et que ce n’est de toute façon pas le lieu sur ce fil de discussion. Et je vous serais reconnaissant d’éviter de porter des accusations gratuites à mon égard.



  • Voltaire Voltaire 24 juillet 2007 15:27

    Le problème de l’université française est un serpent de mer, que chaque gouvernement traine comme un boulet en refilant la patate chaude au suivant.

    Ce n’est sans doute pas le lieu pour en faire une analyse exhaustive, mais il est bon de se rappeler quelques éléments clés :

    - le financement par étudiant dans nos université est très inférieur à celui dans la moyenne des pays de l’OCDE

    - l’université a dû faire face à l’explosion de l’accès aux études supérieures pendant les années 80-90, avec des moyens limités

    - les pressions des collectivités locales ont entraîné une multiplication des universités au détriment de leur qualité (mais rien n’a été fait pour permettre aux étudiants d’être mobile en leur proposant des hébergements convenables et abordables)

    - les université souffrent d’un système administratif sclérosant, notamment au niveau comptabilité et ressources humaines

    Que ce gouvernement s’attaque enfin à ce sujet est positif. Les premières réformes, suites à l’abandon de quelques éléments idéologiques, vont dans le bon sens (même si le rôle du président d’université demande à être révisé).

    La ministre actuelle est certes de droite, mais est politiquement condamnée à réussir, ce qui tempère sa vision idéologique d’une bonne dose de réalisme.

    la question des droits universitaires doit être posée. L’enseignement, et notamment l’enseignement supérieur, est un investissement pour l’avenir. Investissement de la société bien sûr, mais aussi investissement individuel.

    Est-il anormal de demander une contribution individuelle plus importante de la part des étudiants ? Je ne le pense pas, mais à certaines conditions :

    D’abord, que cela ne soit pas pénalisant pour les moins aisés. cela exige uen revalorisation notable des bourses existantes, et leur extension à plus d’étudiants.

    Ensuite, que cet contribution financière soit la plus égalitaire possible. A défaut de se baser sur les revenus des parents (méthode peu fiable), les étudiants doivent pouvoir avoir accès à des taux d’emprunts péférentiels quelque soit la filière envisagée et l’origine sociale.

    Enfin, et surtout, cette contribution doit suivre et non précéder l’amélioration de l’enseignement et des infrastructures des universités ! Ce n’est qu’en proposant des conditions de qualité (enseignement, perpectives d’emplois etc...) que l’on pourra ensuite demander aux étudiants de contribuer plus à leur investissement dans leur propre avenir.

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