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Voltaire

Voltaire

Humaniste de ce siècle. La science a longtemps été ma passion, avant de devenir mon métier. Celui-ci a évolué depuis, mais je lui dois quelques enseignements fort utiles : curiosité, raison, un peu de sens commun et point trop de crédulité aveugle. A cela se rajoutent quelques passions sans doute déraisonnables, pour la justice, la bonté, les gens d’esprit, le bon vin et autres égarements, mais nul n’est parfait. Si je n’ai le talent de mon illustre pseudonyme, je tâcherai du moins de ne lui point faire honte, en demeurant aussi honnête que possible.

Tableau de bord

  • Premier article le 05/09/2006
  • Modérateur depuis le 06/10/2006
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Derniers commentaires



  • Voltaire Voltaire 6 juillet 2007 17:11

    Je ne reviendrai pas ici sur le problème de la sélection à l’entrée de l’université, qui a déjà été discuté dans d’autres fils, et qui ne me semble pas la réponse adaptée au problème de l’échec en premier cycle.

    Votre témoignage sur le fonctionnement actuel de l’université reflête une vérité hélas trop répandue, même si tous les présidents d’université et responsables ne sont pas médiocre ou de mauvaise fois.

    Je ne suis en revanche pas aussi négatif sur la réforme en cours. Certes, il existe un consensus pour consifdérer que le projet actuel ne règle pas tous les problèmes loin de là. Mais c’est un pas dans la bonne direction.

    Politiquement parlant, il me semble bien plus habile de faire cette réforme de l’université par étape, plutôt que de crisper inutilement les syndicats par un projet global.

    Ce gouvernement, que les agoravoxiens ne pourront m’accuser de soutenir de façon systématique, a néanmoins procédé de la bonne façon, en retirant du projet ce qui posait problème (et auquel je m’opposais d’ailleurs), pour ne conserver qu’une série de modifications des règles de gouvernance qui font consensus (sauf exceptions très politisées).

    Il reste bien sûr beaucoup à faire, et les réformes suivantes nécessiterons des moyens importants (qui sont difficiles à trouver actuellement), mais l’autonomie accrue que vont acquérir les universités avec les réformes proposées devraient leur permettre de fonctionner plus efficacement.

    Vous posez à raison la question d’un possible agenda câché, lié au CNRS etc... En cela, on a vue les réactions qui à mon avis assurent que le gouvernement procèdera avec prudence. Sur ce sujet politiquement sensible, aucun gouvernement ne peut avancer sans l’accord d’au moins certaines des parties impliquées. La bonne nouvelle est qu’enfin les choses avancent, même prudemment.



  • Voltaire Voltaire 4 juillet 2007 14:12

    ...tout en étant garrotés... (se relire, toujours se relire)

    Effectivement, que le premier ministre réitère les propos du président en les développant ne me choque pas. C’est un choix de l’executif actuel que de se reposer sur le président plus que sur le premier ministre, mais cela ne pose pas de problème d’efficacité ou de démocratie.

    Certes, cela signifie que le président sera plus exposé en cas de problème, et que son premier ministre ne pourra servir de fusible, mais je trouve cela plutôt sain.

    Je suis plus inquiet sur la marge de manoeuvre laissée aux ministres : déjà que la défense et la politique étrangère étaient sous contrôle du président, on a maintenant tous les autres ministères qui sont sous influence directe de l’Elysée. C’est contre-productif, et pose problème pour ce qui concerne la justice ou l’intérieur.



  • Voltaire Voltaire 4 juillet 2007 12:53

    Votre analyse est globalement juste. Mais je considère ces critiques sur la répartition des rôles entre président et premier ministre assez peu utiles. Dans notre système démocratique, peu importe en effet où se prennent les décision de l’executif, à l’Elysée ou à Matignon. Mr Sarkozy avait amplement annoncé sa volonté d’instaurer un régime présidentiel, il n’y a donc pas de surprise à voir son premier ministre réduit à un siple rôle de coordinateur.

    Est-ce si important ? Je ne le pense pas. Je suis en revanche plus géné de l’interventionisme de l’Elysée au sein des ministères, qui doivent gérer les aspects pratiques des politiques proposées tout en étant farriotés par une vigie politique omniprésente.

    Mais surtout, c’est le rôle du parlement qui m’inquiète. Ceui-ci a été évacué durant ces 5 dernières années, n’étant plus qu’une chambre d’enregistrement des politiques décidées par l’executif. Le rôle de législateur est au mains de l’executif, et non dans celles du parlement, et ce dernier a aussi abandonné son devoir de contrôle de cet executif. C’est bien là que se situe l’urgence de réforme, et non sur le rôle exact du premier ministre.

    Je regrette d’autre part qu’il n’y ait aucun commentaires sur le programme proposé par le premier ministre. Cela mérite un article.



  • Voltaire Voltaire 3 juillet 2007 13:11

    La France est sociologiquement à droite depuis toujours. Les succès électoraux de la gauche sont espacés, et la plupart du temps dûs à des erreurs grossières de la droite entrainent un vote protestataire.

    Cette tendance ne peut que s’accentuer, en raison du vieillissement de la population, même si celui-ci est plus limité en France que dans d’autres pays européens (les personnes les plus âgées étant très majoritairement « conservatrices »).

    Cela n’empêche pas des présidents ou gouvernements de droite de se faire élire sur quelques idées de gauche, mais les programmes appliqués sont eux de droite.

    Vous vous focalisez sur quelques mesures symboliques, auxquelles les français sont attachés, mais qui ne reflêtent pas les politiques générales. Et vous confondez droite et libéralisme... En France, la droite est en majorité jacobine, selon une tradition gaulliste, et donc partisane, comme la gauche, d’une fort interventionisme de l’Etat. Mais les objectifs et politiques menées divergent.

    Quant aux recettes nécessaires pour la gauche afin de remporter de futures élections, elles résident d’abord en un projet de société cohérent. Car imaginer un projet de société différent de celui de Mr Sarkozy ne semble pas tâche trop difficile.



  • Voltaire Voltaire 29 juin 2007 21:27

    Aux lecteurs : ce texte est satyrique.

    N’attendez donc point qu’il soit exhaustif ou analytique.

    Que la cible principale en soit le prince n’est-il pas légitime ?

    Et n’y trouvez-vous point un fond de vérité au travers de ce prisme ?

    Si c’est une onction qui leur manque ainsi,

    TF1 est là pour leur procurer

    Mais je tiens pourtant à les rassurer

    A nulle amertume l’esprit ne se plie

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